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Stabat Mater d’Antonín Dvořák

par Caroline Alexander

Une rareté à entendre et à méditer

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Un événement. L’Orchestre de Paris naviguera durant deux soirs à la Philharmonie de Paris sur les eaux de la Moldau, eaux blessées de la mémoire d’Antonin Dvořák (1841-1904) qui composa la version initiale de sa toute première œuvre sacrée en écho à la mort en 1875 de son enfant nouveau-né, Josefa. Un Stabat Mater pour quatre solistes, un chœur et un piano qui resta à l’état d’ébauche. Deux ans plus tard, le sort s’acharnait sur le musicien avec les disparitions successives de deux autres enfants, un garçon, une fille, Otokar et Ruzena.

Dvořák reprit le fil de l’œuvre de son deuil, lui rajouta trois mouvements et établit l’orchestration de l’ensemble. La douleur sans pathos, l’émotion entre pudeur et grandeur. Au-delà de la Symphonie du Nouveau Monde qui fit sa gloire, un autre chef d’œuvre à l’aura universelle est né. Sa création eut lieu à Prague en 1880.

Pour la faire revivre sans son intimité, sa profondeur, sa spiritualité l’Orchestre de Paris a mis les petits plats dans les grands. A sa tête, le chef d’orchestre tchèque Tomáš Netopil, fin connaisseur des musiques de son pays et des répertoires négligés (Katia Kabanova de Janacek, La Juive de Halévy, Samson et Dalila de Saint-Saëns, voir WT des 5 mai 2009, 2 mars 2011, 12 septembre 2012, 18 avril 2015) aura la charge d’en faire rayonner le cœur et l’esprit. Les solistes Aga Mikolaj (soprano) Elisabeth Kulman (mezzo), Dmitri Korchak (ténor), Georg Zeppenfeld (basse) se laisseront emporter par la houlette de sa ferveur. Lionel Sow, le magnifique, fera vibrer les voix du toujours vaillant Chœur de l’Orchestre Paris et de son Chœur de Jeunes.

Philharmonie 1 – les 27 et 28 avril 2016 à 20h30

01 44 84 44 84

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