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Critiques / Théâtre

Révolte d’Alice Birch

par Gilles Costaz

Radicalité féministe

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Révélé en France par Arnaud Ankaert, le théâtre d’Alice Birch fait l’objet d’une nouvelle mise en scène, luxembourgeoise cette fois, programmée dans le cycle du Grand Est à la Caserne. Révolte est un ensemble de courts textes féministes jusqu’à la violence. A chaque scène le hommes sont pris au piège de leurs mots et de leurs actes. Ankaert avait fait se dérouler ces actes brefs dans un climat de banlieue et de dancing. Sophie Langevin fait, elle, une mise en scène tout à fait clinique : murs blancs, couloirs comme au stade pour séparer les personnages, costumes de tissu et de plastique blanc. Si certains habits (les acteurs se changeant en cours de route) paraissent inexplicables, l’ensemble de la représentation est d’une radicalité et d’un tranchant implacables. Joués par Agnès Guignard, Denis Jousselin, Francisco Mormino et Leila Schaus, les personnages sont tantôt les porteurs tantôt les victimes d’une révolte qui grandit. Un bel exemple d’un répertoire moderne d’après Bond et Kane qui se développe dans le off de cette année et va à l’extrême de sa fureur. La ligne mise en place et suivie par Sophie Langevin dénote un talent singulier.

Révolte (Revolt. She said Revolt again), traduction de Sarah Vermande, mise en scène et scénographie de Sophie Langevin, costumes et accessoires de Sophie Van den Keybus, lumières de Nico Tremblay, vidéo de Jonathan Christoph image film de Jako Raybaut, avec Agnès Guignard, Denis Jousselin, Francisco Mormino, Leila Schaus.

Festival d’Avignon off : La Caserne, 13 h 15, tél. : 04 90 39 57 63. (Durée : 1 h 10).

Photo Bohumi Kostohryz.

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