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Critiques / Danse

Ballet de l’Opéra de Lyon

par Yves Bourgade

Une immersion dans l’univers de Jiri Kyliân

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Le Ballet de l’Opéra de Lyon compte actuellement t à son répertoire dix sept pièces du chorégraphe tchèque Jiri Kyliân qui termine ce printemps une résidence artistique commencée en 2016 avec cette compagnie.
Pour cette fin de collaboration, le public lyonnais peut découvrir pour la première fois quatre chorégraphies : « Falling Angels, « Wings of Wax », « Gods and Dogs » et « 14’20’’ », respectivement créées en 1989, 1997, 2008 et 2015 et revoir « Petite mort » et « Bella Figura ».
Une occasion intéressante d’apprécier l’évolution du style de Kyliân (né en 1947), toujours marqué cependant par une intense musicalité, de la fluidité et une liberté qui s’affirme au fil des années. Le style de ce créateur réclame des danseurs la maîtrise d’une technique classique qui n’exclut pas une souplesse du corps et une ouverture au contemporain, ce qui est le cas des 32 danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon pour moitié français, l’autre moitié de cultures différentes.
La compagnie a réparti sur deux programmes les six opus choisis pour cette fin de résidence. Déjà ont été présentés , hors les murs de l’Opéra, le duo « 14’20’’ » sur une musique de Dirck Haubrich d’après deux thèmes de Gustav Mahler, « Falling Angels » pour huit femmes qui, sur une musique de Steve Reich, oppose discipline et liberté, un conflit entre appartenance et indépendance et « Petite mort », une métaphore pour désigner l’orgasme qui réunit six hommes, six femmes et six fleurets sur les mouvements lents de deux concertos pour piano, de Mozart.
Le deuxième programme donné en avril 2019 à l’Opéra de Lyon aligne : « Bella Figura », une œuvre flamboyante sur l’ambiguité du spectacle qui fusionne irréel et vérité sur des emprunts à Vivaldi, Pergolèse et Marcello, « Wings of Wax » qui célèbre le désir éternel de liberté de l’humanité sous toutes ses formes (assemblage de musiques de Biber et Bach à John Cage et Philip Glass) et « Gods and Dogs », une réflexion sur notre manière de nous habiller et sur les motivations qui nous incitent à porter tel ou tel vêtement. (musiques de Beethoven et Dirck Haubrich).
L’art de Kyliân échappe à toute classification, son langage gestuel se renouvelle constamment et trouve son inspiration aux sources de l ‘énergie humaine. Afin d’exprimer au plus juste son idéal visuel, il signe non seulement la chorégraphie de ses ballets, mais aussi les décors et la conception des lumières (« Falling Angels », « Petite Mort », « Bella Figura »).
Photo de « Bella Figura » :@Michel Cavalca

Deuxième programme à l’Opéra de Lyon les 16, 17, 18, 19 avril 2019 à 20h, durée 2 heures, places de 10 à 40 €

© Michel Cavalca

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