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Critiques / Danse

Allegria de Kader Attou

par Yves Bourgade

La joie de danser hip hop

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Danseur et chorégraphe ouvert sur le monde et à l’autre en général, Kader Attou est en France le premier artiste venu du hip hop à devenir en 2008, directeur d’un Centre chorégraphique national (CCN) basé à La Rochelle, fonction dans laquelle il a été renouvelé pour trois ans en 2018.
Kader Attou s’est installé dans cette ville du Poitou-Charentes avec la compagnie Accrorap, collectif d’artistes fondé en 1989 à Saint-Priest et d’où sont sortis des chorégraphes singuliers.
Le CCN de la Rochelle fait étape cet automne à Paris à Chaillot-Théâtre national de la danse avec une création de 2017, la 16eme signée par son directeur, « Allegria », avant une tournée en France avec cette pièce. La notion de partage et de rencontre à laquelle Kader Attou et ses danseurs sont attachés, se retrouve dans ce choix de Chaillot qui célèbre le 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant. Sur le thème de « L’artiste et son monde », une journée avec Kader Attou est organisée, le 30 novembre de 10h à 19h, avec des ateliers de pratiques pour les enfants et les adultes de tous niveaux, un temps d’échanges avec le chorégraphe et ses invités et une répétition ouverte d ‘ « Allegria ».
Cette pièce d’une durée d’1h10 pour huit danseurs, exclusivement des hommes, pratiquement constamment en scène, part de l’idée exprimée par le chorégraphe de « chercher de la poésie partout où elle se trouve : dans les corps des danseurs, dans le burlesque, mais aussi dans la violence du monde ».
Le projet initial est abouti : « raconter tout en légèreté la gravité du monde » par « la pure énergie de la danse ». Chacun des interprètes avec des physiques différents, exprime son individualité par des mouvements au sol ou aériens qui donnent l’impression d’être le résultat d’un travail personnel. Inutile d’établir un classement, tant ces huit danseurs sont tous des virtuoses accomplis qui laissent au spectateur l’impression de dialoguer et surtout de ne pas être en compétition. Le spectacle se présente comme une suite de tableaux d’une humanité dansante comme dans un rêve, dans des éclairages changeants de Fabrice Crouzet et sur une musique tonale et contrastée de Fabrice Crouzet.
Cette humanité dansante mérite d’être citée (par ordre alphabétique) : Gaetan Alin, Khalil Chabouni, Jackson Ntcham, Mehdi Ouachek, Artem Orlov, Sulian Rios,ugo de Vathaire et Maxime Vicente.

Grande salle de Chaillot à Paris : à 19h45 les 26, 28 , 30 novembre, les 3 et 5 décembre, à 20h30 les 27 et 29 novembre et 4 décembre 2019. Durée 1h10, places pIein tarif à 38€. Une journée avec Kader Attou, le 30 novembre 2019 de 10h à 19h. Ateliers 2€ et fin de journée accès libre sur réservation.
Cavaillon 17 décembre 2019, Montpellier 12 et 13 février 2020, Saint-Maur 29 février 2020, Decines 10 avril 2020.

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