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Critiques / Opéra & Classique

Le chiffre sept

par Marcel Marnat

A propos de Maurice Ravel

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Ainsi célebre-t-on les 70 ans de la mort de Ravel. C’est bien la première fois que l’on impose à nos esprits ce chiffre mal loti et, à vrai dire, on s’ interroge. Depuis des dizaines d’ années dans le peloton des dix compositeurs les plus joués du XXè siècle, ce n’ est pas cette relance toute extérieure qui pourra changer quoi que ce soit à la gloire ravélienne. A-t-on découvert une somme de documents susceptibles de renouveler notre approche ? Un ouvrage remettant
tout en question ? Même pas : Ravel marche tout seul. Et si bien qu’il porte bonheur. S’ exerçant, en suivant le compositeur pas à pas, dix ans durant, à préserver son ton romanesque, si caractéristique, Jean Echenoz eut beau publier avant qu’on ne songe à ce bizarre anniversaire, braver toute intention commerciale en intitulant son livre "Ravel, roman", le succès remporté a sidéré tout le monde (ou plutôt : a rappelé combien un vrai talent peut tout se permettre)... Aujourd’hui, c’ est David Lamaze qui s’élance avec une hypothèse ingénieuse mais qui, elle, ne convainc pas toujours("Le Cygne de Ravel"). Pouvons-nous, désormais, espérer Ravel contre Fantômas, Ravel et l’ homme invisible, Ravel et les deux nigauds ?...

Ce qui étonne le plus, c’est que 2007 devrait consacrer tout autant le 70ème anniversaire de la mort d’ Albert Roussel, d’ Elie Faure, de George Gershwin, de Karol Szymanovsky et de Georges Méliès autant d’ artistes qui nous modèlent chaque jour sans même qu’on y prenne garde. Sans doute en aje oublié. Parmi les musiciens : Gabriel Pierné, Charles-Marie Widor, Louis Vierne ...

Et puis, si 70 ans ne vous font pas rêver, est-ce que les 400 ans de l’ Orfeo de Monteverdi ne méritaient pas qu’on s’interrogeât sur les fanfares de la Communauté des Radios Européenne ?

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1 Message

  • Le chiffre cinq 6 novembre 2007 18:58, par DL

    Monsieur Marnat,
    vous ayant communiquer la partie musicale de mon travail, je m’étonne que vous utilisiez ce biais pour m’en donner réponse. Je le trouve aussi assez succint.
    Il semble indiquer que mon travail aurait un lien avec l’approche de l’anniversaire de la mort de Ravel. Ce n’est pas le cas. Et je comprends mal la raison de cette insinuation. Soit ma thèse vous paraît fausse : le nom et le prénom que vous connaissez n’ont pas un instant effleuré l’esprit de Ravel, et alors pourquoi ne pas le dire ?
    "Elle ne convainc pas toujours "
     !!!! Mais si elle convainc ne serait-ce qu’un peu, n’est-ce pas une raison suffisante pour le dire et l’étudier ?
    Moi qui ai consacré une gande part de mon temps libre à cette étude, je vous avoue avoir espéré de votre part plus que cette brève allusion, sans arguments précis.
    J’avoue que vos traits portent d’autant plus que, sans votre travail, je n’aurais jamais eu la chance de découvrir cette chose dont vous semblez douter.
    Vous savez comment me joindre et j’espère que vous m’apprendrez, avant que je ne rende public mon travail, quels sont les éléments faux ou discutables de ce que vous avez lu.

    P.S. Si un chiffre a un quelconque rapport avec la musique de Ravel, ce serait plutôt le chiffre 5... Et Manuel Rosenthal, vous l’a confié :

    "La musique de Ravel semble riche en belles lignes mélodiques, mais il s’agit toujours de la gamme pentatonique."
    (Souvenirs de Manuel Rosenthal, recueillis par Marcel Marnat , Hazan)
    DL

    Voir en ligne : Le coeur de l’horloge

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