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Critiques / Autres Scènes

L’Attirail

par Abdessamed Sahali

La fanfare des Balkans

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Evocation à la fois festive et mélancolique des musiques de l’Europe de l’Est, les Parisiens de L’Attirail s’imprègnent des mélopées tziganes tout comme des complaintes yiddish dans un fourre-tout pour le moins explosif. A l’affût des sonorités du monde, l’improbable quintet marie aussi influences arabisantes, fanfares felliniennes et airs de guinguette. Rien que les titres de leurs albums dévoilent déjà tout un programme : Musique des préfectures autonomes, Dancing des bouts du monde, Cinéma ambulant, Harmonies communales, La Bolchevita et le tout dernier La Bonne aventure. Longtemps instrumental, leur musique se tourne aujourd’hui aussi vers le chant. Commencé dans les bars, le parcours scénique des cinq garçons du groupe a su garder cet esprit de convivialité et de franche bonne humeur qui se distille dans les compositions de Xavier Demerliac, le meneur de jeu. Y compris dans une salle de moyenne importance comme La Cigale à Paris où ils donnèrent le coup d’envoi d’une future tournée. Guitares, trombone, tuba, harmonium, accordéon, batterie, percussions, clarinette, contrebasse, trompette et bugle sont parmi les instruments utilisés dans leurs concerts, invitations à un voyage sans visa. Pareil à la traversée d’un paysage en train, des souvenirs de vacances plein la tête.

L’Attirail. Concert donné le 19 novembre à La Cigale à Paris. Tournée en préparation.

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