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Billets d’humeur / Jacky Viallon

Brecht nous parle

par Jacky Viallon

Notre cahier des charges

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Comme nous le disions la semaine dernière : Vu la fantaisie irraisonnée de ce commémoré, ponté et chômé mois de mai, il nous reste beaucoup plus de temps pour penser.

Or, le saviez vous : un cahier des charges nous oblige à vous faire partager chaque semaine une réflexion en vous livrant modestement quelques éléments aux allures didactiques.

À ce mot « didactique » nous repensons ex abrupto à ce jeune homme venu nous voir au journal il y a une quinzaine de jours ! Si ! Il portait des petites lunettes cerclées d’acier brut travaillé par nos camarades ouvriers ! Si ! Souvenez-vous…
Figurez-vous que derrière ce masque quasiment juvénile se cachait une tête pensante. Fort heureusement que, sans le savoir, nous lui avons rendu service et fait bon accueil comme si nous étions « Sé- Tchouan » dans la pièce du même nom de ce dénommé Bertolt Brecht pour lever l’anonymat.

Bref ce Bertolt, tel un Dieu des Olympes, pour nous remercier nous offre une adaptation plus légère et illustrative de certains éléments de son « Petit organon » .
Voici donc quelques fragments plus populaires et somme toute plus proches de nous :

« Le Petit Organon mis à jour » :
Donc premier élément dont Brecht parle fréquemment « La distanciation »

« La distanciation » voici un exemple de distanciation : Pour le comédien la distanciation c’est l’espace qui le sépare du cachet brut annoncé du montant net qui apparaît sur sa fiche de paye.

« La dialectique » c’est plus compliqué : c’est quand on discute avec un élu de droite, mais très à droite, presque dans le fossé, qui essaye de vous convaincre que l’amateurisme et le bénévolat sont nécessaires pour préserver la culture de toute corruption.

Le didactisme, ça c’est très compliqué, mais ça peut s’expliquer par la petite scène qui suit : On imagine un jeune comédien en fin de contrat se présenter à L’Assedic. Cette dernière, très gentille d’ailleurs, lui explique qu’il ne va pas finir comme ses malheureux petits camarades et qu’il vaudrait mieux changer de métier. Ce en quoi, bien sûr, il sera également assuré d’être au chômage, mais par contre, il sera mieux intégré dans la grande famille des chômeurs.

C’était donc dans le cadre de notre cahier des charges pour répondre au paragraphe « notre pensum culturel ». Suite et fin dans la prochaine chronique.

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