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Critiques / Autres Scènes

Georges Chelon

par Stéphane Bugat

A moi Baudelaire

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On ne lui fera pas le coup du : " tiens vous revoilà ! ". Ce n’est pas parce que les radios et les télévisions le négligent que le baladin renonce à sillonner les routes de France et d’ailleurs. De plus, on veut croire que Georges Chelon avait le caractère qu’il faut pour ne pas s’être laissé aveugler, dans les années 70, par le miroir aux alouettes d’un succès de jeunesse forcément éphémère. Le voici donc, avec ce charme intact qui a de quoi rendre jaloux plus d’un sexagénaire, qui revient nous rendre visite dans cet antre chaleureux de l’Essaïon, qui s’emploie à accorder une place privilégiée à la chanson. Cette fois, c’est pour un coup de chapeau à sa manière - à la fois discrète, attentive et distanciée - à un poète qui n’a certes rien de méconnu, un certain Baudelaire, Charles de son prénom, et plus précisément à son œuvre la plus notoire, Les Fleurs du mal. On retrouve là tout ce que l’on appréciait chez Chelon. La voix grave mais le ton léger, sa manière singulière de donner aux mots une douce musicalité. C’est ainsi que Chelon, qui s’accompagne toujours à la guitare, apporte une manière de légèreté admirative aux vers du poète, sans pour autant négliger, au gré de quelques commentaires plutôt ironiques, de prendre ses distances à l’égard de certains points de vue et comportements du personnage Baudelaire. Tout cela donne un récital élégant et délicieux que l’on a envie de recommander à ses amis, au coin de l’oreille.

Georges Chelon interprète es Fleurs du mal. Théâtre Essaïon, les jeudis, vendredis et samedis, à 18h30. Tél : 01 42 78 46 42.

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