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Festival de rue à Aurillac

par Jean Chollet

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Depuis sa création en 1986, ce festival international est devenu au fil des années la plus grande manifestation européenne du genre. Géré par l’association Eclat et dirigé par Jean - Marie Songy depuis 1994, ce rendez – vous estival réunit suivant les dernières statistiques, environ 500 compagnies, entre celles officielles et celles de passage, et un public qui dépasse les 100.000 spectateurs, la commune du Cantal devient durant quatre jours un théâtre à ciel ouvert. Du moins pour la majorité des spectacles présentés, à l’exception de quelques espaces clos, dont “ Le Parapluie“ bâtiment ouvert en 2004, devenu Centre de Création artistique, qui accueille tout au long de l’année des compagnies de Théâtre de rue en résidence pour leurs recherches et créations. Comme par le passé, cette nouvelle édition croise les différentes formes d’expressions liées au genre, en abordant, le plus souvent de manière originale et spectaculaire, les préoccupations et interrogations soulevées par la société d’aujourd’hui.

Du 20 au 23 août 2004, on retrouvera avec plaisir parmi les compagnies invitées, Komplexkapharnaüm, pour sa manière de détourner l’espace public et ses créations d’images, et le Teatro del Silencio, collectif italien animé par Mauricio Celedon, inspiré pour cette nouvelle création par l’histoire du grand metteur en scène russe Vsevolod Meyerhold, toutes deux habituées d’Aurillac. À leurs côtés, avec pour la majorité de nouvelles réalisations, Asciano Celestini & David Murcia, donnent la parole aux puissants de ce monde, Bélé Bélé interprète à sa manière le rêve américain, Compagnie Uz et Coutumes reflète l’horreur de la guerre du Rwanda, le Groupe F, connu pour ses pratiques pyrotechniques, aborde un nouveau langage, le Groupe Merci s’inspire de l’auteur allemand Falk Richter pour une interrogation existentielle, Kamchàtka installe une étrange population, Materia Prima aborde la marchandisation par la chorégraphie, Opéra Pagaï propose une vision cinéma de la ville, Pierre di Scuillo associe les mots et les signes pour une réforme du vocabulaire, Project Wildeman lutte contre l’individualisme ambiant dans un chaotique rituel, Sebastien Barrier se transforme en sommelier pour célébrer le vin, Système K cherche le renouveau au cœur du milieu urbain, Tango Sumo danse pour aborder un ailleurs possible pour vivre ensemble, la Compagnie La Passante provoque la rencontre circassienne d’un homme avec un gastéropode et le Théâtre du Voyage intérieur invite à un banquet festif singulier.

Avec naturellement la présence des compagnies de passage qui proposent près de six cents spectacles en animant les quartiers de la ville. Tous ces pratiquants du théâtre de rue, reflètent sa spécificité et ses évolutions en associant les différentes formes d’expressions artistiques qui lui forgent sont identité. Le plus souvent de manière ludique dans un rapport de proximité avec le public. En préalable de l’ouverture officielle, sous le titre Les Préalables, quatre compagnies (1 Watt, Carnage Productions, Compagnie Action d’ Espace, et Zo Prod ) proposeront un avant goût du festival du 11 au 19 août. Il sera par ailleurs complété par des rendez - vous professionnels, consacrés à la formation aux arts de la rue, tout en imaginant leur avenir, à leur présence dans l’espace public et à leur écriture spécifique.
Renseignements : festival aurillac.net Tel : +33 (0)4 71 43 43 70

Photo Materia Prima ©Gilles Berquet

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