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	<title>WebTh&#233;&#226;tre : Actualit&#233; critique des spectacles, th&#233;&#226;tre, op&#233;ra, musique, danse - Paris et r&#233;gions, Belgique, Espagne</title>
	<link>https://www.webtheatre.fr/</link>
	<description>WebTh&#233;&#226;tre, magazine en ligne du spectacle vivant, propose une actualit&#233; critique du th&#233;&#226;tre, de l'op&#233;ra, de la danse, de la com&#233;die et de l'humour &#224; Paris, en r&#233;gion et &#224; l'&#233;tranger.</description>
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		<title>WebTh&#233;&#226;tre : Actualit&#233; critique des spectacles, th&#233;&#226;tre, op&#233;ra, musique, danse - Paris et r&#233;gions, Belgique, Espagne</title>
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		<title>M&#233;tissage Orient-Occident pour une fascinante soir&#233;e</title>
		<link>http://www.webtheatre.fr/Metissage-Orient-Occident-pour-une-fascinante-soiree</link>
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		<dc:date>2026-06-08T11:41:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H&#233;l&#232;ne Pierrakos</dc:creator>


		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Music</dc:subject>
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&lt;p&gt;PR&#201;FIGURANT LA SAISON 2026-2027 de l'Op&#233;ra de Montpellier, qui s'ouvre &#224; la culture cor&#233;enne et permettra de d&#233;couvrir en novembre 2026 L'Op&#233;ra des fleurs et de retrouver en juin 2027 une grande figure du pansori : Ko Yeong-yeol en compagnie d'autres interpr&#232;tes, la soir&#233;e du 30 mai a permis au public montpelli&#233;rain de faire connaissance avec le genre musical du pansori, cette forme d'op&#233;ra narratif n&#233; en Cor&#233;e au XVIIe si&#232;cle et surtout avec un artiste d'exception. Son travail s'inscrit, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.webtheatre.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.webtheatre.fr/+-Musique-Variete-+" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.webtheatre.fr/+-Music-+" rel="tag"&gt;Music&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.webtheatre.fr/+-mot1021-+" rel="tag"&gt;4&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/pansori_opera_de_montpellier_c_oonm_1_-1ac6c.jpg?1780919076' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PR&#201;FIGURANT LA SAISON 2026-2027&lt;/strong&gt; de l'Op&#233;ra de Montpellier, qui s'ouvre &#224; la culture cor&#233;enne et permettra de d&#233;couvrir en novembre 2026 &lt;i&gt;L'Op&#233;ra des fleurs&lt;/i&gt; et de retrouver en juin 2027 une grande figure du &lt;i&gt;pansori&lt;/i&gt; : Ko Yeong-yeol en compagnie d'autres interpr&#232;tes, la soir&#233;e du 30 mai a permis au public montpelli&#233;rain de faire connaissance avec le genre musical du pansori, cette forme d'op&#233;ra narratif n&#233; en Cor&#233;e au XVIIe si&#232;cle et surtout avec un artiste d'exception. Son travail s'inscrit, nous dit l'excellent texte (malheureusement non sign&#233;) qui accompagne cette soir&#233;e, &#171; &#224; la crois&#233;e des traditions anciennes et des courants d'aujourd'hui, de l'Orient et de l'Occident &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un instrumentarium et une d&#233;marche &#233;galement originaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec pour partenaires deux musiciens jouant respectivement du daegum (grande fl&#251;te de bambou qui se joue en position transversale) et du soribuk (tambour en bois et peau), Ko Yeong-yeol d&#233;clame, chante et s'accompagne... au piano. C'est l&#224; la substance m&#234;me de sa d&#233;marche : &#171; Je ne consid&#232;re pas le piano &lt;i&gt;byeongchang&lt;/i&gt; [une performance o&#249; l'artiste chante en jouant simultan&#233;ment du piano] comme une simple fusion formelle entre tradition et modernit&#233;, mais comme une exploration de la mani&#232;re dont la tradition peut respirer et trouver une nouvelle voix dans la sensibilit&#233; d'aujourd'hui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esprit m&#234;me de cette soir&#233;e est une entreprise de s&#233;duction, une invitation au voyage. On y d&#233;couvre comment un genre musical en g&#233;n&#233;ral inconnu dans nos contr&#233;es : le pansori peut s'adresser &#224; un public occidental susceptible de le recevoir au mieux, aid&#233; par l'alliage des codes de la musique vocale cor&#233;enne et de ceux de la musique occidentale, ici les harmonies venues du jazz (mais pas uniquement). Comment la riche sonorit&#233; du piano qui nous est si famili&#232;re et la pr&#233;sence m&#234;me d'un piano de concert sur la sc&#232;ne d'un th&#233;&#226;tre &#224; l'italienne rencontrent la nudit&#233; d'instruments tels que le soribuk et le daegum ? &#192; quel instant exactement peut bien basculer, dans notre perception, la fl&#251;te virtuose de Lee Gyu-jae vers l'improvisation jazz, les rythmes, d'abord &#233;tranges &#224; nos oreilles, de Kim Jae-ha au soribuk vers la familiarit&#233; ou la r&#233;gularit&#233; bien ordonn&#233;e de nos musiques occidentales, m&#234;mes celles d'une apparente libert&#233; de la musique contemporaine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mani&#232;re de dire que l'exp&#233;rience d'une telle soir&#233;e ressemble d'abord &#224; une tentative pour l'auditeur d'&#233;riger des arches : entre ce que nous nous imaginons &#234;tre la dimension orientale de la musique (une autre perception du temps, des couleurs harmoniques &#233;chappant &#224; la codification de notre musique savante, un art de la scansion, de la m&#233;ditation instrumentale, une prof&#233;ration vocale toute diff&#233;rente de notre chant, etc.) et ce que nous savons &#234;tre notre tradition : &#339;uvres &#233;crites, ne d&#233;rogeant pas (en g&#233;n&#233;ral) &#224; la partition, une harmonie tonale bien connue, ne serait-ce qu'intuitivement si l'on n'est pas musicien, une r&#233;gularit&#233; bien ordonn&#233;e des phrases, qu'elles soient vocales ou instrumentales, etc. Et bien s&#251;r, pour ce qui concerne la d&#233;marche propre de Ko Yeong-yeol et de ses deux partenaires instrumentistes : l'omnipr&#233;sence des codes du jazz, d'abord dans l'accompagnement de sa propre voix au piano par l'artiste en majest&#233;, ensuite par les improvisations &#224; la fl&#251;te, &#233;voquant bien souvent les sonorit&#233;s et circonvolutions d'un saxophone ou d'une trompette jazz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pansori, un style vocal et un r&#233;cit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habilement divis&#233;e en deux blocs, la soir&#233;e pr&#233;sent&#233;e &#224; Montpellier permettait d'&#233;couter d'abord quatre &#171; vieux chants dans le style pansori &#187;, c'est-&#224;-dire ce que nous appellerions en Occident des ballades (&lt;i&gt;Les r&#234;ves sont vains&lt;/i&gt;), ou encore des po&#232;mes mis en musique (&lt;i&gt;Chant de l'espi&#232;glerie&lt;/i&gt;) ou simplement des chansons plus ou moins ancr&#233;es dans le folklore local (&lt;i&gt;Chant de la soie&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Chant de la meule&lt;/i&gt;). D&#232;s les premi&#232;res notes &#233;mises par la voix puissante et d'une intense expressivit&#233; de Ko Yeong-yeol, on &#233;coute avec fascination la rencontre de deux mondes sonores : celui d'un chant pour nous tr&#232;s exotique, avec ses motifs gutturaux, son expression tr&#232;s th&#233;&#226;tralis&#233;e, les jeux vocaux mais aussi la mobilit&#233; des traits du visage de l'artiste que cette musique suscite et m&#234;me exige... et la sonorit&#233; tr&#232;s famili&#232;re d'un piano aux harmonies jazzy, relevant d'un tout autre monde. Et c'est le m&#234;me faisceau de styles (musique traditionnelle cor&#233;enne et jazz) qui s'ouvre pour la seconde partie du concert : les extraits fort bien choisis du pansori le plus c&#233;l&#232;bre en Cor&#233;e : &lt;i&gt;Chunhyang-ga&lt;/i&gt; (&#171; histoire d'amour et de loyaut&#233; au-del&#224; des classes sociales &#187;, peut-on lire dans les notes de programme) qui dans sa version originale dure environ huit heures. Ce r&#233;cit aux multiples &#233;pisodes se voit ici r&#233;sum&#233; en quelques moments choisis, permettant de saisir l'esth&#233;tique de ce genre musical traditionnel et de savourer quelques &#233;pisodes-cl&#233; du r&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une r&#233;serve...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la remarquable prestation des trois artistes en sc&#232;ne, la qualit&#233; de leur art et l'intensit&#233; de leur engagement, sans m&#234;me parler de l'int&#233;r&#234;t incontestable de cette d&#233;couverte du pansori et de l'une de ses figures les plus prestigieuses, je suis rest&#233;e sur une &#233;trange impression. Celle d'avoir assist&#233; &#224; une sorte de voyage sur deux trajets ne se rencontrant pas. L'un, parfaitement fascinant et merveilleux : la rencontre avec un art accompli, interpr&#233;t&#233; par un artiste hors-pair. L'autre, la confirmation relativement morne d'un monde bien familier, celui du piano jazz (avec l'&#233;clairage fugace du blues, du gospel, de toutes sortes de couleurs propres &#224; la musique noire am&#233;ricaine). &#171; Mon travail se concentre sur le r&#233;cit, d&#233;clare Ko Yeong-yeol, le souffle, le &lt;i&gt;sigim&lt;/i&gt; [ornementation vocale] et les &#233;motions fondamentales du pansori, tout en utilisant les harmonies et les textures du piano pour multiplier les possibilit&#233;s d'expression. Pour moi il ne s'agit pas de s'&#233;carter de la tradition ; c'est plut&#244;t un processus cr&#233;atif contemporain qui permet de redonner vie &#224; la profondeur et &#224; la vitalit&#233; de la tradition &#224; travers un langage moderne. C'est la voie artistique que j'ai poursuivie avec constance. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au risque de passer, peut-&#234;tre, &#224; c&#244;t&#233; du projet original de l'artiste, je dirais que pour moi, l'alliance ne se fait pas... Reste un ensemble de modes expressifs cor&#233;ens (la voix, le texte, la beaut&#233; d'un monde qui m'&#233;tait enti&#232;rement inconnu, la fa&#231;on de prof&#233;rer, les instruments associ&#233;s), appliqu&#233;s &#224; une &#233;criture pianistique presque enti&#232;rement occidentale, o&#249; j'ai pein&#233; &#224; percevoir une r&#233;elle d&#233;marche de m&#233;tissage musical, plut&#244;t la superposition &#8211; au demeurant fort bien r&#233;alis&#233;e... &#8211; de deux &#233;toffes diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Illustration : cr&#233;dit photo OONM&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pansori cor&#233;en - Le Feu et les larmes. Ko Yeong-yeol, piano et voix, Lee Gyu-jae, daegum et fl&#251;te, Kim Jae-ha, tambour soribuk. Op&#233;ra de Montpellier, 30 mai 2026.&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Spectacle pr&#233;sent&#233; en partenariat avec le Centre Culturel Cor&#233;en avec le soutien du minist&#232;re de la Culture, des Sports et du Tourisme et de la KOFICE (Korean Foundation for International Cultural Exchange).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="opera-orchestre-montpellier.fr" class="spip_out"&gt;Op&#233;ra Orchestre National Montpellier&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un enl&#232;vement peu enlev&#233; mais abouti</title>
		<link>http://www.webtheatre.fr/Un-enlevement-peu-enleve-mais-abouti</link>
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		<dc:date>2026-06-07T17:50:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre-Ren&#233; Serna</dc:creator>


		<dc:subject>Op&#233;ra &amp; Classique</dc:subject>
		<dc:subject>Music</dc:subject>
		<dc:subject>3</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;SINGSPIEL POURVU DE DIALOGUES PARL&#201;S (comme il se doit), L'Enl&#232;vement au s&#233;rail (Die Entf&#252;hrung aus dem Serail) investit la nouvelle production du Th&#233;&#226;tre des Champs-&#201;lys&#233;es. Pour l'occasion, les dialogues ont &#233;t&#233; maintenus quelque peu raccourcis (bonne chose) et la musique est telle que. Hors une petite introduction instrumentale (puis&#233;e &#224; un extrait du Quatuor &#171; Les Dissonances &#187; du m&#234;me Mozart) ajout&#233;e et dont on se serait bien pass&#233;. De la turquerie, racontant les d&#233;boires d'une h&#233;ro&#239;ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.webtheatre.fr/+-mot1020-+" rel="tag"&gt;3&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/en_haut-ff2ab.jpg?1780854787' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;SINGSPIEL&lt;/i&gt; POURVU DE DIALOGUES PARL&#201;S &lt;/strong&gt; (comme il se doit), &lt;i&gt;L'Enl&#232;vement au s&#233;rail&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Die Entf&#252;hrung aus dem Serail&lt;/i&gt;) investit la nouvelle production du Th&#233;&#226;tre des Champs-&#201;lys&#233;es. Pour l'occasion, les dialogues ont &#233;t&#233; maintenus quelque peu raccourcis (bonne chose) et la musique est telle que. Hors une petite introduction instrumentale (puis&#233;e &#224; un extrait du &lt;i&gt;Quatuor &#171; Les Dissonances &#187;&lt;/i&gt; du m&#234;me Mozart) ajout&#233;e et dont on se serait bien pass&#233;. De la turquerie, racontant les d&#233;boires d'une h&#233;ro&#239;ne enlev&#233;e par un pacha que son amant entend lib&#233;rer, reste ainsi la musique. Car la mise en sc&#232;ne, de Florent Siaud, pr&#233;sente un d&#233;cor anodin (de vastes &#233;l&#233;ments abstraits tournants) tout comme les repr&#233;sentations et les interventions des protagonistes en habits de tous les jours d'aujourd'hui (et non plus sans trace d'orientalisme). Soit ! Mais ainsi l'action, voire le pittoresque, de la trame s'&#233;brouent paresseusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Musicalement bien en place&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Admettons. D'autant que musicalement les choses sont bien en place. Surtout pour le plateau vocal, bien choisi. La soprano Jessica Pratt pr&#233;sente une Konstanze (l'h&#233;ro&#239;ne captur&#233;e) d'excellent aloi, d'une voix emport&#233;e digne de son grand et bel air du deuxi&#232;me acte. Elle s'acquitte tout aussi grandement de son grand duo avec Belmonte (son promis, Espagnol comme elle, qui entend la lib&#233;rer), ce dernier servi par la voix bien tremp&#233;e du t&#233;nor Amitai Pati. Ainsi, les deux r&#244;les principaux figurent ardemment camp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13372 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L400xH599/en_bas-3c706.jpg?1780854679' width='400' height='599' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les autres r&#244;les r&#233;pondent aussi pleinement &#224; leur office, dont le t&#233;nor Brenton Ryan pour Pedrillo (le valet de Belmonte). La basse Ante Jerkunika et la soprano Manon Lamaison ne sont pas en reste de bonne facture pour Osmin (le pacha amoureux de l'h&#233;ro&#239;ne) et Blonde (l'amante de Pedrillo). Le chant est ainsi bien restitu&#233;, comme aussi les passages parl&#233;s (le tout en langue allemande, bien s&#251;r), dont le com&#233;dien Uli Kirsch pour le r&#244;le parl&#233; de Selim (le pacha magnanime). Bonne distribution en bonne phase avec son propos et ses tessitures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#339;ur accentus intervient avec justesse pour ses quelques apparitions. Alors que l'orchestre Insula Orchestra, sur instruments d'aujourd'hui accompagne sous coup f&#233;rir, men&#233; par la battue assez uniforme de sa directrice Laurence Equilbey. Pour un &lt;i&gt;Enl&#232;vement au s&#233;rail&lt;/i&gt; de r&#233;pertoire, bien port&#233; sans bouleverser ledit r&#233;pertoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Illustrations : photos Vincent Pontet/dr&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mozart : &lt;i&gt;L'Enl&#232;vement au s&#233;rail&lt;/i&gt;. Avec Jessica Pratt (Konstanze), Amitai Pati (Belmonte), Brenton Ryan (Pedrillo), Ante Jerkunika (Osmin), Manon Lamaison (Blonde) et Uli Kirsch (Selim). Ch&#339;ur accentus, Insula Orchestra, dir. Laurence Equilbey. Mise en sc&#232;ne : Florent Siaud. Paris, Th&#233;&#226;tre des Champs-&#201;lys&#233;es, 6 juin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Prochaines repr&#233;sentations : 8, 10 et 12 juin 2026.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mort de Christiane Cohendy</title>
		<link>http://www.webtheatre.fr/La-mort-de-Christiane-Cohendy</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.webtheatre.fr/La-mort-de-Christiane-Cohendy</guid>
		<dc:date>2026-06-07T15:27:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Costaz</dc:creator>


		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>Disparition</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 6 juin, Christiane Cohendy, qui luttait contre une redoutable maladie depuis quelques ann&#233;es, est morte &#224; Paris, &#226;g&#233;e de 81 ans (elle &#233;tait n&#233;e &#224; Clermont-Ferrand, en 1945). C'&#233;tait, sans conteste, l'une des plus grandes actrices fran&#231;aises. Quelle pr&#233;sence subtile dans l'engagement physique entier - doubl&#233; d'une compr&#233;hension des r&#244;les exceptionnelle ! Dans sa voix &#224; l'aigu chantant il y avait d&#233;j&#224; tout un art de faire surgir d'une mani&#232;re rare la percussion, la beaut&#233; et l'&#233;motion. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.webtheatre.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.webtheatre.fr/+-Theatre-61-+" rel="tag"&gt;Th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.webtheatre.fr/+-Disparition-+" rel="tag"&gt;Disparition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L100xH150/36971_14-cdab6.jpg?1780846072' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 6 juin, Christiane Cohendy, qui luttait contre une redoutable maladie depuis quelques ann&#233;es, est morte &#224; Paris, &#226;g&#233;e de 81 ans (elle &#233;tait n&#233;e &#224; Clermont-Ferrand, en 1945). C'&#233;tait, sans conteste, l'une des plus grandes actrices fran&#231;aises. Quelle pr&#233;sence subtile dans l'engagement physique entier - doubl&#233; d'une compr&#233;hension des r&#244;les exceptionnelle ! Dans sa voix &#224; l'aigu chantant il y avait d&#233;j&#224; tout un art de faire surgir d'une mani&#232;re rare la percussion, la beaut&#233; et l'&#233;motion. Sur la sc&#232;ne, sachant &#234;tre une et multiple, elle &#233;tait tous les personnages qu'avait imagin&#233;s les auteurs, sans distorsion mais avec ce qu'il faut bien appeler un g&#233;nie d'interpr&#232;te. Elle avait un visage &#224; la Cl&#233;op&#226;tre et un corps f&#233;lin, se mouvant tant&#244;t dans la tension secr&#232;te, tant&#244;t dans des bonds quasi athl&#233;tiques gr&#226;ce auxquels elle s'imprimait dans la totalit&#233; de l'espace. Elle n'en &#233;tait pas moins respectueuse de ses metteurs en sc&#232;ne, des plus illustres aux plus inconnus, et de ses partenaires, glorieux ou sans aur&#233;ole, dont elle rappelait les talents &#224; qui l'interrogeait sur son m&#233;tier.&lt;br class='autobr' /&gt; Sa carri&#232;re fut &#233;norme, depuis le jeune Th&#233;&#226;tre &#233;clat&#233; d'Annecy o&#249; Alain Fran&#231;on prit dans sa bande cette d&#233;butante avec Evelyne Didi, Andr&#233; Marcon et quelques autres. Ensuite, elle fut l'interpr&#232;te toujours br&#251;lante, &#233;lectrique ou royale des spectacles de Georges Lavaudant, Jorge Lavelli, Matthias Langhoff&#8230; Langhoff surtout, peut-&#234;tre, car rien n'y &#233;tait facile, toujours en des mouvements vertigineux. C'est ce qu'elle aimait : la difficult&#233;, aller jusqu'au fronti&#232;res du th&#233;&#226;tre. Dans ces spectacles-l&#224; et dans d'autres exp&#233;riences o&#249; elle voulait servir les &#233;critures modernes (Serge Valletti, par exemple), elle est inoubliable pour ceux qui l'ont vue et suivie. Elle appartient aux plus beaux chapitres de l'histoire de notre th&#233;&#226;tre. Songeons &#224; quelques moments qui tournent dans notre m&#233;moire : en 1993, au th&#233;&#226;tre du Rond-Point, elle &#233;tait le feu m&#234;me, en compagnie de Laurence Roy, dans &lt;i&gt;Annabelle et Zina&lt;/i&gt; de Christian Rullier &#8211; un auteur dont elle partagea un moment la vie et qui fut pour elle, humainement et th&#233;&#226;tralement essentiel. Pensons aussi &#224; &lt;i&gt;Tableau d'une ex&#233;cution&lt;/i&gt; d'Howard Barker mis en sc&#232;ne par Claudia Stavisky aux C&#233;lestins de Lyon en 2016 en puis au Rond-Point en 2018. Ses amis la savaient d&#233;j&#224; rong&#233;e par la maladie, elle porta n&#233;anmoins ce g&#233;nial personnage de peintre femme bousculant la masculine et militariste r&#233;publique de Venise au XVIe si&#232;cle jusqu'au sublime. Son jeu avait la dimension des fresques.&lt;br class='autobr' /&gt; Pour le journaliste, c'&#233;tait un bonheur d'interviewer Christiane Cohendy, inspir&#233;e dans chacun de ses mots. Elle laisse, pour nous, des lignes lumineuses dans le ciel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Photo Cin&#233;Art.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Illusions (Com&#233;die) de Ivan Viripaev, traduction du russe par Tania Moguilevskaia et Gilles Morel ( &#233;ditions Les Solitaires Intempestifs), mise en sc&#232;ne Yordan Goldwaser.</title>
		<link>http://www.webtheatre.fr/Illusions-Comedie-de-Ivan-Viripaev-traduction-du-russe-par-Tania-Moguilevskaia</link>
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		<dc:date>2026-06-05T19:28:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>V&#233;ronique Hotte</dc:creator>


		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>A l'affiche</dc:subject>
		<dc:subject>Theater</dc:subject>
		<dc:subject>4</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les pi&#232;ces Les Gu&#234;pes de l'&#233;t&#233; nous piquent encore en novembre, OVNI et Illusions (Com&#233;die) du Russe Ivan Viripaev sont mises en regard par le metteur en sc&#232;ne Yordan Goldwaser qui consid&#232;re cette trilogie autour de la v&#233;rit&#233; comme pr&#233;sageant, depuis leurs ann&#233;es 2011/2012, de notre &#232;re de la post-v&#233;rit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les personnages semblent &#233;gar&#233;s dans cette perte de l'enfance universelle, pris dans des situations qui mettent &#224; mal leurs certitudes. Illusions r&#233;unit quatre narrateurs, deux femmes, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/jeanne-lepers-dans-illusions-divan-viripaev-mise-en-scene-yordan-goldwaser-photo-lucie-gautrain-768x513-b25ec.jpg?1780688098' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les pi&#232;ces&lt;i&gt; Les Gu&#234;pes de l'&#233;t&#233;&lt;/i&gt; nous piquent encore en novembre, &lt;i&gt;OVNI&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Illusions (Com&#233;die)&lt;/i&gt; du Russe Ivan Viripaev sont mises en regard par le metteur en sc&#232;ne Yordan Goldwaser qui consid&#232;re cette trilogie autour de la v&#233;rit&#233; comme pr&#233;sageant, depuis leurs ann&#233;es 2011/2012, de notre &#232;re de la post-v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnages semblent &#233;gar&#233;s dans cette perte de l'enfance universelle, pris dans des situations qui mettent &#224; mal leurs certitudes. &lt;i&gt;Illusions&lt;/i&gt; r&#233;unit quatre narrateurs, deux femmes, deux hommes, venant raconter aux spectateurs l'histoire de deux couples d'octog&#233;naires &#224; la long&#233;vit&#233; amoureuse &#233;difiante. Au cr&#233;puscule de leurs vies, ces figures &#8211; Sandra, Margaret, Dennis et Albert &#8211; sont boulevers&#233;es par la mise &#224; mal des certitudes sur l'amour et les fondations de leurs vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectacle est saillant et plein d'humour : les interpr&#232;tes sont jeunes et font le r&#233;cit d'anciens qui sont d&#233;funts, r&#233;alisant pour ce faire des retours dans leur propre jeunesse, sinc&#232;res et justes. &#171; Ce n'&#233;tait pas par hasard qu'on parlait du &#171; th&#233;&#226;tre du monde &#187;, car on retrouve toujours dans la vie les m&#234;mes r&#244;les, les m&#234;mes fables et les m&#234;mes p&#233;rip&#233;ties. On aime parce que l'amour existe, et selon les formes de l'amour existant&#8230;( Robert Musil,&lt;i&gt; l'Homme sans qualit&#233;s&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pi&#232;ce est compos&#233;e d'une succession de r&#233;cits, dr&#244;les ou tragiques, anecdotiques mais essentiels. Ces &#233;clats de vie mettent en sc&#232;ne des personnages troubl&#233;s, faisant le deuil difficile du monde stable de leurs d&#233;buts. Entre affirmations, affabulations et versions contradictoires, les voil&#224; d&#233;sorient&#233;s &#8211; le public avec eux &#8211; dans un d&#233;dale de sentiments ne cessant de se d&#233;rober.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce th&#233;&#226;tre intime choisit la proximit&#233; &#8211; sur la sc&#232;ne comme dans la salle -, &#224; la fois quotidien et m&#233;taphysique &#8211; sans Dieu ni &#171; progr&#232;s id&#233;alis&#233; &#187;. L'&#234;tre infiniment solitaire invente des histoires, pr&#233;textes &#224; tisser des relations de solidarit&#233;, des tentatives de sauvegarde de sa propre vie. Un th&#233;&#226;tre vivant, ludique et d&#233;pouill&#233;, que les acteurs s'approprient, lors de r&#233;cits &#233;piques adress&#233;s aux spectateurs, selon des bonds dans le temps et dans l'espace, des remises &#224; niveau constants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jeu de fausses pistes et de chausse-trapes &#8211; r&#233;cits contradictoires, inversion des identit&#233;s, coups de th&#233;&#226;tre. La com&#233;die est un sas existentiel, une sc&#232;ne th&#233;&#226;trale ma&#238;tris&#233;e avec pour d&#233;cor, des parois de bois brut &#8211; &#233;tag&#232;res vides -, une maquette de maisons miniaturis&#233;es, sous la rondeur &#233;clair&#233;e d'une vaste lune &#8211; ballon d'h&#233;lium stable &#224; la l&#233;g&#232;ret&#233; implicite, telles des vies &#224; inventer.&lt;br class='autobr' /&gt;
La repr&#233;sentation sc&#233;nique capte l'attention et amuse en ce que les personnages de l'intrigue sont incarn&#233;s successivement par tous les interpr&#232;tes qui &#8211; th&#233;&#226;tre dans le th&#233;&#226;tre &#233;grain&#233; &#8211; font le r&#233;cit de l'histoire de tel ou untel, quittant alors le r&#244;le d&#233;fini qu'on croyait imparti. D'o&#249; une instabilit&#233;, un tournoiement, un ravissement dans le calcul des probabilit&#233;s d'une v&#233;rit&#233; perdue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &lt;i&gt;Illusions&lt;/i&gt; sont th&#233;&#226;trales, certes, mais s'impose encore dans la vie l'illusion de la r&#233;alit&#233; &#8211; le r&#234;ve -, l'esprit abus&#233; par les s&#233;ductions et les faux espoirs dans lesquels on se compla&#238;t :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les illusions tombent l'une apr&#232;s l'autre, comme les &#233;corces d'un fruit, et le fruit, c'est l'exp&#233;rience. &#187; (Nerval, &lt;i&gt;Les Filles du feu&lt;/i&gt;, &#171; Sylvie &#187;.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, il est question d'amour &#8211; aimer ou/et &#234;tre aim&#233;, telle est la question -, cette puissance active qui valorise le sentiment : &#171; seul celui qui aime existe &#187; (Feuerbach, &lt;i&gt;Critiques philosophique&lt;/i&gt;s).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'un ou l'autre des personnages n'authentifie l'amour que dans la r&#233;ciprocit&#233; : l'amour existe quand on aime et qu'on est aim&#233;, alors que pour d'autres, l'amour existe en soi, m&#234;me s'il est sans retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet amour honore la reconnaissance, la responsabilit&#233;, la &#171; bonne personne &#187; ; et certains disent ne mentir jamais. Or, fausses v&#233;rit&#233;s et bobards surgissent &#231;&#224; et l&#224; : &#171; Il doit pourtant bien y avoir quand m&#234;me un minimum de constance, dans ce cosmos changeant &#187;, dit un personnage. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au milieu de ces r&#233;cits en cascade qui interpellent le public dans ses retrouvailles avec l'exp&#233;rience commune, filtre une po&#233;sie, un lyrisme, go&#251;t&#233; et partag&#233;. L'un se souvient d'une aventure enfantine et fondatrice jamais cont&#233;e : une lune de lumi&#232;re et d'acier qui laisse appara&#238;tre un vaisseau spatial aux yeux du petit gar&#231;on effray&#233; et &#233;merveill&#233; dans la nuit. Et cette autre, lors d'une promenade en randonn&#233;e, sent son regard attir&#233; par la tra&#238;n&#233;e rose d'un beau ciel couchant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monde trouble et insaisissable dans lequel la v&#233;rit&#233; ou la raison &#233;chappe, un th&#233;&#226;tre dr&#244;le et mystique, entre com&#233;die et absurde, tiss&#233; de cette &#233;toffe sensible et sentie des jours qui passent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pierre Dev&#233;rines, Julie Moulier, Jeanne Lepers et Barth&#233;l&#233;my Meridjen, &#224; tant &#233;voquer &#224; la fois le besoin de certitudes, le r&#234;ve lunaire et ses songes, restent pourtant habit&#233;s dans leur sobri&#233;t&#233; d'un &#233;clat solaire certain, amus&#233;s, s&#233;rieux et directs dans leurs discours, prenant le public &#224; t&#233;moin : ils irradient pleinement l'espace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Illusions (Com&#233;die)&lt;/i&gt; de Ivan Viripaev, traduction du russe par Tania Moguilevskaia et Gilles Morel ( &#233;ditions Les Solitaires Intempestifs), mise en sc&#232;ne Yordan Goldwaser, sc&#233;nographie et costumes Lucie Gautrain, lumi&#232;re Diane Gu&#233;rin, son Tal Agam. Avec Pierre Dev&#233;rines, Julie Moulier, Jeanne Lepers et Barth&#233;l&#233;my Meridjen. Du 4 au 21 juin 2026, du mardi au samedi 20h, dimanche 16h, au Th&#233;&#226;tre de la Temp&#234;te, Cartoucherie, route du Champ-de-Manoeuvre 75012 Paris. &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;dit photo : Lucie Gautrain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Robinson, &#233;chou&#233; dans l'enfer des villes</title>
		<link>http://www.webtheatre.fr/Robinson-echoue-dans-l-enfer-des-villes</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.webtheatre.fr/Robinson-echoue-dans-l-enfer-des-villes</guid>
		<dc:date>2026-06-05T16:01:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Quentin Laurens</dc:creator>


		<dc:subject>1</dc:subject>
		<dc:subject>Op&#233;ra &amp; Classique</dc:subject>
		<dc:subject>4</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il a fallu attendre quarante ans pour entendre de nouveau Robinson Cruso&#233; en France. Op&#233;ra-comique oubli&#233; dans le flot des op&#233;ras-bouffes d'Offenbach, Robinson m&#233;rite pourtant le d&#233;tour : orchestration nourrie, livret truculent, dramaturgie prenante. Il fallait pour le faire revivre une lecture contemporaine et un point de vue ; Laurent Pelly en propose avec r&#233;ussite. &lt;br class='autobr' /&gt; Si l'on ne quitte pas ce soir le Th&#233;&#226;tre Graslin en fredonnant des th&#232;mes connus, la partition d'Offenbach est riche (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.webtheatre.fr/+-mot1021-+" rel="tag"&gt;4&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/rb-robinson_crusoe_pre_generale-174-d059b.jpg?1780675419' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il a fallu attendre quarante ans pour entendre de nouveau Robinson Cruso&#233; en France. Op&#233;ra-comique oubli&#233; dans le flot des op&#233;ras-bouffes d'Offenbach, Robinson m&#233;rite pourtant le d&#233;tour : orchestration nourrie, livret truculent, dramaturgie prenante. Il fallait pour le faire revivre une lecture contemporaine et un point de vue ; Laurent Pelly en propose avec r&#233;ussite. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on ne quitte pas ce soir le Th&#233;&#226;tre Graslin en fredonnant des th&#232;mes connus, la partition d'Offenbach est riche d'airs et motifs vari&#233;s et entra&#238;nants. L'histoire, revue pour Offenbach par Cr&#233;mieux et Cormon &#224; partir du roman de Daniel Defoe, pr&#233;sente un Robinson amoureux d'Edwige, qui satisfait son envie d'aventure et dont le bateau s'&#233;choue sur une &#238;le peupl&#233;e de cannibales. La servante, Suzanne, et l'ami de Robinson, Toby, s'aiment. Accompagn&#233;s d'Edwige, inquiets de ne pas le voir revenir, ils se lancent &#224; sa recherche, et &#233;chouent eux aussi &#8211; quelle chance ! &#8211; sur l'&#238;le o&#249; Robinson a rencontr&#233; son comp&#232;re Vendredi. Menac&#233;s par des cannibales, ils profitent de l'arriv&#233;e d'un bateau pour repartir en Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des toiles de tente sous une for&#234;t de gratte-ciels&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il se trouve une vraie unit&#233; dans le r&#233;cit dramatique, elle n'est pas visuelle, tant les tableaux se suivent sans se ressembler, dans des univers tranch&#233;s. Pour Laurent Pelly, Robinson trouve comme point de chute le bitume et non le sable : il s'&#233;choue dans un campement de tentes surplomb&#233; d'une for&#234;t de gratte-ciels (voir le &lt;a href=&#034;https://www.webtheatre.fr/Notre-boulot-c-est-que-la-scene-ressemble-a-la-maquette&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;reportage de Webtheatre dans l'atelier de d&#233;cors d'Angers Nantes Op&#233;ra&lt;/a&gt;). L'&#233;chouement et l'isolement existent aussi dans l'enfer des villes&#8230; C'est au Th&#233;&#226;tre des Champs-Elys&#233;es que ce parti-pris avait &#233;t&#233; montr&#233; en d&#233;cembre, comme le relatait notre confr&#232;re Christian Wasselin dans son &lt;a href=&#034;https://www.webtheatre.fr/Robinson-tout-cru&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;papier pour Webtheatre&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13369 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.webtheatre.fr/IMG/jpg/rb-robinson_crusoe_pre_generale-193.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/rb-robinson_crusoe_pre_generale-193-5dbb7.jpg?1780675419' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'op&#233;ra s'ouvre dans le cocon familial, int&#233;rieur cossu et ordonn&#233;, mati&#232;res ouat&#233;es, dominante de vert r&#233;confortant, dont Michel Pastoureau avait analys&#233; qu'il &#233;tait la couleur de l'instabilit&#233; et du hasard&#8230; Symbolique annonciatrice du d&#233;part de Robinson, que l'on retrouve au deuxi&#232;me acte, &#233;chou&#233; urbain, aux allures de SDF : barbe longue, cheveux hirsutes et oripeaux sur le dos, &#224; l'abri de buildings de verre et d'acier sous une fr&#234;le toile de tente. Le troisi&#232;me acte se d&#233;bride alors que les &#171; sauvages &#187; font leur apparition. On les d&#233;couvre froids cannibales, d&#233;coupant &#224; la cha&#238;ne des morceaux de viande humaine dans des barquettes, sous la houlette d'un Jim Cocks reconverti en chef cuisinier sanguinolent, r&#233;galant ses ge&#244;liers. Le troisi&#232;me acte se termine par une horde de sosies de Trump qui reluquent et se d&#233;lectent d'une Edwige devenue la proie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13366 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.webtheatre.fr/IMG/jpg/rb-robinson_crusoe_pre_generale-42.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/rb-robinson_crusoe_pre_generale-42-afed0.jpg?1780675420' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;El&#233;gance britannique et satire am&#233;ricaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les costumes &#8211; con&#231;us par l'atelier d'Angers Nantes Op&#233;ra, &lt;a href=&#034;https://www.webtheatre.fr/Il-n-y-a-que-des-beaux-corps-quand-on-fait-du-sur-mesure&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;voir notre reportage&lt;/a&gt; &#8211; soulignent ces contrastes. Les parents de Robinson, Suzanne, Edwige et Toby gardent, tout au long de l'op&#233;ra, leur costume propret, chic britannique, du premier acte : un haut &#224; fleurs orange r&#233;hausse la jupe de tailleur grise d'Edwige &#224; la coiffure impeccable fa&#231;on Mich&#232;le Morgan. Un gilet de laine couvre la chemise blanche de Toby, alors qu'une robe de chambre vert sapin r&#233;chauffe le p&#232;re de Robinson. Les cannibales sont tour &#224; tour des employ&#233;s d'abattoirs, logo McDonald's invers&#233; sur le torse, puis des personnages en perruque blonde, costume-cravate et lunettes de soleil, teint orange, caricature du pouvoir am&#233;ricain. Ce sont les membres du ch&#339;ur d'Angers Nantes Op&#233;ra, autant mis en avant par la partition que par son engagement sur sc&#232;ne, qui prennent les traits de Donald Trump et poursuivent insatiablement leur proie r&#234;v&#233;e, une Edwige langoureuse et ind&#233;pendante.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13367 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.webtheatre.fr/IMG/jpg/rb-robinson_crusoe_pre_generale-136.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/rb-robinson_crusoe_pre_generale-136-837a8.jpg?1780675420' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edwige, de courage et de caract&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce Robinson se trouve grandi d'une vraie direction d'acteurs : les sc&#232;nes sont anim&#233;es par des d&#233;placements pr&#233;cis, des tableaux compos&#233;s et du rythme ! Dans les parties dialogu&#233;es &#8211; Laurent Pelly en a confi&#233; l'adaptation &#224; Agathe M&#233;linand &#8211; comme celles chant&#233;es, l'attention port&#233;e &#224; la diction est manifeste. Tant mieux, on entend et on comprend, au d&#233;triment toutefois de la musicalit&#233; et de la ligne, notamment pour Robinson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prestation, tr&#232;s th&#233;&#226;trale, de Pierre Derhet est malgr&#233; cela de qualit&#233; : le t&#233;nor est pleinement impliqu&#233;, capable de jouer le Robinson successivement fougueux et aventureux, r&#233;sign&#233; et &#233;plor&#233;. La voix, souvent de t&#234;te, est tr&#232;s claire, bien &#233;mise, et pos&#233;e. On croit en ce Robinson ! En face de lui, Catherine Trottmann est une Edwige de caract&#232;re, amoureuse sinc&#232;re et prisonni&#232;re courageuse. Laurent Pelly en en fait une femme lib&#233;r&#233;e et r&#233;sistante et glisse par son interm&#233;diaire un vrai message politique. La prestation est vocalement aboutie gr&#226;ce &#224; une ligne de chant souple, des aigus pr&#233;cis et une ardeur tout &#224; fait cr&#233;dible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soulignons la bonne prestation de Mathilde Ortscheidt en Vendredi, hyperactif aux accents hispaniques, dont on go&#251;te notamment les m&#233;diums chauds et les graves soutenus. On retrouve de Marc Scoffoni, artiste en r&#233;sidence, ses fac&#233;ties, son aisance sc&#233;nique et son humour. En cuisinier pour cannibales, torse nu avec un simple tablier, il fait rire. Ses quelques apparitions vocales montrent une assurance et un ton &#224;-propos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Couple du soir, Toby par Ka&#235;lig Boch&#233; et Suzanne par Apolline Ra&#239;-Westphal font des ing&#233;nus sinc&#232;res et touchants. Elle montre une voix l&#233;g&#232;re et des &#233;motions sinc&#232;res ; lui, fait un amant passionn&#233;, &#224; la voix claire et pos&#233;e. Les parents Cruso&#233;, interpr&#233;t&#233;s par Fr&#233;d&#233;ric Caton et Julie Pasturaud livrent une prestation convaincante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait aussi dans la fosse une direction qui donn&#226;t toute sa place aux chanteurs. C'est ce que r&#233;ussit subtilement Guillaume Tourniaire, qui s'approprie avec nuances cette partition tant&#244;t vive tant&#244;t profonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; une interpr&#233;tation fra&#238;che d'un conte ancien de la litt&#233;rature, que l'op&#233;ra n'a jamais vraiment valoris&#233;. Laurent Pelly et son &#233;quipe font un pari r&#233;ussi, aid&#233;s dans leur entreprise par une distribution de qualit&#233;. On d&#233;couvre, on rit, on appr&#233;cie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;dits photo : Romain Boulanger&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Offenbach : &lt;i&gt;Robinson Cruso&#233;&lt;/i&gt;. Avec Pierre Derhet (Robinson), Catherine Trottmann (Edwige), Mathilde Ortscheidt (Vendredi), Fr&#233;d&#233;ric Caton (Sir William Cruso&#233;), Ka&#235;lig Boch&#233; (Toby), Marc Scoffoni (Jim Cocks), Apolline Ra&#239;-Westphal (Suzanne), Julie Pasturaud (Deborah), Olivier Naveau (Atkins). Laurent Pelly (mise en sc&#232;ne, costumes), Agathe M&#233;linand (adaptation des dialogues, dramaturgie), Chantal Thomas (sc&#233;nographie), Michel Le Borgne (lumi&#232;res). Ch&#339;ur d'Angers Nantes Op&#233;ra (dir. Xavier Ribes) ; Orchestre national des Pays de la Loire, dir. Guillaume Tourniaire. Nantes, Th&#233;&#226;tre Graslin, le mardi 2 juin 2026.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un op&#233;ra pour enfants n&#233; dans un contexte des plus tragiques</title>
		<link>http://www.webtheatre.fr/Un-opera-pour-enfants-ne-dans-un-contexte-des-plus-tragiques</link>
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		<dc:date>2026-06-04T22:40:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre-Ren&#233; Serna</dc:creator>


		<dc:subject>Op&#233;ra &amp; Classique</dc:subject>
		<dc:subject>Music</dc:subject>
		<dc:subject>3</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Brundib&#225;r avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pendant l'hiver 1942-1943 de fa&#231;on presque clandestine (&#224; la suite de l'occupation par l'Allemagne nazie de la Tch&#233;coslovaquie) dans un orphelinat juif de Prague 1943, puis repris le 23 septembre 1943, dans une nouvelle version, dans le camp d'internement de Terez&#237;n. Son compositeur, le Tch&#232;que Hans Kr&#225;sa (n&#233; en 1899) devait p&#233;rir peu apr&#232;s, gaz&#233; &#224; Auschwitz en 1944. Un contexte tragique, dont le livret de cette fable pour enfants (sign&#233;e par l'auteur tch&#232;que Adolf (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L150xH94/3_brundibar_oui_1-f28b1.jpg?1780612852' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Brundib&#225;r&lt;/i&gt; avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pendant l'hiver 1942-1943 de fa&#231;on presque clandestine (&#224; la suite de l'occupation par l'Allemagne nazie de la Tch&#233;coslovaquie) dans un orphelinat juif de Prague 1943, puis repris le 23 septembre 1943, dans une nouvelle version, dans le camp d'internement de Terez&#237;n. Son compositeur, le Tch&#232;que Hans Kr&#225;sa (n&#233; en 1899) devait p&#233;rir peu apr&#232;s, gaz&#233; &#224; Auschwitz en 1944. Un contexte tragique, dont le livret de cette fable pour enfants (sign&#233;e par l'auteur tch&#232;que Adolf Hoffmeister) porte la trace. Puisque cette histoire met en sc&#232;ne Brundib&#225;r, bonimenteur et tyran mena&#231;ant comme une image d'Hitler, oppos&#233; &#224; des enfants qui vont l'affronter et finir par le vaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux partitions de l'op&#233;ra ont &#233;t&#233; conserv&#233;es, et c'est ainsi que depuis l'&#339;uvre, sur une musique combinant chansons populaires et accents de faux jazz, a &#233;t&#233; reprise dans diff&#233;rentes maisons musicales. &#192; l'Op&#233;ra-Comique, il a &#233;t&#233; choisi la deuxi&#232;me version pour treize musiciens, sur une traduction en fran&#231;ais du livret (originellement en tch&#232;que). En outre, comme la dur&#233; de l'&#339;uvre ne d&#233;passe pas la demi-heure, il a &#233;t&#233; adjoint diff&#233;rentes petites pages vocales d'autres compositeurs (Poulenc, Jan&#225;&#269;ek, Henri Martinet &#8211; &lt;i&gt;Petit Papa No&#235;l&lt;/i&gt; &#8211; et Ilse Weber pour une chanson &#233;crite elle aussi dans le ghetto). Par ailleurs, s'ajoute aussi un petit conte parl&#233; (de Jean-Claude Grumberg). Puisqu'il fallait bien faire des choix&#8230; La mise en sc&#232;ne de l'ensemble est due &#224; Muriel Mayette-Holtz et Jean-Claude Berutti. Mais c'est surtout la Ma&#238;trise Populaire de l'Op&#233;ra-Comique qui est &#224; son affaire et ses enfants et adolescents chanteurs (en ch&#339;ur ou en solistes). La fosse d'orchestre revenant aux instruments des Frivolit&#233;s Parisiennes, le tout sous la direction de Louis Langr&#233;e (directeur de la maison).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attachant spectacle, &#233;galement par son message de port&#233;e &#233;ternelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne joue d'une situation de salle classe avec un d&#233;cor de circonstance, bien en rapport avec le propos, pour des enfants s'&#233;battant dans des costumes bariol&#233;s, parfois nimb&#233;s de grands masques en formes animali&#232;res ou figuratives de personnages. Assez bien vu ! On regrette seulement le passage parl&#233;, du petit conte en question, qui fait longueur d'autant que les protagonistes enfants devenus com&#233;diens le d&#233;bitent plut&#244;t lourdement (malgr&#233; leurs petits micros de t&#234;te).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13364 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L400xH600/7_brundibar_oui_2-82728.jpg?1780612852' width='400' height='600' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Musicalement, le r&#233;sultat r&#233;pond &#224; son office. Les petits chanteurs interpr&#232;tent avec allant, en ch&#339;ur et y compris pour leurs solistes (dont, pour les r&#244;les de Pep&#237;&#269;ek, Aninka, les enfants h&#233;ros de l'histoire, et de Brundib&#225;r lui-m&#234;me). Les Frivolit&#233;s Parisiennes sont aussi bien &#224; l'&#339;uvre tout comme la direction de Louis Langr&#233;e. Un spectacle attachant, &#233;galement par son message de port&#233;e &#233;ternelle, qui cl&#244;t avec succ&#232;s la saison lyrique de l'Op&#233;ra-Comique avant sa fermeture d'une ann&#233;e pour travaux et des spectacles promis &lt;a href=&#034;https://www.opera-comique.com/fr/spectacles/2026-2027&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dans diff&#233;rents autres lieux&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Illustrations : photos Stefan Brion (dr)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hans Kr&#225;sa : &lt;i&gt;Brundib&#225;r&lt;/i&gt; ; pages vocales de Francis Poulenc, Leo&#353; Jan&#225;&#269;ek, Henri Martinet et Ilse Weber. Ma&#238;trise Populaire de l'Op&#233;ra-Comique, Les Frivolit&#233;s Parisiennes, dir. Louis Langr&#233;e. Mise en sc&#232;ne : Muriel Mayette-Holtz et Jean-Claude Berutti. Paris, Op&#233;ra-Comique, 3 juin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Prochaines repr&#233;sentations : 6, 7 et 8 juin 2026.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Gaulois de Marion Aubert (&#233;dit. Les Solitaires Intempestifs). Avec les metteurs en sc&#232;ne et interpr&#232;tes Thomas Blanchard et Olivier Martin-Salvan.</title>
		<link>http://www.webtheatre.fr/Les-Gaulois-de-Marion-Aubert-Avec-les-metteurs-en-scene-et-interpretes-Thomas</link>
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		<dc:date>2026-06-03T12:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>V&#233;ronique Hotte</dc:creator>


		<dc:subject>A l'affiche</dc:subject>
		<dc:subject>Theater</dc:subject>
		<dc:subject>2</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Histoire est un terrain de jeu o&#249; se m&#234;lent et s'emm&#234;lent clich&#233;s d'autrefois et terreurs pr&#233;sentes, vu le spectacle Les Gaulois de Marion Aubert, avec les metteurs en sc&#232;ne/acteurs Thomas Blanchard et Olivier Martin-Salvan. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec la mise en majest&#233; de la sacro-sainte dimension physique d'&#171; &#234;tre au monde &#187;, charnelle, sensuelle et &#233;rotique, qu'on soit humain ou animal encore, d'o&#249; l'image inaugurale de ces deux fameux sangliers plus vrais que nature dans le silence et la musique, si ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.webtheatre.fr/+-mot1019-+" rel="tag"&gt;2&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/3434_6a0b088d0beba-242d7.jpg?1780490552' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Histoire est un terrain de jeu o&#249; se m&#234;lent et s'emm&#234;lent clich&#233;s d'autrefois et terreurs pr&#233;sentes, vu le spectacle &lt;i&gt;Les Gaulois&lt;/i&gt; de Marion Aubert, avec les metteurs en sc&#232;ne/acteurs Thomas Blanchard et Olivier Martin-Salvan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la mise en majest&#233; de la sacro-sainte dimension physique d'&#171; &#234;tre au monde &#187;, charnelle, sensuelle et &#233;rotique, qu'on soit humain ou animal encore, d'o&#249; l'image inaugurale de ces deux fameux sangliers plus vrais que nature dans le silence et la musique, si ce n'est les grognements de b&#234;te des mammif&#232;res glissant sur un espace verdoyant vallonn&#233;, telle une piste de ski d'&#233;t&#233; par les sc&#233;nographes inventifs et pr&#233;cis que sont Cl&#233;dat &amp; Petitpierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est question de corps et de chair puisque corps il y a, et corps il restera jusqu'au tr&#233;pas, comme derni&#232;re valeur de vie &#233;prouv&#233;e et d'humilit&#233;. Et les deux sangliers h&#233;ro&#239;ques sont la m&#233;taphore des &#171; Gaulois &#187; ainsi nomm&#233;s, les anc&#234;tres triviaux et politiques d'une certaine France r&#233;actionnaire, nationaliste, blanche, masculiniste et h&#233;t&#233;rosexuelle, selon le roman national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cadre sc&#233;nographique, une soyeuse colline riante en Gaule, dont le sol est un lourd et &#233;pais tapis champ&#234;tre et bois&#233; sur lequel on glisse comme sur un toboggan : ici, on s'amuse et on recherche pour le moins confort et plaisir, tout en d&#233;fendant l'&#233;tat d'une nature qui offre des glands &#224; ses visiteurs. Les sangliers ont figure humaine que les spectateurs d&#233;couvriront plus tard - humour espi&#232;gle et fanfaronnade, fac&#233;ties et malice d&#233;lur&#233;e -, telles des &#233;chapp&#233;es d'Ast&#233;rix et Ob&#233;lix ou autre livre illustr&#233; d'enfant fa&#231;on Calinours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les voici lib&#233;r&#233;s de leur fourrure extraordinaire et r&#233;ussie de phacoch&#232;re pour se retrouver nus comme Adam et Eve - sans nulle feuille de vigne, si ce n'est au moment des applaudissements -, sous une combinaison de couleur chair qui restitue en proth&#232;se souple leur membre viril relativement minuscule quand on appr&#233;cie en &#233;change la masse musculaire plut&#244;t g&#233;n&#233;reuse d'Olivier. Un exhibitionnisme revendiqu&#233; est au rendez-vous, moqueur et bravache, qui voudrait qu'on rie et on rit malgr&#233; soi, un peu honteusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, les voil&#224; en gendarmes comiques, non pas de Saint-Tropez, mais de la brigade des moeurs, qui d&#233;vident l'&#233;tat d'une pens&#233;e des ann&#233;es 2026, selon les propos du Caf&#233; du Commerce. L'&#233;quilibre du spectacle dont l'&#233;criture &#233;conome revient &#224; Marion Aubert penche du c&#244;t&#233; du grotesque et du cocasse, de l'humour et du rire facile et bon enfant, non de la r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des Gaulois s'inqui&#232;te : &#171; Tu vas pas me trahir ? Tu vas pas dispara&#238;tre &#224; tout jamais dans le fond du trou du lac qui est &#224; l'int&#233;rieur du bois ? Tu vas pas te pendre et te jeter dans le lac de d&#233;sespoir parce que c'est une p&#233;riode de grands troubles dans toute l'Europe et m&#234;me un peu partout et partout ? &#187;&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
Marion Aubert dit le moins pour sugg&#233;rer le plus ; il aurait fallu peut-&#234;tre davantage en &#233;tayer le propos pour inventer un regard plus constructif, ne r&#233;duisant pas l'&#234;tre, m&#234;me en jouant, &#224; une b&#234;te livr&#233;e &#224; ses instincts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les Gaulois&lt;/i&gt; de Marion Aubert. Avec les metteurs en sc&#232;ne et interpr&#232;tes Thomas Blanchard et Olivier Martin-Salvan. Sc&#233;nographie et costumes Cl&#233;dat &amp; Petitpierre, composition musicale Vivien Trelcat en collaboration avec Maxime Lance, chor&#233;graphie Lo&#239;c Touz&#233;, lumi&#232;res J&#233;r&#233;mie Papin,&lt;br class='autobr' /&gt;
conseils dramaturgiques Baudouin Woehl, assistanat &#224; la mise en sc&#232;ne Lilea Le Borgne et Lilas Chaussende, regard ext&#233;rieur Alice Vannier et Johanna Nizard, recherches historiques et documentaires Mathilde Hennegrave, r&#233;alisation des costumes Anne Tesson. Les 29, 30 et 31 mai 2026, dans le cadre du Printemps des Com&#233;diens/Cit&#233; europ&#233;enne de Th&#233;&#226;tre - Domaine d'O -, Amphith&#233;&#226;tre d'O, 178 rue de La Carri&#233;rasse 34000 - Montpellier. Du 30 septembre au 1er octobre - Th&#233;&#226;tre Des &#206;lets CDN de Montlu&#231;on (03). Du 7 au 15 octobre, rel&#226;che le 11 - Th&#233;&#226;tre Garonne sc&#232;ne europ&#233;enne - Toulouse (31). Du 4 au 5 novembre Th&#233;&#226;tre du Pays de Morlaix (29). Du 18 au 20 novembre, Lieu Unique sc&#232;ne nationale de Nantes (44). Du 24 au 28 novembre, Th&#233;&#226;tre du Jeu de Paume - Les Th&#233;&#226;tres, Aix-en-Provence (13). Du 3 au 20 d&#233;cembre, rel&#226;ches les 7 et 14, Th&#233;&#226;tre des Bouffes du Nord, Paris. Du 12 au 13 janvier 2027, Maison de la Culture de Bourges sc&#232;ne nationale (18). Du 2 au 3 f&#233;vrier, MC2 : Maison de la Culture de Grenoble sc&#232;ne nationale (38). Du 17 au 20 f&#233;vrier, Th&#233;&#226;tre national de Nice CDN Nice C&#244;te d'Azur (06).&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;dit photo : Martin Argyroglo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Mont-Blanc, comme un go&#251;t baroque</title>
		<link>http://www.webtheatre.fr/Le-Mont-Blanc-comme-un-gout-baroque</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.webtheatre.fr/Le-Mont-Blanc-comme-un-gout-baroque</guid>
		<dc:date>2026-06-01T10:00:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Wasselin</dc:creator>


		<dc:subject>Festival</dc:subject>
		<dc:subject>Music</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Dans Les Go&#251;ts r&#233;unis, Fran&#231;ois Couperin r&#234;vait d'un dialogue subtil entre la gr&#226;ce fran&#231;aise et la vivacit&#233; italienne &#187;, &#233;crit Franck-Emmanuel, directeur artistique du Festival de musique baroque du pays du Mont-Blanc. Telle est la promesse de la nouvelle &#233;dition du festival, qui prolongera cette rencontre &#224; l'&#233;chelle de l'Europe baroque : des danses espagnoles aux harmonies portugaises, des fugues allemandes aux sonates italiennes, il y en aura pour tous les go&#251;ts et pour toutes les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L150xH94/05.07.21-_c_marine-martin-ot-combloux-hd-1-1-e1649333282872-1920x1080-f50_50-2f550.jpg?1780308136' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Dans &lt;i&gt;Les Go&#251;ts r&#233;unis&lt;/i&gt;, Fran&#231;ois Couperin r&#234;vait d'un dialogue subtil entre la gr&#226;ce fran&#231;aise et la vivacit&#233; italienne &#187;, &#233;crit Franck-Emmanuel, directeur artistique du Festival de musique baroque du pays du Mont-Blanc. Telle est la promesse de la nouvelle &#233;dition du festival, qui prolongera cette rencontre &#224; l'&#233;chelle de l'Europe baroque : des danses espagnoles aux harmonies portugaises, des fugues allemandes aux sonates italiennes, il y en aura pour tous les go&#251;ts et pour toutes les ivresses des sommets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au programme de ces Saveurs baroques : 10 concerts, dont un en plein air et deux dans des lieux insolites, dans 9 communes du pays du Mont-Blanc. Cervant&#232;s selon la Capella de ministrers, Bach et Mendelssohn par La Sportelle, les musiques mariales par Le Concert de l'Hostel Dieu &amp; La Camera delle Lacrime, des rendez-vous avec Monteverdi, Rameau et quelques autres, les rencontres spirituelles de la diaspora portugaise, un portrait de Stradella, du flamenco, des d&#233;gustations, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Illustration : photo Marine Martin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Festival baroque du pays du Mont-Blanc, BP 10097, 74703 Sallanches cedex&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l. 06 33 38 18 03&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.festivalmontblanc.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.festivalmontblanc.fr&lt;/a&gt; (info@festivalmontblanc.fr)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Belle r&#233;surrection d'un bel op&#233;ra oubli&#233; </title>
		<link>http://www.webtheatre.fr/Belle-resurrection-d-un-bel-opera-oublie</link>
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		<dc:date>2026-05-31T22:10:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre-Ren&#233; Serna</dc:creator>


		<dc:subject>Op&#233;ra &amp; Classique</dc:subject>
		<dc:subject>Music</dc:subject>
		<dc:subject>4</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;ANTONIA BEMBO (VERS 1640-1720) FUT UNE COMPOSITRICE ITALIENNE ayant fait carri&#232;re &#224; Paris. Son unique op&#233;ra, Ercole amante (Hercule amoureux) reprend le livret en italien (de Francesco Buti) de l'op&#233;ra &#233;ponyme cr&#233;&#233; &#224; Paris en 1662 par Francesco Cavalli (1602-1676), qui fut son ma&#238;tre en musique, sur une nouvelle musique de sa composition. Compos&#233; en 1707, avec le soutien de Louis XIV, on ne sait si l'op&#233;ra fut en son temps repr&#233;sent&#233; (une possible absence de repr&#233;sentation due peut-&#234;tre au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/bernd_uhlig_1-2-eb2a7.jpg?1780265501' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ANTONIA BEMBO (VERS 1640-1720) FUT UNE COMPOSITRICE ITALIENNE&lt;/strong&gt; ayant fait carri&#232;re &#224; Paris. Son unique op&#233;ra, &lt;i&gt;Ercole amante&lt;/i&gt; (Hercule amoureux) reprend le livret en italien (de Francesco Buti) de l'op&#233;ra &#233;ponyme cr&#233;&#233; &#224; Paris en 1662 par Francesco Cavalli (1602-1676), qui fut son ma&#238;tre en musique, sur une nouvelle musique de sa composition. Compos&#233; en 1707, avec le soutien de Louis XIV, on ne sait si l'op&#233;ra fut en son temps repr&#233;sent&#233; (une possible absence de repr&#233;sentation due peut-&#234;tre au d&#233;c&#232;s de Louis XIV en 1710). Quoi qu'il en soit, l'&#339;uvre fut par la suite oubli&#233;e, comme sa compositrice. En 1937, la Biblioth&#232;que nationale de France acquiert le manuscrit de la partition lors d'une vente aux ench&#232;res. Et c'est ainsi que l'op&#233;ra a &#233;t&#233; donn&#233; en version de concert en 2023 &#224; Stuttgart, puis en version sc&#233;nique la m&#234;me ann&#233;e &#224; l'OCD Theater de San Francisco. On doit &#224; Leonardo Garc&#237;a-Alarc&#243;n, qui avait d&#233;couvert avec enthousiasme la partition manuscrite de l'&#339;uvre, l'initiative de la production que donne l'Op&#233;ra de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une initiative louable &#224; plus d'un titre, et en particulier pour la qualit&#233; musicale de l'&#339;uvre. Comme il le signale lui-m&#234;me, cet op&#233;ra s'&#233;mancipe du style de Lully alors dominant, pour une construction lyrique &#224; la fran&#231;aise dans une singularit&#233; de langage musical (distinct de celui de Cavalli) qui d&#233;ploie des m&#233;lismes et coloratures annon&#231;ant d'une certaine mani&#232;re le prochain Haendel. L'op&#233;ra en cinq actes reste fid&#232;le &#224; la tradition de la trag&#233;die lyrique fran&#231;aise, notamment dans le choix des voix (avec t&#233;nor aigu), m&#234;lant richesse harmonique &#224; la fran&#231;aise et grande complexit&#233; rythmique &#224; l'italienne. La cr&#233;ation d'un style lyrique nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Luxe et faste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisation, &#224; l'Op&#233;ra Bastille, n'appelle que des &#233;loges. &#192; commencer par la mise en sc&#232;ne de Netia Jones. Sa conception allie une fervente animation &#224; des caract&#232;res bien tremp&#233;s. Pour cette histoire mythologique (sur un sujet inspir&#233; de Sophocle, Ovide et S&#233;n&#232;que) qui conte les amours tumultueuses d'Hercule et de ses suivants, d&#233;filent de nombreux tableaux (dont un jardin et une salle pourvue de sculptures antiques) devant des &#233;crans d'images mouvantes changeantes. L'intervention constante de danseurs et de personnages grim&#233;s fa&#231;on XVIIe si&#232;cle accompagnent prestement les r&#244;les des intervenants eux dans des costumes bigarr&#233;s intemporels. Une mani&#232;re de luxe et de faste appropri&#233;s &#224; l'intensit&#233; de l'&#233;pop&#233;e comme au vaste plateau de Bastille.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13357 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L500xH457/bernd_uhlig_2-2-fa94c.jpg?1780265470' width='500' height='457' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La dizaine de chanteurs solistes se r&#233;v&#232;le des mieux choisie. Le baryton-basse Andreas Wolf campe le h&#233;ros Hercule d'une voix ferme agr&#233;ment&#233;e de beaux graves. La soprano Ana Vieira Leite incarne Iole (objet des amours partag&#233;es) d'un chant bien &#233;panoui. Alors qu'annonc&#233; souffrant, le t&#233;nor Alasdair Kent donne cependant avec justesse le profil de Hillo (l'amoureux transi). Le t&#233;nor Marcel Beekman se signale pour sa part dans ses nettes interventions pour le p&#233;tulant r&#244;le de Licco, personnage semi-comique commentateur des &#233;v&#233;nements. La mezzo Deepa Johnny, la soprano Julie Fuchs et le contre-t&#233;nor Th&#233;o Imart, donnent la parfaite mesure de Dejanira (l'&#233;pouse d'Hercule), de la d&#233;esse Giunone (Junon) et de Paggio (le page). Et ainsi se conforment les autres petits r&#244;les, dont l'&#233;loquente soprano Sandrine Piau pour Venere (bref r&#244;le de V&#233;nus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Ch&#339;ur de chambre de Namur (dirig&#233; par Thibaut Lenaerts) intervient avec la justesse qu'on lui conna&#238;t lors de ses fr&#233;quentes apparitions. Alors que la Capella Mediterranea, l'orchestre de Garc&#237;a-Alarc&#243;n, confirme ses vertus reconnues d'amplitudes en instruments d'&#233;poque, sous la battue toujours all&#232;gre de son chef titulaire. Le tout pour un ensemble qui donne la meilleure justice &#224; cet op&#233;ra aux multiples et diverses belles sp&#233;cificit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petite remarque annexe. On aura not&#233; que les repr&#233;sentations ont &#233;t&#233; &#233;maill&#233;es d'incidents : la premi&#232;re annul&#233;e pour raison de gr&#232;ve, et la seconde devenue la premi&#232;re (le 30 mai donc) en fin de spectacle devant une place de la Bastille en &#233;meute o&#249; s'affrontaient forces de police et groupes de voyous &#224; la suite de la fameuse rencontre finale de ballon au pied (le public &#233;tant contraint de sortir par une porte d&#233;rob&#233;e de c&#244;t&#233; alors que la station de m&#233;tro &#233;tait ferm&#233;e et la circulation bloqu&#233;e des voitures et autobus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Illustration : photos Bernd Uhlig/OnP&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Antonia Bembo : &lt;i&gt;Ercole amante&lt;/i&gt;. Avec Andreas Wolf (Ercole), Ana Vieira Leite (Iole), Alasdair Kent (Hillo), Marcel Beekman (Licco), Deepa Johnny (Dejanira), Julie Fuchs (Giunone), Th&#233;o Imart (Paggio), Sandrine Piau (Venere), etc. Ch&#339;ur de chambre de Namur (dir. Thibaut Lenaerts), Capella Mediterranea, dir. Leonardo Garc&#237;a-Alarc&#243;n. Mise en sc&#232;ne : Netia Jones. Paris, Op&#233;ra Bastille, 30 mai 2026. &lt;br class='autobr' /&gt;
Prochaines repr&#233;sentations : 2, 5, 9, 12 et 14 juin 2026.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Une tr&#232;s grande messe des morts</title>
		<link>http://www.webtheatre.fr/Une-tres-grande-messe-des-morts</link>
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		<dc:date>2026-05-31T17:06:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Wasselin</dc:creator>


		<dc:subject>Op&#233;ra &amp; Classique</dc:subject>
		<dc:subject>Music</dc:subject>
		<dc:subject>4</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;IL FAUT ENCORE UNE FOIS FAIRE APPEL &#192; QUELQUES SOUVENIRS : au Th&#233;&#226;tre des Champs-&#201;lys&#233;es, les 3 et 5 f&#233;vrier 2022, &#224; la t&#234;te de l'Orchestre national de France, mais aussi du Ch&#339;ur de Radio France et du Ch&#339;ur de l'Arm&#233;e fran&#231;aise, Daniele Gatti dirigeait un Requiem de Verdi exemplaire. Quatre ans plus tard, le revoici abordant la m&#234;me &#339;uvre, cette fois &#224; la Philharmonie de Paris, en compagnie de l'Orchestre de la Staatskapelle de Dresde dont il est le chefdirigent depuis 2024. Il est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.webtheatre.fr/+-mot1021-+" rel="tag"&gt;4&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L150xH82/markenfotografie_et_dr-50d7b.jpg?1780247693' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IL FAUT ENCORE UNE FOIS FAIRE APPEL &#192; QUELQUES SOUVENIRS&lt;/strong&gt; : au Th&#233;&#226;tre des Champs-&#201;lys&#233;es, les 3 et 5 f&#233;vrier 2022, &#224; la t&#234;te de l'Orchestre national de France, mais aussi du Ch&#339;ur de Radio France et du Ch&#339;ur de l'Arm&#233;e fran&#231;aise, Daniele Gatti dirigeait un &lt;i&gt;Requiem&lt;/i&gt; de Verdi exemplaire. Quatre ans plus tard, le revoici abordant la m&#234;me &#339;uvre, cette fois &#224; la Philharmonie de Paris, en compagnie de l'Orchestre de la Staatskapelle de Dresde dont il est le &lt;i&gt;chefdirigent&lt;/i&gt; depuis 2024. Il est singulier qu'on ait pu entendre une semaine plus t&#244;t, &lt;a href=&#034;https://www.webtheatre.fr/Une-assez-grande-messe-des-morts&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dans la m&#234;me Philharmonie, un autre &lt;i&gt;Requiem&lt;/i&gt; de vastes dimensions&lt;/a&gt;, celui de Berlioz, sous la direction de Philippe Jordan* ; et si comparaison n'est pas raison, ind&#233;pendamment des qualit&#233;s propres de chacune des partitions, il &#233;tait &#233;clairant de voir et d'entendre comment les forces musicales seraient dispos&#233;es par Daniele Gatti dans cette salle qui n'est pas exempte de pi&#232;ges acoustiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des fanfares cisaillantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avions &#233;t&#233; &#233;tonn&#233;s par le relativement petit nombre de choristes r&#233;unis par Philippe Jordan, nous privant notamment des nuances &lt;i&gt;piano&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;pianissimo&lt;/i&gt; auxquelles peut atteindre un vaste ch&#339;ur. Avec Daniele Gatti, c'est tout autre chose : les membres du Ch&#339;ur de l'Orchestre de Paris occupent non seulement une partie des si&#232;ges situ&#233;s au-dessus de l'orchestre (les t&#233;nors et les basses) mais s'installent &#233;galement derri&#232;re celui-ci, sur la sc&#232;ne (les voix de femmes), ce qui permet une souplesse toute particuli&#232;re lors des moments d'intimit&#233; ou d'&#233;clat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;Requiem&lt;/i&gt; de Verdi par ailleurs, certes &#224; un moindre degr&#233; que celui de Berlioz, fait appel &#224; une spatialisation des instruments de cuivre. Il est d'ailleurs instructif &#224; cet &#233;gard de se rappeler que la partition de la &lt;i&gt;Grande Messe des morts&lt;/i&gt; de Berlioz fut publi&#233;e par Ricordi, l'&#233;diteur de Verdi : le compositeur italien a pu la lire et, par certains c&#244;t&#233;s, en prendre le contre-pied. Le Dies irae de Berlioz, ainsi, commence dans une douceur archa&#239;que et proc&#232;de par crescendos successifs, l&#224; o&#249; celui de Verdi d&#233;cha&#238;ne imm&#233;diatement sa violence ; dans le Tuba mirum, les fanfares de Berlioz &#233;clatent &#224; la faveur d'un &lt;i&gt;mi&lt;/i&gt; b&#233;mol majeur majestueux, alors que Verdi les fait retentir d'abord de loin. Il n'emp&#234;che : la mise en place des cuivres, si elle indispensable et toujours redoutable chez Berlioz, ne doit pas &#234;tre n&#233;glig&#233;e chez Verdi. Comme au Th&#233;&#226;tre des Champs-&#201;lys&#233;es, malgr&#233; la taille bien plus imposante de la Philharmonie, Daniele Gatti n'h&#233;site pas &#224; les installer aux quatre coins de la salle &#8211; et obtient un r&#233;sultat confondant de pr&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La douceur d'une grande voix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#233;videmment dans sa continuit&#233; qu'il faut go&#251;ter ce &lt;i&gt;Requiem&lt;/i&gt;, qui renouvelle l'exploit de 2022. Le velout&#233; des cordes de Dresde, la pr&#233;sence des hautbois et des bassons, l'alacrit&#233; des percussions (et ce spectaculaire &lt;i&gt;cimbasso&lt;/i&gt;, typique du Verdi de la maturit&#233; !), tout permet &#224; Daniele Gatti de faire respirer la musique et d'en garantir la transparence, de faire entendre des d&#233;tails qui avec d'autres seraient perdus dans le grand flux. Il suffit d'&#233;couter le Rex tremendae, avec ses forts contrastes dynamiques, pour mesurer le relief obtenu par le chef. Il est vrai que le vaste ch&#339;ur r&#233;uni, on l'a dit, permet des unissons tour &#224; tour ineffables ou impitoyables, comme une seule et m&#234;me grande voix qui supplierait ou serait frapp&#233;e d'effroi : l'ineffable d&#233;but de l'&#339;uvre, ou encore le sublime et consolateur Agnus dei en t&#233;moignent avec &#233;loquence. Et m&#234;me dans les moments o&#249; l'inspiration du compositeur fl&#233;chit (l'entr&#233;e des solistes au moment du Kyrie, le Sanctus, la fugue du Libera me), l'autorit&#233; du chef maintient la tension de l'ensemble. Cette ma&#238;trise est bien s&#251;r le fruit d'une longue fr&#233;quentation de Daniele Gatti avec l'&#339;uvre de Verdi, et si l'on osait une autre comparaison, le &lt;i&gt;Requiem&lt;/i&gt; du compositeur italien sonne sous sa baguette avec la m&#234;me &#233;vidence que celui de Berlioz, autrefois, sous la direction d'un Colin Davis.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13356 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.webtheatre.fr/local/cache-vignettes/L500xH351/italian_school_-_giuseppe_verdi_conducting_the_messa_da_requiem_at_the_paris_opra-comique_in_1874_-__meisterdrucke-668944_-1289c.jpg?1780249376' width='500' height='351' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;R&#233;unir quatre solistes jouant (qu'on le veuille ou non) leur personnage tout en communiant avec le ch&#339;ur et l'orchestre, est toujours un exercice d&#233;licat. Le rayonnant Michael Spyres de 2022 a laiss&#233; la place, ici, &#224; un Benjamin Bernheim claironnant, qui nous fait patienter jusqu'&#224; l'Hostias pour trouver la couleur et le style qu'on attend de lui. &lt;i&gt;A contrario&lt;/i&gt;, El&#299;na Garan&#269;a, d'un temp&#233;rament tr&#232;s diff&#233;rent de Marie-Nicole Lemieux, impose d&#232;s les premi&#232;res mesures sa belle voix de mezzo qui semble soutenir &#224; elle seule le quatuor des solistes. Les deux autres &#233;taient d&#233;j&#224; sur le plateau en 2022. Riccardo Zanellato a l'allure d'un Philippe II un peu d&#233;sabus&#233;, comme s'il faisait le constat de la fin des Temps. Quant &#224; Eleonora Buratto, sonore mais sans d&#233;bordement, elle aborde le Libera me final comme une grande sc&#232;ne lyrique, quelque part entre Aida et Desdemona. Au moment o&#249; elle reprend les mots &#171; &lt;i&gt;Requiem &#230;ternam dona eis&lt;/i&gt; &#187;, les choristes eux-m&#234;mes, oubliant leurs cahiers de musique, se joignent &#224; sa pri&#232;re, poignante entre toutes (notons que Daniele Gatti dirige ici sans partition). Et ses derni&#232;res syllabes (&#171; &lt;i&gt;Libera me, Domine, de morte &#230;terna&lt;/i&gt; &#187;) ont tout de l'imploration murmur&#233;e, chapelet &#224; la main, par une p&#233;nitente sicilienne venue du fond des &#226;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Philippe Jordan sera le prochain directeur musical de l'Orchestre national de France, &#224; partir de septembre 2027, poste occup&#233; par Daniele Gatti de 2008 &#224; 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Illustration : Daniele Gatti (Markenfotografie) ; Giuseppe Verdi (dr). Verdi dirigeant son Requiem en 1874 &#224; l'Op&#233;ra-Comique de Paris (dr)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Verdi : &lt;i&gt;Messa da requiem&lt;/i&gt;. Eleonora Buratto, soprano ; El&#299;na Garan&#269;a, mezzo-soprano ; Benjamin Bernheim, tenor ; Riccardo Zanellato, basse ; Ch&#339;ur de l'Orchestre de Paris (dir. Richard Wilberforce), S&#228;chsische Staatskapelle Dresden, dir. Daniele Gatti. Philharmonie de Paris, 30 mai 2026.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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