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Critiques / Théâtre / Musical

Max Black de Heiner Goebbels

par Corinne Denailles

Un fameux bricoleur

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Heiner Goebbels a transformé la scène des Bouffes du nord en laboratoire de savant fou, à moins que ce ne soit l’atelier d’un bricoleur invétéré et complètement allumé ou l’antre d’un sorcier. Occupé sans cesse à des manœuvres de mise en service de système complexe ou de mise à feu de dispositifs les plus farfelus, André Wilms s’affaire sans répit et non sans humour au milieu d’un fatras d’objets les plus hétéroclites, des cornues bouillonnantes au tourne-disque vinyl ou au vieux magnétophone qui vomit ses bandes magnétiques, tout en débitant comme pour lui-même des extrait du journal de Paul Valéry, des textes de Lichtenberg, Wittgenstein et du philosophe mathématicien Max Black. Goebbels se livre à des expérimentations, orchestrent des manipulations sonores de toutes sortes. Mais malgré le talent de Wilms, le personnage tient d’un Faust de pacotille et le spectacle fait long feu ; il se répète sans vraiment inventer dans le registre du musical et n’a pas le génie sidérant de l’inoubliable Eraritjaritjaka, musée des phrases (2004) qui était le troisième volet d’une trilogie et dont Max Black, créé en 1998, et qui tourne de par le monde depuis, était le premier volet. Mais si on n’a pas eu la chance de voir Eraritjaritjaka, il faut découvrir l’univers singulier de Heiner Goebbels, plasticien, musicien et metteur en scène.

Max Black, musique et mise en scène de Heiner Goebbels avec André Wilms. Scénographie et lumière, Klaus Grünbrg. Avec des textes de Paul Valéry, Ludwig Wittgenstein, Lichtenberg et Max Black. Aux Bouffes du nord.Du 14 au 19 février. Durée : 1h15. Res. 01 46 07 34 50.

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