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Le premier prix Obaldia à François Rollin

par Gilles Costaz

Une initiative de l’Académie Alphonse Allais

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Il n’y avait jamais eu de prix Obaldia. C’est chose faite grâce à l’Académie Alphonse Allais, qui a remis le « prix René de Obaldia des formes courtes » à François Rollin à l’occasion du Salon du livre de Decize, belle cité du Nivernais (l’ Association Littér’Halles, présidée par Annie Schwing, est l’organisatrice de ce salon), le 5 mai. Des prix spéciaux ont été attribués à Grégoire Lacroix, François Créange et Marcel Amont. L’Académie Allais, la société littéraire la moins sérieuse de France mais la plus remarquable dans la parodie protocolaire (avec, au fond, beaucoup de compétence et d’amitié pour les authentiques écrivains), était représentée par quelques-uns de ses membres, son président, Philippe Davis, et son nouveau chancelier, Xavier Jaillard, un athlète complet du spectacle puisqu’auteur, acteur, metteur en scène – et farceur, une qualité nécessaire pour être élu par cette académie. Une autre personnalité s’était glissée dans le groupe : Alain Rey, le grand linguiste et écrivain, le maître du Robert. La langue française était donc bien représentée pour saluer le génial Obaldia, qui était là, jeune homme de 99 ans – il aura 100 ans le 22 octobre -, fort heureux de donner son nom à un prix de théâtre.
Le prix des « formes courtes » ! C’est une bonne idée, que n’ont pas eue jusqu’à maintenant les autres officines de prix. Le premier lauréat est donc François Rollin, « le professeur Rollin », dont les saillies dérangent depuis belle lurette la bien-pensance. C’est un homme du one-an-show (qui a aussi beaucoup œuvré du côté de la mise en scène) ; les prochaines années, des auteurs tournés vers l’écriture de pièce brèves pourront être couronnés à leur tour : Obaldia disait à Decize combien il aimait les pièces au timing contracté et comme il regrettait qu’on n’en voit plus guère sur les scènes des « théâtres littéraires ».
Pour compléter la cérémonie, Xavier Jaillard a joué son dernier spectacle, Ce qui me fait rire, ce qui me fait pleurer, qui est un duo de haut vol verbal avec une harpiste de grand talent, Céline Mata. Avec une grande puissance et une belle fausse solennité, Jaillard fait entendre Francis Blanche, Raymond Devos, Pierre Desproges, Woody Allen, et même Voltaire et Clément Maro. Et aussi Jaillard lui-même, dont les textes jouent rondement avec les mots. Les musiques choisies et interprétée par Céline Mata sonnent malicieusement dans les premier et second degrés. Le prix René Obaldia des formes courtes a bien commencé. On lui souhaite une vie d’un siècle tout au moins.

Photo Académie Alphonse Allais  : au premier plan, René de Obaldia et Alain Rey ; au second plan, Grégoire Lacroix.

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