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Critiques / Théâtre

La Confession d’un enfant du siècle d’après Alfred de Musset

par Gilles Costaz

Un autre romantisme

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Un jeune homme libre et débauché vient mener une vie solitaire à la campagne. Il aperçoit une jeune femme qui ne tarde pas à le hanter. Il en devient l’ami et l’amant, mais la femme doit choisir entre deux hommes, entre l’amour et le devoir… Telle est la partie de La Confession d’un enfant du siècle que Frédéric Vossier a adapté : un long épisode où se reflète la relation difficile de Musset avec George Sand.

Dans ce spectacle à un acteur, tout repose sur l’unique interprète, la mise en scène de Marie-Claude Morland tablant sur la simplicité du lieu – une table et un arbuste - et sur des gestes qui vont jusqu’au partage avec le public (on peut avoir droit à un verre de vin rouge si l’on est placé sur la trajectoire du comédien !) Betrand Farge surprend d’abord. Il ne correspond pas à l’image un peu délétère que nous avons des poètes du désespoir – il est massif, puissant -, et il est d’un âge plus mûr que Musset, qui a alors 26 ans. Mais il empoigne charnellement le récit, parcourt dans un mouvement continu une série de sentiments et de blessures, passe de la confidence à l’exaltation, joue l’ivresse et la passion, s’enflamme en tenant clairement le fil de l’histoire. Avec une force qui n’exclut pas l’intensité intérieure, il brise les clichés du romantisme.

La Confession d’un enfant du siècle d’après Musset, adaptation de Frédéric Vossier, mise en scène de Marie-Claude Morland. Théâtre du Marais, 21 h, du jeudi au samedi, 17 h le dimanche, tél. : 01 45 44 88 42, jusqu’au 28 avril. (Durée : 1 h 20).

Photo Didier Goudal

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