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LA PIETRA DEL PARAGONE de Gioachino Rossini

par Caroline Alexander

Reprise en mille et un gags d’une savoureuse production du Châtelet

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A partir du 20 janvier prochain le Châtelet remet à l’affiche la délicieuse loufoquerie rossinienne créée sur ses planches il y a tout juste sept (voir WT 1061 du 22 janvier 2007). Ceux qui l’ont savourée lors de sa création en ont d’avance l’eau à la bouche, ceux qui vont la découvrir sont garantis de passer un moment de pure folie musicale et visuelle.

Rossini avait à peine 20 ans lorsqu’il composa ce « melodramma giocoso » qui allait révéler son talent, en prélude à ses chefs d’œuvre à venir, son Barbier de Séville et autre Turc en Italie. Barberio Corsetti à la mise en scène et le vidéaste Pierrick Sorin, caméra au poing, ont tiré de ce premier jet un univers de totale fantaisie où le cinéma, le théâtre et la vidéo s’enlacent et s’entremêlent en direct. On retrouvera avec bonheur les maquettes décors miniatures installées à cour et à jardin, le trio d’écrans qui descendent des cintres et sur lesquels s’agrandissent les images des protagonistes filmés en direct, les fantômes enveloppés de bleu schtroumpf, le maître d’hôtel jailli d’un évier faisant sauter des crêpes, la partie de tennis à la façon du Jacques Tati des Vacances de monsieur Hulot, une partie de chasse surréaliste, des plongeons en tire-bouchon dans une piscine…

Les tribulations du comte célibataire qui veut s’assurer que sa future ne l’épousera pas pour sa fortune font écho à sa devise qui affirme que « Seul le malheur constitue la pierre de touche – la pietra del paragone – de l’amitié ». Il se fait passer pour ruiné et roule dans la farine tous ses flagorneurs. La galerie de portraits que Rossini et son librettiste Luigi Romanelli en ont tiré fait défiler une suite de drôles d’individus –journaliste corrompu, cocotte vénales etc… - que le duo Corsetti-Sorin ont su rendre intemporels par de malicieux bonds dans temps et les modes vestimentaires et des tours de passe-passe hilarants de ciné-réalité.

L’Ensemble Matheus reprend place dans la fosse sous la direction toujours pointue de Jean-Christophe Spinosi mais la distribution d’origine a été renouvelée : on découvrira Simon Lim (chevalier Giocondo), Teresa Iervolino (marquise Clarisse), Krystian Adam (Macrobio), Bruno Taddia, Davide Luciano, Raquel Camarinha, Mariangela Sicilia, Biagio Pizzuti.

Théâtre du Châtelet, les 20, 22, 24, 28, 29 janvier 2014 à 20h, le 26 à 16h.

+33 (0)1 40 28 28 40 – www.chatelet-theatre.com

Photos Marie-Noëlle Robert

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