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Critiques / Autres Scènes

Festival Russe

par Caroline Alexander

Le Toursky de toutes les Russies

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Douze printemps déjà que le Théâtre Toursky de Marseille, ce drôle de lieu d’exubérante convivialité des Quartiers Nord de la ville, ordonnance un festival russe qui se décline en cinéma, en théâtre, en musique, en peinture. Par son nom à la consonance si typiquement slave, on pourrait croire l’endroit prédestiné, mais Alexandre Toursky, poète épris de liberté et d’amour, était français, né à Cannes, d’un père russe et d’une maman de pure Provence. Il fut longtemps citoyen de Marseille où il acheva sa trajectoire de saltimbanque des lettres en 1970. Quand Richard Martin, acteur, metteur en scène qui célèbre les saltimbanques comme d’autres la messe, chercha un nom pour le théâtre qu’il venait de fonder, le nom de Toursky s’imposa comme une évidence.

De là à lui inventer un festival russe il n’y avait qu’un pas. A franchir obligatoirement hors des sentiers battus, l’une des règles de la maison. Les films projetés sont pour la plupart des espèces rares, des réalisations ayant survécu en clopinant au soviétisme et à ses censures, œuvres, parfois chefs d’œuvres méconnus, en couleurs ou en noir et blanc, en langue russe, ou en d’autres idiomes comme le géorgien… Les réalisateurs sont souvent du voyage, présentent leurs films, répondent aux questions.

Côté musique, concerts, comédies musicales, opéras parfois (mais pas dans l’édition 2007 : un spectacle de marionnettes présentant Les Noces de Figaro a dû être annulé in extremis).

Tous les soirs, prolongations en chansons, en sketches autour de « cabaret russe », d’autrefois et d’aujourd’hui, des « Yeux Noirs » au Rock’n Roll.

Au programme ciné de l’édition 2007, facétieusement placé sous le signe de la vodka, Les Deux Fedor de Marlen Khoutsiev, L’Exposition Extraordinaire d’Eldar Chenguelaïa, Mankourt de Khodjakouli Narliev, Le Repentir de Tenguiz Abouladze, Mélodies du Quartier de Véri de Gueorgui Chenguelaïa.

Un concert réunit le pianiste Michel Bourdoncle à la soprano Urszula Cuvellier autour d’œuvres de Chopin, Chostakovitch, Rachmaninov et Tchaïkovski (le 27 mars).

Deux comédies musicales achèvent le cycle : L’Argent Fou d’Alexandre Ostrovski par le Théâtre Moscovite Dramatique de Gogol (les 30, 31 mars et le 1er avril), puis, en conclusion Frédérick ou le Boulevard du Crime, d’après notre très français Eric Emmanuel Schmidt, mis en musique par Evgueni Stetsiouk et joué par le Théâtre National Académique Lensoviet de Saint-Pétersbourg (les 6,7 & 8 avril)

Une curiosité s’est infiltrée dans ce cru venu de l’Est, avec les œuvres du peintre et sculpteur, Raymond Passauro, Italien du Brabant Flamand qui traite ses rêves de végétaux comme des icônes.

Marseille, Théâtre Toursky, 16, promenade Léo Ferré – du 20 mars au 8 avril 2007 – 0 820 300 033

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