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Critiques / Théâtre

Alinéa-Rose d’Annick Perez

par Gilles Costaz

L’inconnu dans la maison

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Une romancière passe au théâtre et imagine, pour sa première pièce, une situation amusante et rocambolesque. Rose, une jeune femme, loue un appartement, au loyer vraiment intéressant. Elle a été très étonnée de la manière dont elle a obtenu ce petit nid en plein cœur de Paris. Elle n’a pas fait très attention à l’alinéa 17 mais elle est heureuse, téléphone à ses amis. Elle a trouvé un logement idéal. Mais, alors que ses meubles ne sont pas tout à fait en place, elle découvre quelque chose de très inattendu : un homme occupe l’une des pièces et ne veut pas s’en aller. C’est cela l’alinéa 17 : l’obligation de garder cet homme âgé, tout à fait gentil et bienveillant, mais comment supporter un tel intrus qui s’avère impossible à expulser ? La suite prouvera qu’une certaine relation et une certaine histoire relient la jeune femme et le vieil homme…

L’auteur construit sa pièce sur un mystère et des rebondissements. On croyait avoir affaire à une comédie, mais non, un drame surgit. C’est habile, mais un peu entre deux styles, sans qu’une vraie épaisseur s’installe. La mise en scène d’Alfred Lot gère les idées et la situation, avec justesse. Mais tout cela est mince. Le plaisir de ce court moment vient des acteurs, excellents : Sophie Rodriguez est avec l’art du détail et de l’émotion une jeune fille d’aujourd’hui, Pierre Santini lui oppose une force souriante et énigmatique dans un registre plus léger que son registre habituel et où il se renouvelle.

Alinea-Rose d’Annick Perez, mise en scène d’Alfred Lot, décor d’Ambre Sansonetti, costumes d’Olivier Bériot, musique de Nathaniel Méchaly, avec Pierre Santini et Sophie Rodriguez. (durée 1h15 )

Ciné XIII Théâtre, tél. : 01 42 54 55 12, jusqu’au 16 mars.

Photo de Patrick Osenda

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