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Critiques / Théâtre

Touchée par les fées de Marie Desplechin

par Gilles Costaz

Le roman d’une actrice

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Formidable Ariane Ascaride ! Elle joue deux pièces en les alternant dans son emploi du temps d’avant l’été. On pourra la voir au Printemps des comédiens, à Montpellier, les 18 et 19 juin, dans le beau Silence de Molière de Giovanni Macchia qu’elle vient de présenter au TOP de Boulogne-Billancourt, dans une mise en scène de Marc Paquien. Dans l’immédiat, elle termine une courte série de représentations de Touchée par les fées, une pièce qui évolue d’année en année, car, conçue pour une format court dans le cadre des Sujets à vif de la SACD au festival d’Avignon, elle a pris de l’importance au gré des demandes de théâtres preneurs de ce spectacle autobiographique. Marie Desplechin en est l’auteur, vif et brillant, mais la romancière l’a écrit à partir des souvenirs et des confidences de l’actrice. Elle y parle, bien sûr, de Robert Guédiguian, mais deux hantises donnent l’envol du texte : le rêve de voler, le rêve de jouer Puck, le génie du Songe d’une nuit d’été. Elle évoque des incroyables parents, son père, coiffeur, acteur amateur, et sa mère, employée de bureau, qui ne s’entendaient pas du tout. Et puis le parti communiste, Marseille, sa passion pour Noureev...
La soirée commence par les choeurs de l’Armée rouge, et Ariane Ascaride est en combinaison d’ouvrière, mais réinventée, d’un bel orange ! Tout va changer au cours de cette heure : la tenue qu’elle porte, les surprises de sa vie, le jeu. Puis Ariane Ascaride va étonnamment danser. La mise en scène de Thierry Thieû Niang joue la simplicité, plus les surprises des bonds chorégraphiés. On adore ces confidences dites avec tant d’âme, en espérant qu’elles se développeront encore. Ariane Ascaride et Marie Desplechin peuvent encore, sans doute, amplifier ce roman d’une actrice.

Touchée par les fées de Marie Desplechin, mise et chorégraphie de Thierry Thieû Niang, costume de Marina Merima Trailovic.

Théâtre de l’Aquarium, cartoucherie de Vincennes, tél. : 0143 74 99 61, jusqu’au 17 mai. (Durée : 1 h 05).

Photo J.-L. Fernandez.

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