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Théâtre en mai, à Dijon

par Gilles Costaz

Place à la jeune création !

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Le premier grand festival français, quand commence la belle saison, est dijonnais. Théâtre en mai, que dirige Benoît Lambert, le patron du Centre dramatique de Bourgogne, devance le Festival d’Anjou à Angers et le Printemps des comédiens à Montpellier. Mais ce n’est pas une manifestation fondée sur les artistes et les spectacles qui ont déjà acquis une certaine notoriété. C’st une fête de la jeune création, avec une invitation à « une grande figure de la scène » pour instaurer « un dialogue indispensable entre les générations d’artistes ». Cette année, c’est François Tanguy, avec son théâtre du Radeau, qui est venu pour ce dialogue entre les générations et a présenté son dernier spectacle, Soubresaut (il ne s’agit pas d’une nouveauté mais d’une production qui tourne depuis deux ans).
François Tanguy et son théâtre énigmatique, où, dans un décor de débarras, des comédiens viennent dire des fragments empruntés à de grands auteurs, ne sont trop de notre goût. Mais il y a, dansle programme de Théâtre en mai, de nombreux spectacles susceptibles de créer de l’intérêt et de la passion. On pense, par exemple à Julie Deviquet présente avec Mélancolie(s) adapté de Tchekhov ou à David Geselson venu avec deux spectacles En route-Kaddish et Doreen. Pour notre part, nous avons vu Fkrzictions – La Pièce de Pauline Ringeade, « librement adapté » de Sigismund Krzyzanowski et Marc-Antoine Mathieu. C’est un voyage absurde, qui part d’une chambre occupée alternativement par des locataires prévus à des heures différentes et où tout se dérègle parce que l’un d’eux a laissé un tiroir ouvert, déréglant ainsi les données de l’espace attribué à chacun ! Ensuite, les acteurs, auxquels se joignent des comédiens amateurs, déconstruisent le décor et le reconstruiront au cours d’une errance pendant laquelle les personnages sont à la fois dans l’histoire et au dehors. Au passage sont posées les questions du héros de roman et de la représentation de la réalité. Ce ‘est pas tout à fait convaincant car Pauline Ringeade additionne des éléments semblables mais trouver totalement l’unité intérieure. Mais le déroulé de ces scènes étranges, à la belle esthétique toujours renouvelée, révèle une réelle originalité, un tempérament d’auteur-metteur en scène sur lequel on peut parier.

Théâtre en mai, Dijon, tél. 03 80 30 12 12, jusqu’au 3 juin.

Photo DR : Fkrzictions - La Pièce.

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