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Orange : les maîtres écuyers sur la scène antique

par Gilles Costaz

Alexis Gruss poursuit ses Equestriades et confronte l’art équestre des Gruss avec celui de la Garde républicaine

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Cette saison aura été différente des précédentes pour le Cirque national Alexis Gruss : après son long séjour au bois de Boulogne, d’octobre à mars le cirque a transporté son spectacle, Pégase et Icare, dans onze Zénith à travers la France. Ce n’était plus un chapiteau qui se déplaçait, comme dans la tradition du cirque, mais des caravanes et des camions qui rejoignaient ces immenses salles chères au public d’aujourd’hui. Comme la famille Gruss est infatigable, la voilà déjà dans une nouvelle entreprise : celle des soirées exceptionnelles, les Equestriades, au théâtre d’Antique d’Orange, que Gruss a créées il y a trois ans. En 2014, c’était la rencontre des Gruss et des Farfadais. En 2015, celle des Gruss et des cavaliers du Cadre noir de Saumur. En 2016, c’est celle des Gruss et de la Garde républicaine. Sans abandonner le service de l’Etat, la fameuse Garde républicaine envoie 25 de ses cavaliers et musiciens, ainsi que 50 de ses chevaux au théâtre antique !
Lorsque nous joignons Alexis Gruss à Orange, il est, avec ses fils Stephan et Firmin, et tout le personnel du cirque,en train de participer au déversement de 400 tonnes de sable sur la scène du théâtre antique ! Les Romains du temps d’Auguste n’avaient pas prévu le passage de chevaux. Leur installation et leurs allées et venues exigent une organisation colossale. 90 boxes ont été placés à l’extérieur du mur antique. Et les équidés arrivent dans d’immenses camions, tandis que 40 techniciens travaillent à la mise en place de ce qui relève des agrès, vidéo, câblages et autres appareillages.
« Il y a vingt ans, une telle entreprise était inimaginable, confie Alexis Gruss. Mais j’y pense depuis longtemps. L’accord de la mairie d’Orange a été acquis en 2014. Le principe est de mettre face à face notre savoir-faire de cavaliers saltimbanque et celui des grandes écoles mondiales de l’art équestre. A présent, il y a une concurrence stimulante entre nos invités. La Garde républicaine, qui vient cette année, se promet de faire mieux que le Cadre noir qui était là l’an dernier ! La beauté vient de la différence. On a tous les mêmes racines : une rigueur militaire. Le cirque moderne a été créé par un officier anglais, Ashley, à Paris. Mais nous n’avons pas les mêmes pratiques. Il faut accepter de s’adapter en permanence. Darwin dit que l’évolution peut se faire même sans l’intelligence. Sur ce point-là, je ne suis pas tout à fait d’accord avec lui ! L’important est d’arriver, avec les Equestriades, au plus beau des hommages au cheval ».
La Garde républicaine fera entendre ses musiques. L’orchestre de Sylvain Rolland, qui est la formation du cirque Gruss, jouera des airs modernes. Et, au cœur de ce spectacle composé par de nombreux artistes et de nombreux chevaux, Gruss offrira un moment différent : une scène presque intime, avec lui et sa femme Gipsy, chacun à cheval, pour un pas de deux équestre sur une chanson de Claude Nougaro, Un été, dont lui, Alexis, jouera la musique au saxophone. Dès les Equestriades finies, les Gruss rouvriront au public leur domaine de Piolenc, tout près d’Orange, et prépareront leur nouveau spectacle, Quintessence, toujours avec leurs nouveaux complices aériens, les Farfadais. Etre en même temps dans la tradition et le renouveau, tel est le beau pari, toujours tenu, de l’époustouflante famille Gruss.

Les Equestriades, Théâtre antique, Orange, les 26, 27 et 28 mai, 21 h 30, tél. : 08 26 10 84 84.

Photo Jacques Gavard.

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