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Critiques / Théâtre

Novembre Alger de Brigitte Molkhou

par Gilles Costaz

Retour à la terre aimée

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En novembre 2010, une femme revient sur la terre qu’elle a quittée enfant : l’Algérie. Elle est accompagnée de son père, très âgé, qui, à peine arrivé, annonce qu’il ne veut pas repartir. Est-ce l’émotion ? Est-ce la séduction d’Alger ? Sa fille rencontre ceux qui ont côtoyé son père autrefois et découvre qu’il cache un secret important, qu’il avait autrefois une vie complexe dont les conséquences sont toujours très fortes, au croisement de deux cultures, française et algérienne.
Personne, paraît-il, ne résiste à la beauté d’Alger. Il y en a quelque fragment, quelque idée dans la pièce de Brigitte Molkhou qui retrace un destin « pieds noirs » à contrecourant des idées souvent revanchardes d’un certain nombre de Français d’Algérie. Car il y a, dans l’écriture de l’auteur, une belle tolérance qui éclaire son écriture. Sa pièce alterne habilement le passé et le présent. Mais la chronique, telle que la met respectueusement en scène François Ha Van, est trop calme, trop tranquille pour nous saisir aux tripes. Brigitte Molkhou, qui joue elle-même le rôle central de la petite fille devenue grande, et Didier Niverd, qui incarne le père, composent un duo très sensible où s’opposent la clarté et le mystère. On aimera ce spectacle si l’on a le goût de l’alliage un peu désuet de la nostalgie et du romanesque.

Novembre Alger de Brigitte Molkhou, mise en scène et lumière de François Ha Van, décor de Clémence Kazémi, avec Sabrina Bus, Théo Frilet, Brigitte Molkhou, Séphora Haymann, Didier Niverd.

Les Déchargeurs, 21 h 30, tél. : 01 42 36 00 50, jusqu’au 4 juin.Texte édité à L’Harmattan. (Durée : 1 h 15).

Photo Carol Henry.

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