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Critiques / Théâtre

Le Discours aux animaux de Valère Novarina

par Gilles Costaz

Prodige du verbe, prodige d’acteur

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Au fil des ans et des polémiques (pas mal de huées au cours des premières pièces !), Valère Novarina est devenu un classique d’aujourd’hui, un des grands auteurs de référence parmi les contemporains. L’on découvre tout à coup que son Discours aux animaux a trente ans ! En 1986, André Marcon jouait, seul, cette vibrante masse de mots et de récits étranges, face à des publics parfois enthousiastes parfois décontenancés. Aujourd’hui, les Bouffes du Nord fêtent cet anniversaire en confiant à nouveau la salle à l’auteur (qui en reprend la mise en scène) et à l’acteur.
Prodige du verbe, prodige de l’interprétation. Dans une semi-obscurité André Marcon jette, projette de sa voix bourrue et offensive les onze « promenades » écrites par un poète naviguant entre la nuit des temps et le monde le plus moderne. Mais le ton est plus calme qu’autrefois. La rudesse est plus tendre, plus habitée, sans invectives. Qui est animal ? L’homme ou la bête ? Les deux, qui sont frères dans la souffrance, l’incompréhension et l’amour. Ce grand moment est unique, de par un André Marcon à la mesure d’une littérature herculéenne.

Le Discours aux animaux de Valère Novarina, mise en scène de l’auteur.

Bouffes du Nord, 19 h, tél. : 01 46 07 34 50, jusqu’au 20 février. Les éditions POL publient une nouvelle édition du texte. (Durée : 50 minutes).

Photo Pascal Victor / ArtcomArt.

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