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Critiques / Théâtre

La Machine à explorer le temps d’après H. G. Welles

par Gilles Costaz

Bienvenue en l’an 802 701 !

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La Machine à explorer le temps est un classique de l’anticipation, qu’on ne lit plus beaucoup. Sidney Bernard a la bonne idée de le faire renaître sous une forme théâtrale. La scène se passe en l’an 802 701 ! Un savant a mis au point une machine à aller dans le futur, qui atterrit du côté de Londres 80 siècles plus tard. Pour ceux qui ne connaissent pas le roman, on ne peut tout raconter mais l’on peut révéler que, si le monde paraît alors paisible et riant, deux peuples vivent une relation féroce de vainqueurs et de vaincus. Les Elois demeurent à la surface et semblent heureux. Les Morlock vivent à l’intérieur de la terre et paraissent beaucoup plus affairés et ambitieux. Le malheureux savant tombe amoureux d’une ravissante Eloi…

Sidney Bernard avait précédemment transposé Jules Verne, avec un remarquable 20 000 Lieues sous les mers (qui continue à tourner en France et qu’on verra cet été dans le « off » d’Avignon, au Chien qui fume). En H. G. Welles il trouve un matériau plus cérébral, abstrait et politique. Il le rend très vivant grâce à une série d’effets spéciaux : la scène change de formes et de couleurs, elle gonfle, prend du relief ! La machine à explorer le temps fonctionne devant nous ! Sidney Bernard, joue le rôle du conteur, tel un romancier à sa table de travail dans la première moitié du siècle dernier. Son partenaire, Thierry Le Gad, incarne le savant, gilet rouge et grande moustache noire. Le premier rayonne du plaisir de l’écriture et de l’imagination. Le second, c’est l’action, la vitesse, le concret dans un jeu joyeux. Si le texte de Welles a un peu vieilli, il est plaisant à découvrir ou re-découvrir sous cette forme à la fois littéraire et spectaculaire.

La Machine à explorer le temps d’après H. G. Welles, adaptation et mise en scène de Sidney Bernard, décor de Patrick Chemin, vidéos et décors sonores de Loïc Le Cadre, lumières de Laurent Fallot, direction d’cteurs de Patrick Pezin avec Sidney Bernard et Thierry Le Gad. L’Alhambra, tél. : 01 40 20 40 25, 19 h, jusqu’au 4 janvier. (Durée : 1 h 15).

Photo Josiane Quilivic

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