Les 7 8 9 | 11 12 13 14 15 16 | 18 19 20 21 22 23 | 25 26 juillet à 12h, à L’Autre Scène du Grand Avignon-Vedène.

La Distance de Tiago Rodrigues, auteur et metteur en scène au Festival d’Avignon IN.

Les effets délétères du non-respect de la planète et la sauvegarde des sentiments.

La Distance de Tiago Rodrigues, auteur et metteur en scène au Festival d'Avignon IN.

En 2077, alors que l’humanité survit, en proie à la précarité et aux conséquences du réchauffement climatique, certains s’exilent sur Mars. Sur Terre, un père veut sauver le lien avec sa fille exilée sur la planète rouge.

«  La Distance est une miniature perdue dans l’immensité du cosmos. » Via ce scénario dystopique de fin du monde et de catastrophe, mais somme toute réaliste, l’auteur-metteur en scène et directeur du Festival d’Avignon, Tiago Rodrigues, incrimine sourdement les effets néfastes de choix politico-socio-économico-environnementaux, s’arrêtant aussi sur le lien entre générations.

L’auteur de théâtre met face à face deux mondes, imagine leur dialogue en orbite comme une suite d’appels longue distance. Il s’entoure des comédiens solaires Adama Diop et Alison Dechamps dans un dispositif interplanétaire en rotation, tels deux astres pris dans leur course se rapprochant et s’éloignant.

Un écart de générations pour deux visions du monde à travers deux planètes. Que deviennent les relations quand un long voyage sépare deux êtres ? Et pour quelle communication quand le pouvoir appartient à une oligarchie numérique ? L’histoire tressée est en même temps cosmique et intime, macroscopique par l’éloignement spatial et microscopique par les affects.
La Distance surfe entre anticipation et amplification, anxiété et exagération.

N’en reste pas moins que le réchauffement global est chronométré : un temps d’angoisse proportionnel à l’incapacité d’affronter les impératifs de la science. Pendant ce temps, au Collège de France, « l’urgence à agir » face au dérèglement climatique ne fait pas l’unanimité… (Le Monde du 9 juillet 2025)

Dissonance entre objectif collectif et réalité des pouvoirs politico- économiques, paradoxe entre capacité de construction et destruction réelle. La Distance réfléchit à l’Histoire pendant les cinquante ans d’urgence à venir.

Une tournette - plateau rond qui tourne et permet d’avoir deux mondes visibles à la fois, la Terre et Mars, avec Adama Diop et Alison Dechamps de chaque côté. La scénographie dégage une grande solitude ; dès l’instant où le personnage est de dos, qu’il ne voit pas ou plus l’autre, il peut aussi continuer à communiquer. Soit l’expérience de l’état partagé de séparation et solitude.

L’installation plastique est une oeuvre en soi, entremêlement de racines végétales - tronc d’arbre, branchages, bois ou bloc de pierre comme extrait de la Carrière de Boulbon. La sculpture rend hommage à ce qui a été vivant un jour, un miroitement par le jeu intense des acteurs avec d’un côté, Adama Diop en père responsable, et de l’autre, l’élan juvénile d’Alison Dechamps.

L’intention, comme toujours chez Tiago Rodrigues, est pleine de délicatesse et de questionnement intérieur, quant à l’autre dont chacun a besoin, quant à la vie intérieure et existentielle de celui qui s’inscrit dans un présent désormais inquiétant. Le projet est pédagogique pour les jeunes générations.

On attendait davantage de l’écriture approximative de La Distance, plutôt attendue et sans surprise : « Début du message…. Fin du message …. », ou bien « Amina, mon soleil », dit Ali, tandis que la fille réconforte et console le père. L’échange verbal, le dialogue, n’opère pas dialectiquement car tout est dit d’emblée ; il ne peut advenir ni débat ni échange, reste seul le sentiment.

Et la voix, un rappel enchanteur du chanteur brésilien Caetano Veloso dans Sonhos.

La Distance de Tiago Rodrigues (Portugal-France). Avec Alison Dechamps, Adama Diop, texte et mise en scène Tiago Rodrigues,
traduction Thomas Resendes, Daniel Hahn (anglais), scénographie Fernando Ribeiro, costumes José António Tenente, lumière Rui Monteiro, musique Pedro Costa, collaboration artistique Sophie Bricaire, assistanat à la mise en scène André Pato. Les 7 8 9 | 11 12 13 14 15 16 | 18 19 20 21 22 23 | 25 26 juillet à 12h, à L’Autre Scène du Grand Avignon-Vedène . Crédit photo : Christophe Raynaud de Lage.

A propos de l'auteur
Véronique Hotte

1 Message

  • appreciation 15 juillet 2025 19:28, par BESSON

    CE SINISTRE PERSONNAGE QUI PROFITE DE SON STATUT (FINANCE PAR LES IMPOTS DES FRANCAIS) POUR PROPAGER SA HAINE, SON MILITANTISME D’EXTREME GAUCHE, SON ANTISEMITISME, POUR METTRE A PROFIT SON ENDOCTRINEMENT DOIT ETRE "RADIE" DE SA FONCTION. A JAMAIS !!!!!!!!! QUEL EST SA FONCTION ????????????????? REPRESENTER L’ART OU SES CONVICTIONS ??????????????????. CE MALHEUREUX PERSONNAGE EST MINE PAR LA HAINE, IL A OUBLIE LES "BEBES BRULES VIFS, EGORGES, LES FEMMES ENCEINTES EVENTREES, LES VIEILLARDS TORTURES, LES HOMMES EMASCULES, LES ANIMAUX N’ONT PAS ECHAPPES A CETTE BARBARIE ????????????????????????????????????????????? 80 POUR CENT DES PALESTINIENS ONT SOUTENUS CETTE BARBARIE ?????????????????????????????????????.

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