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Critiques / Théâtre

L’Ile des esclaves de Marivaux

par Gilles Costaz

Le monde à l’envers

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D’une façon plus politique que dans Le Jeu de l’amour et du hasard, Marivaux inverse les rôles dans cette Ile des esclaves qu’on ne joue pas si souvent parce qu’elle est autant du domaine des idées que des sentiments.

Iphicrate et son esclave Arlequin échouent dans une île où les maîtres sont les esclaves et les esclaves les maîtres. Difficile de se plier à cette règle du jeu ! La compagnie Appellation contrôlée a la bonne idée de monter la pièce sans fard, c’est-à-dire sans décor. Juste quelques pneus sur un sol nu ! Le personnages portent des habits d’aujourd’hui et la musique nous porte vers de Antilles proches de nous. Tout est dans l’ironie de l’interprétation. Et celle-ci fit merveille, tout en cernant joliment le jeu différent des deux sexes. Femmes et hommes n’ont pas la même manière de réagir à ces pièges ! Un vrai plaisir.

L’Ile des esclaves de Marivaux, mise en scène de Christian Huitorel, lumières de Noëlle Burr, avec Mathias Casartelli, Caroline Frossard, Christian Huitorel, Cédric Lanoë, Nathalie Veneau. Lucernaire, tél. : 01 45 44 57 34, 21 h 30, jusqu’au 27 août (durée : 1 h 15).

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