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Hippolyte et Aricie de Jean-Philippe Rameau

par Caroline Alexander

De Toulouse à Paris, la superbe résurrection d’une perle du répertoire lyrique français

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En mars 2009, Nicolas Joël, alors directeur du Capitole de Toulouse, programmait Hippolyte et Aricie de Jean-Philippe Rameau, joyau de l’opéra français dans une conception du musicologue et journaliste Ivan Alexandre restituant les fastes et rituels qui sans doute l’ornaient lors de sa création le 1er octobre 1733. (voir WT du 9 mars 2009).

Un somptueux retour aux sources auquel avait œuvré une fine équipe d’amoureux du répertoire baroque. Cette réussite reprend enfin vie à l’Opéra National de Paris sur le plateau du Palais Garnier dont le même Nicolas Joël tient aujourd’hui les rênes.. Pratiquement à l’identique avec Emmanuelle Haïm et son Concert d’Astrée dans la fosse et sur scène les décors raffinés d’Antoine Fontaine allié à la splendeur des costumes de Jean-Daniel Vuillermoz. On verra ou reverra les toiles peintes descendant des cintres, surgissant des sols, glissant des coulisses entre cour et jardin, s’ouvrant sur des perspectives qui évoquent à la fois Watteau et les forêts du Douanier Rousseau. On redécouvrira ou découvrira Neptune assis sur son aigle, Diane dégringolant de l’Olympe arrimée à un quartier de lune, Mercure planant dans les airs, Pluton et les Trois Parques attelées la tête en bas. Ainsi que les soies, velours, brocarts et autres satin ou organdis des costumes auxquels il ne manque pas même un bouton sur les bottes. Sans oublier la douceur des lumières d’Hervé Gary.

Les ballets de la compagnie Les Cavatines chorégraphiés par Natalie van Parys reprendront la grâce de leur gestique baroque tout comme les chœurs du Concert d’Astrée.

Les principaux rôles retrouveront les voix , le parler et le jeu de leurs créateurs toulousains : Stéphane Degout en Thésée, Anne-Catherine Gillet en Aricie, Jaël Azzaretti en Amour, François Lis en Pluton et Jupiter, Mar Mauillon en Tisiphone, Aurélia Legay en Grande Prêtresse de Diane... Les nouveaux venus dans la distribution seront le ténor australien Topi Lehtipuu qui enfilera les habits et les émois d’Hippolyte, la mezzo soprano Sarah Connolly qui se coulera dans les fureurs de Phèdre, Andrea Hill et Salomé Haller seront les nouvelles Diane et Oenone.

L’un des plus beaux spectacles à voir et à entendre. A ne pas manquer !

Palais Garnier les 9, 13, 19, 22, 24, 27, 29, juin, 1er, 4, 7 & 9 juillet à 19h30 – le 17 juin à 14h30. Durée : 3h20 avec un entracte.

08 92 89 90 90 - +33 1 72 29 35 35 – www.operadeparis.fr

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