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Actualités / Théâtre

Eric Ruf

par Gilles Costaz

La Comédie-Française en trois actes

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Le nouvel administrateur de la Comédie-Française,Eric Ruf, qui a succédé le 1er août à Muriel Mayette, a donné sa première conférence de presse. Comédien de la troupe (il y est entré il y a 21 ans), comme Muriel Mayette, il s’est défini comme un continuateur en quête de nouveauté. « Cette structure éprouvée par les siècles a valeur d’exemple, je m’inscris dans cette continuité », a-t-il dit avant de définir trois chantiers, en se refusant à toute annonce et en affirmant les grandes lignes de sa politique.
Premier chantier : le spectacle, un supplément d’âme
« Quelle différence y a-t-il entre le spectacle honnête et celui qui va entrer dans l’inconscient collectif ? Il faut organiser le supplément d’âme, en être garant, pousser cette organisation au plus
loin. C’est l’essentiel de notre travail : atteindre ce supplément d’âme.
Deuxième chantier : fabriquer des spectateurs
J’aimerais que, dans quarante ans, des spectateurs se souviennent du Tartuffe que monte actuellement Galin Stoev. La continuité est notre devoir ; c’est pourquoi nous ne devons pas choisir entre la reconstitution historique et quelque chose de nouveau et d’engagé. Nous devons offrir un panel et lire le présent à l’aune du passé. Cela passera par le recours à de grands metteurs en scène, étrangers parfois. Ce que je suis, je le dois beaucoup à ma collaboration avec Vassiliev. Les acteurs ont besoin de ce type de collaborations. De même, nous devons revenir au Festival d’automne et au festival d’Avignon. L’absence du Français lors de ces festivals a été dérangeante.
Troisième chantier : la création d’un outil adéquat
Quand l’espace n’est pas bon, le sens est empêché. On ne peut tout jouer dans une salle à l’italienne.
J’ai eu la chance de jouer dans la Phèdre que Patrice Chéreau avait mise en scène à l’Odéon Berthier. C’est l’exemple de ce qu’il faut faire avec certaines œuvres, qui doivent être présentées dans leur corps poétique entier. Après d’autres, comme Pierre Dux, je reprends le flambeau de la création d’une outil adéquat. Tout passe même par le projet d’une salle modulable afin de concurrencer, dans l’estime, les grands théâtres européens. Et je rêve même d’un grand festival européen ou mondial qui permettrait de confronter nos manières de faire.

Photo Christophe Raynaud de Lage

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