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Critiques / Jeune Public

Comment Marie Forte-Cuisse réussit à alléger le poids de l’histoire de Natalie Rafal

par Gilles Costaz

Une féerie moqueuse

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Il y eut un temps où l’on commentait sans cesse les contes de fées. Même les mises en scène des contes de fées étaient des commentaires. Natalie Rafal a préféré réécrire les contes d’autrefois à sa manière, moderne, tout en gardant les archétypes - qui sont, en général de sales types. Elle a pris appui sur Le Petit Poucet mais elle a multiplié le nombre des enfants abandonnés et en danger, appelé l’ogre Gérard Beaux-Jarrets et fait d’une certaine Marie Forte-Cuisse le personnage central. Ah, cette Marie Forte-Cuisse, comme elle a un grand cœur en même temps qu’une cuisse forte et un peu légère ! Mais elle a le défaut d’être l’épouse de Beaux-Jarrets dit aussi Big Ogre. Aussi tout se complique. Alors, en passant par des chemins nocturnes et l’aéroport de Hong-Kong, l’histoire d’amour aura son « happy end », mais les enfants finiront par être moins bien élevés que les ogres !
 C’est le monde féerique à l’envers, un conte de fées sans fée. Natalie Rafal prend les mythes à contre-pied comme Charlot fait tomber les policiers qui le poursuivent. On rit tout le temps car les effets de surprise sont aussi des gags. Ce n’est pas écrit pour les enfants sages, pas moraliste, avec une image indirecte et juste de la société d’aujourd’hui. Isabelle Labrousse a conçu une mise en scène minimale, nerveuse et rapide. Elle joue elle-même avec l’auteur, Natalie Rafal et Guillaume Edé : tous sont au cœur de l’action et dans l’évidence des personnages à chaque seconde. Les enfants ont ici ce qu’ils méritent : une farce joyeuse, d’une contagieuse drôlerie noire. 

Comment Marie Forte-Cuisse réussit à alléger le poids de l’histoire (et elle-même par la même occasion) de Natalie Rafal, mise en scène d’Isabelle Labrousse, scénographie de Liina Keevallik, lumières de Frédérique Steiner-Sarrieux,avec Isabelle Labrousse, Guillaume Edé et Natalie Rafal.

Studio-Théâtre, Charenton, tél. : 01 43 96 21 05, du 5 au 10 décembre, à différentes heures, puis en tournée.

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