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Critiques / Théâtre

33 tours et quelques secondes de Lina Saneh et Rabih Mroué

par Gilles Costaz

Le théâtre sans acteur

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De Lina Saneh et Rabih Maroué on attendait beaucoup après l’émotion ressentie à leur précédent spectacle, Photo-Romance. Hélas ! Avec 33 tours et quelques secondes ils adoptent le parti risqué d’une pièce sans acteurs. Juste un ordinateur en scène et un grand écran qui reflètent des échanges sur Facebook. Au cœur de ces propos, un sujet grave : le suicide d’un jeune acteur libanais, Diyaa Yamout. Les religions ne sont-elles pas contraires à cet acte ? Ce jeune homme avait-il le droit de se donner la mort ? Pourquoi l’a-t-il fait ? Autant de questions, autant de points de vue nourris par les expériences et parfois les fanatismes de ceux qui s’expriment. On a déjà vu des spectacles sans acteurs, comme les machineries d’Heiner Goebbels ou de Denis Marleau, mais elles cherchaient à questionner au plus loin la nature du langage théâtral. Rien de cela ici, juste une tentative de réflexion autour des dialogues sur Facebook qui ne parvient pas à aller au-delà de la banalité.

33 tours et quelques secondes de Lina Saneh et Rabih Mroué, scénographie, graphisme et animation de Damar Maakaroum, direction de la photographie de Sarmad Louis. Festival d’Avignon. Reprise prévue au Théâtre la Cité internationale, Paris. (Durée : 1 h ). © Christophe Raynaud de Lage

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