-
Bartleby ressuscité : l’Opéra royal de Wallonie rallume la flamme lyrique
Je ne comprends absolument pas l’enthousiasme de la presse pour cet…
Le 27 mai par Guilam
-
Conditions générales de publication
Bonjour, Après avoir modifié votre annonce celle-ci doit être…
Le 19 mai par Webtheatre
-
Mon annonce n’apparait pas
Bonjour, j’ai complété 2 annonces pour notre spectacle"Victor…
Le 19 mai par Fortuna Brigitte
-
Éclats de terrain Projet scénique absurde de Caroline Husson
Bonjour, j’aimerai que vous puissiez modifier ou retirer votre…
Le 20 avril par caroline Husson
-
Spectacle Jeune Public : Le Rêveur
Bonjour, Vous êtes cordialement invités à venir assister à une…
Le 15 avril par Jean-Baptiste Forest
-
41 ans au Théâtre de la Ville de Serge Peyrat
Bonsoir, Amis de Geneviève page, nous écrivons un livre sur elle…
Le 6 avril par francoise piazza
-
Un Homme sans titre, d’après le roman de Xavier Le Clerc, mise en scène et scénographie Jean-Louis Martinelli. Avec Mounir Margoum.
Je suis très désireuse de voir ce spectacle. Est-il programmé en…
Le 6 avril par meddour
-
Parler Pointu, écriture et jeu Benjamin Tholozan, écriture et mise en scène Hélène François.
Benjamin Tholozan accueille le public en offrant le pastis à qui…
Le 14 juin par
-
Barbara (par Barbara), conception Clémentine Deroudille et Arnaud Cathrine, mise en scène Emmanuel Noblet.
En 2012, la commissaire de l’exposition Barbara à la Philharmonie de…
Le 14 juin par
-
Le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux, mise en scène Frédéric Cherboeuf.
Un classique très souvent joué, étudié au lycée, qui reste une…
Le 14 juin par
-
Fouiller, bercer pompier, écriture et mise en scène Olivier Debbasch et Ariane Dumont-Lewi.
Le spectacle s’appuie sur le miroir qu’offre une plongée dans…
Le 14 juin par
-
Molière et ses masques, texte et mise en scène de Simon Falguières (éditions Actes Sud-Papiers).
Spectacle itinérant conçu par la compagnie le K qui a fait d’une…
Le 14 juin par
-
Guerre et Paix
1962 FUT UNE ANNÉE FÉCONDE, qui vit la création, à moins de cinq…
Le 13 juin par
-
Psicofonía - Silences d’Espagne, texte, mise en scène et interprète Faustine Noguès.
Psicofonía désigne une pratique consistant à enregistrer le silence…
Le 12 juin par
Aération
La chaleur,l’air,les odeurs qui émanent de cette ancienne salle toujours comble : je connais, depuis ma mise en place, il y a déjà 30 ans.
Toutes, elles passent à travers moi.
Je suis discret, même invisible, le plus souvent.
Mais sans moi, aucun de tous ces acteurs, metteurs en scène, spectateurs,ne pourraient rester aussi longtemps à leur aise, dans cette si jolie et confortable salle de spectacle : noire et or.
L’été dernier en Avignon, " gnon, gnon", pour la pièce : " Le concept du visage du fils de dieu", (non de bleu), les techniciens m’ont soigné, chouchouté, tout particulièrement.
Habituellement, si on me fait une toilette une fois l’an, c’est bien le bout du monde.
Mais en 2011, je ne devais pas seulement extraire mais aussi, rendre olfactive, cette pièce ( et quelle pièce), qui se jouait là.
Je peux vous assurer, qu’en matinée comme en soirée, jamais je n’ai autant rit, la "bouch’rit".
Lorsque je soufflais l’odeur correspondant, en tous points, à la scène, les spectateurs ne pouvaient se contenir.
Certains même poussaient des râles, d’autres se bouchaient les narines, et devaient alors, rester bouche ouverte.
Quelques uns se tortillaient de malaise, mal-être, si confortablement installés sur leur fauteuil rouge très acceuillant, pour leur muscles fessiers.
Evidemment, afin de maintenir tous les spectateurs en haleine, (fétide), jusqu’au bout de ce célèbre spectacle, je cessais de souffler, pour vite extraire, juste avant qu’un damoiseau ne fasse malaise.
Je garderais un souvenir inoubliable de cette double fonction que l’on m’avait attribué pour l’occasion. Un souvenir ancré en moi, comme une bonne farce, faite à ses meilleurs amis.
Toujours dans ma mémoire de bouche d’air, (à trous), je retiendrais tous ces visages souffreteux, le regard du christ planté dans leurs yeux, dès qu’ils étaient gênés par l’odeur.
En effet, ils levaient alors, instinctivement les yeux et rencontraient inéluctablement, ceux de celui, qui s’est fait homme sur terre. Ce christ crucifié, au regard profond, grave et compatissant tout ceci à la "foi", pour mieux représenter la condition de l’homme sur terre.
"Ils ne sont que des humains", semblait leur dire ce regard aussi célèbre que la Mona Lisa au sourire énigmatique et au regard en coin, si coquin.
Moi, petite chose du spectacle, j’étais dans un état jubilatoire : même si j’étais alternativement désiré et détesté.
J’étais au spectacle et faisait le spectacle.
Telle une pièce maîtresse, numéro deux après le visage du fils de dieu, représenté en très grand format, au fond de la scène.
Il fallait bien cette taille, pour que je lui laisse la première place des acteurs les plus sujets à contreverses, .... après moi : la bouche d’air.
A Pornichet, avenue du logui
Le 03 décembre 2011
Héroïc.