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Critiques / Théâtre

Vipère au poing d’après Hervé Bazin

par Gilles Costaz

Mère et fils : la haine partagée

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Un nombre infini d’écrivains ont rendu hommage à leur mère. Ce ne fut pas le cas d’Hervé Bazin. Pour la fête des Mères, un livre est prohibé : Vipère au poing ! Le personnage de Folcoche est le type absolu de la génitrice la plus féroce. Autoritaire, sans pitié, elle brutalise et humilie ses fils, dont Brasse-Bouillon qui mène la guerre et la révolte. Cet enfant campagnard a l’habitude des vipères ! il les prend à main nue !
On n’imaginait pas voir ce texte au théâtre. Victoria Ribeiro en a fait une transposition très respectueuse du texte. Le décor est une sorte de grand arbre à la forme simplifiée. L’acteur tourne autour, ou bien s’inscrit dans la forme de l’arbre. La mise en scène repose sur l’envoi du texte, lancé comme une fronde. Aurélien Houver est un comédien haut et puissant. Sa stature impressionne, Sa voix martèle. Le spectacle s’appuie sur sa force brute. C’est un moment au caractère très littéraire mais dont la vérité théâtrale est dans cette interprétation très dense à l’intérieur d’une mise en scène sans effets et concentrée sur l’essentiel.

Vipère au poing d’ Hervé Bazin, mise en scène : Victoria Ribeiro
Adaptation : Aurélien Houver, Victoria Ribeiro
Avec : Aurélien Houver
Costumes : Corinne Rossi
Décor : Fabrice Cany
Lumière : Idalio Guerreiro

Ranelagh, 19 h, tél. : 01 42 88 64 44 01.

Photo Ben Dumas.

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