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Un premier « Printemps de la danse arabe » à Paris

par Yves Bourgade

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L’Institut du monde arabe à Paris a eu l’initiative d’un premier « Printemps de la danse arabe » auquel se sont jointes d’autres institutions culturelles de la capitale : le Théâtre national de la danse-Chaillot, l’Atelier de Paris, le Centre national de la danse et le CENT-QUATRE-PARIS.
Ce festival se déroule du 18 avril au 23 juin 2018, principalement à l’Institut du monde arabe, sur « le thème du corps comme forme d’expression artistique et citoyenne » au travers de spectacles et de films, « l’ensemble de cette programmation étant en lien avec le monde arabe de façon, très large, tout en tissant des liens verticaux et horizontaux à tous niveaux ». L’intention des organisateurs est aussi de relier ce « Printemps de la danse arabe à l’actualité du monde où nous vivons ».
Un Libanais Alexandre Paulikevitch ouvre le festival avec un solo de 50 minutes « Tajwal » par lequel il cherche à provoquer la réflexion autour de la danse « Baladi », une danse traditionnelle millénaire appelée à tort, selon lui « danse du ventre ». Il est le seul homme à s’adonner à cette pratique au Liban et au Proche Orient. Un autre Libanais Pierre Geagea est programmé dans un solo « Mother Tongue » qui est un voyage des sens pour mieux comprendre le monde des malentendants.
Saïdo Lehlou et la compagnie Black Sheep présenteront le résultat de leur cheminement qui les conduit « au delà du hip-hop » et favorise chez les danseurs un espace d’expression individuelle.
Imed Jemaa qui est passé par les arts martiaux et la danse classique, vient de Tunisie où il est considéré comme un pionnier de la danse contemporaine. Il célèbre trente ans de danse dans un solo « OMDA Show » où il énonce la découverte de la réalité corporelle du danseur. Tunisien est également Nejib Khalfallah qui est passé par l’atelier de danse contemporaine de son compatriote Imed Jemaa et qui présente avec « Fausse couche » un miroir de notre société en transition une chronique de nos espoirs avortés
Alexandre Roccoli qui puise son inspiration dans les danses de possession, fait dialoguer, dans un solo « Hadra » réglé pour le jeune danseur marocain Yassine Aboulakoul, danse contemporaine et rituels ancestraux .
Radhouane El Medef, artiste associé au CENT-QUATRE-PARIS, présentera son « prélude » à un vaste projet intitulé « Heroes » dans lequel il intègre les potentialités rythmiques de danseurs venus du hip hop, du jazz, du freestyle ou de la break dance.
Une résidence pour les professionnels et la presse de l’Américano-Palestinienne Samar Haddad King est programmée à Chaillot du 22 mai au 23 juin 2018.
Les tables rondes avec des spécialistes et certains chorégraphes conviés au festival qui complètent ce programme, auront pour thèmes : « la danse comme geste citoyen » (19 avril 2O18, 20h30, Institut du monde arabe) et « la création chorégraphique dans le monde arabe » (12 juin 2018, 19h, Centre national de la danse).

Renseignements au 01 40 51 38 38, www.imarabe.org
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