Accueil > Les étés de la danse 2017 à Paris

Actualités / Danse

Les étés de la danse 2017 à Paris

par Yves Bourgade

La découverte d’une nouvelle salle avec l’Alvin Ailey Dance Theater

Partager l'article :
Version imprimable de cet article Version imprimable

Tous les deux ou trois ans depuis 2006, le festival Les Etés de la Danse à Paris accueillent l’Alvin Ailey American Dance Company (AAADC), ce qui est le cas le mois de juillet 2017 avec une nouveauté, l’installation dans la grande salle du nouveau lieu de spectacle de l’Ile Seguin, la Scène musicale, construite par Shigeru Ban et Jean de Gastines .
Cette grande salle qui sera étrennée comme lieu de spectacle, peut accueillir 4.000 spectateurs, mais pour l’AAADC elle a été reconfigurée à 2.400, afin que le spectateur le plus éloigné ne soit pas à plus de 35 mètres.
Les différents programmes proposés du 4 au 22 juillet 2017 veulent refléter l’actuelle politique artistique de la compagnie créée en 1958 par l’Afro-Américain Alvin Ailey et qui a survécu au décès en 1989 de son fondateur.
Les chorégraphies de la relève voisinent avec les pièces d’Alvin Ailey qui ont conservé toute leur force expressive, en tête Night creature, Blues Suite, Cry et naturellement Revelations qui figure dans chacun des programmes et sera présentée douze fois cette année. Ce dernier ballet en dix parties pour 19 danseurs qui fut créé en 1960, sur des musiques religieuses (spirituals, gospels etc.) se présente comme une emblématique et irrésistible évocation de la ténacité afro-américaine. Pour Alvin Ailey, la danse n’était-elle pas en effet, avant de cultiver la seule beauté, une occasion de parler de l’expérience humaine ? Le chorégraphe ne recherchait-il pas la possibilité d’un dialogue par la danse ? Dialogue en tous les cas réussi avec le public à voir son enthousiasme à chacune des représentations de la compagnie américaine.
A l’origine, l’AAADC était composée de danseurs surtout afro-américains, mais le recrutement s’est élargi au fil des ans , facilité par l’existence de l’école de la compagnie à New York où l’on enseigne la technique Ailey à des jeunes danseurs issus de tous les pays et de tous les peuples. Cette technique est une addition de pratiques de différentes disciplines Lester Horton (le mentor d’Alvin Ailey), Martha Graham, Katherine Dunham, Paul Taylor, jazz, ballet classique etc. Du 10 au 14 juillet 2017, les danseurs enseignants de l’école de l’AAADC dispenseront d’ailleurs à Paris un stage à des préprofessionnels à partir de quinze ans.
Depuis 2011, le danseur et chorégraphe afro-américain Robert Battle, 44 ans, assure la direction artistique de l’AAADC, avec un « souci du renouvellement du répertoire par ailleurs préservé ». C’est ainsi qu’au public parisien seront présentées notamment cinq chorégraphies en « premières » en France : Piazzolla Caldera de Paul Taylor, un pas de deux de Robert Battle en hommage à Ella Fitzgerald Ella et No Longer Silent un rituel primitif également de Robert Battle, r-Evolution Dream de la doyenne de la compagnie Hope Boykin ainsi que Open door de Ronald K. Brown.
Déjà les Etés de la danse préparent les éditions suivantes : en 2018, ce sera un hommage au chorégraphe Jerome Robbins pour son centenaire, avec différentes compagnies internationales et en 2019, le New York City Ballet et l’Australian Ballet.

Les Etés de la danse, sur l’Ile Seguin à Paris, du 4 au 22 juillet 2017 (accès, en métro ligne 9 station Pont-de-Sèvres, en bus nos 160, 169, 179, 279, 291 369, 426, 467 et en tram T2 station Brimborion, Musée de Sèvres). Places de 20 À 90€. Réservation sur le site de la Seine musicale (laseinemusicale.com).

Photo « Blues suite » ©Nan Melville

Le Mur d'affiches


Visitez le Mur d'Affiches...

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.