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Les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis

par Yves Bourgade

Au début était un concours

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Les « Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis » qui se déroulent du 11 mai au 18 juin 2016 dans huit villes de ce département, étaient à l’origine un concours qui en 2002 s’est transformé en festival.
Un festival qui se veut un « lieu de repérage et d’accompagnement pour les artistes » proclame sa directrice depuis 2002 Anita Mathieu, curieuse d’« une danse d’aujourd’hui qui témoigne des représentations du monde et de l’universalisme des questions ».
Pour preuves cette année : sur 27 compagnies affichées, six viennent de Corée du sud (à l’occasion de l’année d’échanges culturels France –Corée), une de Taiwan et le reste de pays d’Europe occidentale.
Sept créations et quatorze premières en France sont au programme de cette édition 2016 qui est accueillie dans dix théâtres ou salles de Montreuil, Pantin (le Centre national de la danse), Saint-Denis, Bagnolet , Saint-Ouen, Noisy-le-Grand, d’Aubervilliers et des Lilas. Tous les genres sont déclinés, du solo à la pièce de groupe et la danse se croise avec les autres arts surtout la musique.
L’aventure commença en 1969 dans un gymnase de Bagnolet à l’initiative du danseur Jaques Chaurand, soucieux de donner une opportunité de se produire à de jeunes danseurs et chorégraphes. C’était le « Ballet pour demain ». Toute une génération d’artistes de la danse avait alors découvert en France la « modern dance » américaine. Bagnolet qui attribuait des prix, l’aida à se structurer et à intéresser le ministère de la Culture à ce mouvement. Pratiquement toutes les fortes personnalités de ce courant qu’on appelle encore la « jeune danse française » furent révélées par le « Ballet pour demain ». En 1976, furent remarqués et primés Dominique Bagouet et Jean-Claude Gallotta, en 1978 Maguy Marin, en 1980 François Verret, en 1981 Régine Chopinot, le tandem Bouvier-Obadia, en 1892 Daniel Larrieu, en 1983 Philippe Decouflé, en 1984 Catherine Diverrès et Bernardo Montet, Mark Tomkins, Claude Brumachon, en 1985 Mathilde Monnier, Angelin Preljocaj. Tous ont fait carrière et animent encore pour la grande majorité des équipes.
Après le départ en 1985 de Jaques Chaurand et quatre ans de réflexion, le concours sous l’impulsion de Lorrina Niclas renaîtra sous le nouveau titre, à partir de 1995, de « Rencontres Chorégraphiques Internationales de Saint-Denis » à un rythme biennal et une sélection des participants dans divers pays. La transformation du concours en festival fut concomitante avec le changement de rythme de biennal à annuel.

L’implantation dans la région du festival soutenu par les pouvoirs publics locaux devrait notamment trouver son aboutissement dans la réalisation présentée par le chorégraphe Italien Virgilio Sieni, Madre e Figli –Padre e Figli, qui réunit 20 à 30 amateurs de 10 à 80 ans (le plus souvent un parent et un enfant de tous âges possibles) et vise « à brouiller les limites conventionnelles entre réel et représentation » (La Parole errante à Montreuil, 21mai 17h et 22 mai 2016 15h). Le jeune public ( à partir de 8 ans) n’a pas été oublié et il est convié comme spectateurs pour Bang !, un duo d’une danseuse et d’une chanteuse lyrique chorégraphié par le Néerlandais Herman Diephuis (Théâtre du Garde-Chasse Les Lilas, 10 juin 2016 14h30, 10 juin 2016 20h30, 11 juin 2016 17H).
Le Ballet de Lorraine (Centre chorégraphique national) est associé à la manifestation d’ouverture des Rencontres 2016, avec deux productions réalisées, l’une avec une artiste suisse Cindy Van Acker Elementen I –Room pour seize interprètes qu’elle entraîne sur des chemins inhabituels et, l’autre avec un chorégraphe espagnol Marcos Morau inspiré par le cinéaste Luis Bunuel, Le Surréalisme au service de la Révolution pour dix-huit interprètes et un joueur de tambour, (Nouveau théâtre de Montreuil, 11 et 12 mai 2016 21h).
Les Rencontres soutiennent également une résidence de la compagnie française Kubilai Khan investigations qui se déploie à Bagnolet et Montreuil et a animé un stage d’amateurs début mai, avant de créer No.W.her pour deux danseuses et deux musiciens dans une chorégraphie et un accompagnement musical de Frank Micheleti (Le Colombier de Bagnolet 23, 24, 25 mai 2016 20h30). Les autres créations sont signées Eleanor Bauer et son partenaire musical Chris Peck, tous deux américains, la Française Malika Djardi, la Suisse Yasmine Hugonnet, la Coréenne Lee Kyung-un, la Suisse Simone Truong à la tête d’un collectif de quatre autres interprètes.
Une autre équipe coréenne (deux chanteurs Lee Hee Moon et Monk Jung Kak et un musicien Jang Young Gyu) transpose une pratique bouddhiste, le gullip (des moines récoltent de l’argent en échange de chants et de danses sacrés) dans un décor de boite de nuit ou de karaoke et mélange allègrement sacré et profane, passé et présent, costumes traditionnels religieux et attributs vestimentaires de notre époque comme baskets, lunettes noires et casquette (La Parole errante de Montreuil, 4 et 6 juin 2016 20h, 5 juin 2016 19h)

Renseignements sur les Rencontres (accès, horaires, navettes gratuites, achats de billets, tarifs) : tél. 01 55 82 08 01, www.rencontreschoregraphiques, réservations@rencontreschorégraphiques.com

Photos 1 Gom-bang- yi-teot © E.Jung Lee,
2 Elementen 1 Ballet de Lorraine ©Paul Arno

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