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Au Ballet du Capitole de Toulouse

par Yves Bourgade

La version dansée d’un conte de fée

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Les œuvres littéraires inspirent Kader Belarbi, ancienne étoile du Ballet de l’Opéra de Paris devenu en 2012 directeur du Ballet du Capitole pour lequel il remonte sous le titre « La Bête et la Belle », une libre adaptation dansée de l’œuvre de Madame Leprince de Beaumont « La Belle et la Bête ».
Il a créé cette pièce en 2005 pour les Grands Ballets Canadiens et elle est à nouveau affichée à Toulouse, après des créations pour la compagnie toulousaine notamment de « Hurlevent », « La Reine morte », du « Corsaire », et de « Don Quichotte ». La saison prochaine il créera un ballet autour de la figure du peintre Toulouse-Lautrec en mai et juin 2020.
« Je conçois, affirme-t-il, l’adaptation d’une œuvre littéraire non comme une illustration servile de l’œuvre, mais une réécriture, une transfiguration esthétique et une forme autonome ».
Pour lui, « Il y a connivence entre littérature et danse et elle ouvre des champs d’explorations riches et inépuisables. Le monde de la danse est sans paroles, mais le texte est très présent dans la relation et l’échange entre le chorégraphe, le compositeur, l’écrivain, le créateur lumières et le scénographe » (Valérie Berman signe décors et costumes).
Cette démarche relève pour Kader Belarbi « des dynamiques de l’inconscient et chacun, dit-il, se trouve projeté à travers les fantasmes des contes ». Il ajoute : « Dans cette nouvelle aventure dansée, je propose aux danseurs du Ballet du Capitole d’expérimenter par eux-mêmes de nouvelles interprétations de corps et d’esprit (…). Voilà sans doute un autre travail de conscience de soi pour tous les danseurs du Ballet du Capitole selon les thèmes de « La Bête et la Belle » ».
Pour sa part, le directeur-chorégraphe essaye « de ne pas rester figé, précise-t-il, sur les premières versions de mes ballets et je m’interroge toujours sur le processus de l’appropriation chorégraphique. Je pose un regard attentif sur mes danseurs, afin de déceler le lien que je pourrais trouver entre eux et le propos chorégraphique » .

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Dans la production du compositeur Gyorgy Ligeti que le chorégraphe considère comme « un peintre sonore » Kader Belarbi a puisé une sélection d’extraits de ses œuvres à laquelle il a ajouté au montage musical d’extraits de Louis-Claude Daquin, Haydn et Maurice Ravel.
À partir de ce choix musical, les jeux entre les mouvements mélodiques, les valeurs rythmiques, les résonances harmoniques sont des champs sonores agencés en séquences dansées où s’expriment les thèmes et les personnages de « La Bête et la Belle ».

Pour les deux principaux rôles, deux étoiles du Ballet du Capitole alterneront :
Davit Galstian et Ramiro Gômez Samon pour la Bête et Natalia de Froberville et Julie Charlet pour la Belle.
Photo David Herrero
Capitole de Toulouse, 25, 26 et 27 avril 2019 20h et 27 et 28 avril 2019 15h, durée 2 h, places de 7 à 45€.

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