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Sarlat et les jeux du théâtre

par Dominique Darzacq

Éclectique et convivial (du 18 juillet au 3 août)

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Aux confins des Causses et du Quercy, joyau du Périgord noir , Sarlat, avec ses lacis de ruelles, ses places ombragées dont la « parure monumentale » se déploie de la période médiévale à la Renaissance, convoque l’idée du théâtre. Déambulant dans ses venelles ou ses jardins, s’y perçoivent tout aussi bien les clameurs des épopées que les murmures d’une strophe de Musset. C’est de cette coïncidence entre le verbe et la pierre que sont nés, en 1952 dans la foulée de l’après-guerre, Les Jeux du Théâtre de Sarlat. Un des plus vieux festivals de théâtre après celui d’Avignon. Placé sous la houlette du metteur en scène Jean-Paul Tribout depuis vingt ans, il est résolument éclectique, en plein air et soucieux d’organiser la rencontre entre le public et les artistes par des débats apéros et conviviaux autour des spectacles. Soit 17 spectacles proposés pour cette 64ème édition du 18 juillet au 3 août.

A l’affiche s’y croisent les grands classiques , Dom Juan de Molière mis en scène par Arnaud Denis, Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare par l’équipe du Studio d’Asnières, des auteurs à succès d’aujourd’hui comme Eric Assous On ne se mentira jamais ou des anonymes du XIIIème siècle : Aucassin et Nicolette chantefable qui, sous la subtile direction de Stéphanie Tesson, mêle orientalisme, travestissement, chevauchées et batailles. L’orient et des chevauchées encore, mais d’un tout autre genre avec Les Cavaliers d’après le roman de Joseph Kessel. Un périlleux et prodigieux voyage initiatique qu’Anne Bourgeois et Eric Bouvron ont choisi de raconter avec trois comédien(ne)s et un musicien comme une invitation au voyage.

Tandis que Nicolas Lormeau, sociétaire de la Comédie-Française, met en espace et joue La Confession d’un enfant du siècle dans laquelle Musset évoque ses amours avec George Sand, la comédienne chanteuse Caroline Loeb propose en réponse et en écho Georges Sand ma vie, son œuvre . Un bel hommage musical qui dans une mise en scène décapante nous fait découvrir « une facette plus intime et plus émouvante que la simple romancière ».

De Zazie dans le métro de Queneau, dans la mise en scène de Sarah Mesguish à Courteline en passant par La leçon de Ionesco proposée par l’équipe de la Huchette ou encore Le Serment d’Hippocrate de Louis Calaferte qui retisse tout à la fois sur Molière et Jules Renard, le rire dans toute ses nuances sera au rendez-vous de cette édition qui ouvre également ses tréteaux à cet habitué du Festival qu’est Nicolas Briançon. Ce sera pour le metteur en scène « Voyage avec ma tante de Graham Green et pour le comédien « Vénus à la fourrure » aux côtés de Marie Gillain. Deux spectacles qui ont fait les belles soirées parisiennes.

Festival des jeux du théâtre de Sarlat du 18 juillet au 3 août
tel 05 53 31 10 83 www.festival-theatre-sarlat.com

Photos extérieur DR Les cavaliers de Sabine Treusz

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