Accueil > Les bêtes de Charif Ghattas

Critiques / Festival / Théâtre

Les bêtes de Charif Ghattas

par Corinne Denailles

Satire sociale

Partager l'article :
Version imprimable de cet article Version imprimable

Cette première pièce de Charif Ghattas ne manque pas de chien ni d’ambition. Un couple bourgeois branché, Paul (Thomas Durand), sûr de lui, arrogant, intolérant et Line (Maria de Medeiros), plus insaisissable, peut-être plus retors que lui mais aussi moins coincée dans des certitudes. Rien ne semble vouloir modifier le cours de leur vie stéréotypée jusqu’à ce que Line brise le ronron habituel. Au lendemain d’un dîner entre amis, où le jeu préféré consiste à critiquer tout le monde, Line provoque Paul sur ce terrain. Peut-être poussée par son ennui, elle fait entrer dans la maison un SDF (Emmanuel Salinger) qui va mettre un sacré bazar dans le couple. Bien que certains ressorts de la pièce manquent quelque peu de vraisemblance, Charif Ghattas dresse une satire sociale aux angles aigus qui ne fait pas de cadeau à ces jeunes bourgeois inconséquents. La mise en scène d’Alain Timar très abstraite, manque de poigne et laisse flotter les acteurs dans un no man’s land où ils font ce qu’ils peuvent, et édulcore ce texte qui évoque par moment le climat délétère et chargé d’alcool de l’électrique Qui a peur de Virginia Woolf d’Edward Albee.

Les Bêtes de Charif Ghattas, mise en scène Alain Timar ; musique Chantal Laxenaire ; lumire, Richard Rozenbaum ; Avec Thomas Durand, Maria de Medeiros, Emmanuel Salinger. Avignon, Théâtre des halles jusqu’au 30 juillet à 18h30. Résa : 04 32 76 24 51.

Le Mur d'affiches


Visitez le Mur d'Affiches...

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.