Les Grands Prix du Syndicat de la critique
Peer Gynt rafle la mise
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- 13 juin 2012
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Comme chaque année, à cette saison, le Syndicat de la critique remet ses Grands Prix qui distinguent les spectacles et les personnalités artistiques qui ont marqué la saison dans le domaine du théâtre, de la musique et de la danse. Le palmarès théâtre s’enrichit dorénavant d’un nouveau Prix qui, sous le nom de Prix Laurent- Terzieff, distingue une production du théâtre privé.
Pour le théâtre, Peer Gynt d’Ibsen dans la mise en scène d’Eric Ruf pour la Comédie Française, outre le Grand Prix décerné au meilleur spectacle de l’année, se voit également attribuer celui du meilleur créateur d’éléments scéniques qui revient à Christian Lacroix pour la réalisation des costumes, tandis que Vincent Leterme se voit attribuer le prix du meilleur compositeur de musique de scène.
En musique, le Grand Prix, qui couronne le meilleur spectacle lyrique de l’année, est remis à la Fondation Royaumont pour son action de formation des jeunes chanteurs à l’occasion de « Katia Kabanova » de Janacek, mise en scène André Engel, direction musicale Irène Kudela, une création du Théâtre des Bouffes du Nord.
Dans le domaine chorégraphique, le Grand Prix revient à Une dernière chanson de Thierry Malandain sur des musiques du Poème Harmonique de Vincent Dumestre (Opéra national de Reims).
Le Prix Georges-Lerminier, qui distingue le meilleur spectacle théâtral créé en province, est attribué à Jan Karski (mon nom est une fiction) d’après le roman de Yannick Haenel, mise en scène Arthur Nauzyciel (CDN Orléans/ Loiret/Centre - Festival d’Avignon), tandis que son équivalent en musique, le Prix Claude- Rostand (meilleur spectacle lyrique créé en province) revient à Parsifal de Wagner, mise en scène François Girard, direction musicale Kazushi Ono (Opéra de Lyon).
Autres prix attribués
Pour le Théâtre :Meilleure création d’une pièce en langue française : Clôture de l’amour , conception et réalisation Pascal Rambert (Festival d’Avignon –Théâtre de Gennevilliers).
Meilleur spectacle étranger : Antigone de Sophocle, mise en scène Adel Hakim (Théâtre National Palestinien - Théâtre des Quartiers d’Ivry).
Prix Laurent-Terzieff (meilleur spectacle présenté dans un théâtre privé) : Le Fils de Jon Fosse, mise en scène Jacques Lassalle (Théâtre de la Madeleine).
Meilleure comédienne : Emmanuelle Béart dans Se Trouver de Luigi Pirandello, mise en scène Stanislas Nordey (TNB Rennes /Compagnie Nordey - Théâtre de la Colline).
Meilleur comédien : Claude Duparfait dans Des Arbres à abattre d’après le roman de Thomas Bernhard, mise en scène Claude Duparfait et Célie Pauthe (Théâtre national de la Colline).
Prix Jean-Jacques Lerrant (révélation théâtrale de l’année) : Jean Bellorini pour sa création Paroles Gelées d’après l’œuvre de François Rabelais (Théâtre National de Toulouse – Compagnie Air de lune - TGP Saint-Denis).
Pour la musique, meilleure création musicale : Polieukt de Zygmunt Krauze, mise en scène Jorge Lavelli, direction musicale Ruben Silva (Théâtre du Capitole de Toulouse).
Meilleur créateur d’éléments scéniques : Nicolas Buffe pour la conception visuelle et les costumes de Orlando Paladino de Joseph Haydn (Théâtre du Châtelet).
Révélation musicale : le pianiste François Dumont
Prix de l’Europe francophone : L’Equivoco Stravagante de Rossini, mise en scène Stefano Mazzonis di Pralafera, direction musicale Jan Schultz (Opéra Royal de Wallonie / Liège).
Personnalités de l’année
Musicale : le pianiste Bertrand Chamayou, pour sa contribution à l’année Liszt.
Chorégraphique : Kathryn Bennetts et le Ballet de Flandres pour leur travail de reconstruction des grands ballets de William Forsythe.
Les livres distingués
Pour le théâtre : Dans le désordre (Actes sud) et La Brûlure du monde (Les Solitaires intempestifs) de Claude Régy.
Pour la musique : l’essai de Christian Merlin Au cœur de l’orchestre (Fayard) et la monographie de Mildred Clary : Ricardo Viñes, un pèlerin de l’absolu (Musicales Actes sud).
Pour la danse : Le Surgissement créateur - jeu, hasard ou inconscient de Véronique Alexandre Journeau (Ed. l’Harmattan).
Photo Peer Gynt Brigitte Enguerrand



