Le TEP accueille Christophe Perton et sa troupe

Sortir des sentiers battus

 Le TEP accueille Christophe Perton et sa troupe

Ils sont venus, ils sont tous là, ceux de l’équipe de la Comédie de Valence , auteur(e), metteurs en scène, comédiens, installés au TEP –Théâtre de l’Est Parisien – à l’invitation de sa directrice, Catherine Anne qui, ce faisant, sort des sentiers battus en proposant une autre manière de regarder le théâtre. Il ne s’agit plus de donner à voir l’esthétique d’un créateur à travers un spectacle, mais, à travers la réalisation de spectacles différents, de permettre au public de découvrir le travail de toute une équipe, ce qui fonde ses engagements à travers la diversité de ses regards.
Christophe Perton qui dirige la Comédie de Valence depuis 6 ans a fait de son théâtre un haut lieu d’une création qui s’énonce au présent, car « le théâtre se doit d’interroger l’actualité avec les armes de la poésie ». Et puisque pour lui la scène ne saurait être le pré carré du seul chef de troupe, mais un espace de partage, il a basé son projet sur le principe de la commande. Dans cette optique, il fut un des premiers à demander à Rodrigo Garcia ou encore à Krzysztof Warlikowski de venir travailler à Valence.

Une communauté de rêves

En ouvrant grandes les portes du TEP à la Comédie de Valence, Catherine Anne accueille dit-elle, « une troupe dont le travail en région correspond à nos pratiques, à nos choix, à nos rêves, un travail audacieux fortement impliqué dans la découverte de texte d’aujourd’hui ».
Qu’elle s’adresse aux enfants (La Nuit Electrique de Mike Kenny - voir rubrique jeune public), ou aux adultes c’est, précisément, tout un répertoire d’écritures vivantes que l’équipe de Christophe Perton propose au TEP (4/12 au 8/2).

Après Saint Elvis de Serge Valletti en décembre, ce sera, toujours réalisé par Olivier Werner, comédien et metteur en scène, Rien d’humain de Marie Ndiaye. La pièce construite à la manière d’un film policier, autour d’une série d’énigmes, cultive l’équivoque entre le dédoublement de la personnalité et le vol d’identité.
Pour sa part, Christophe Perton pour qui « le plus grand intérêt du théâtre est de revisiter les œuvres » a choisi de remettre sur le chantier la pièce de Lars Noren, Acte. A travers le face à face d’une prisonnière et de son médecin, l’auteur explore les conditions de l’enfermement et la lutte pour y survivre. Bien qu’inspirée des années de plomb et singulièrement du cas de Ulriche Meinhof, il s’agit, précise Christophe Perton, d’une pièce plus métaphysique que politique.

Acte de Lars Noren mise ne scène Christophe Perton (1h) du 15 janvier au 7 février
Rien d’humain de Marie Ndiaye mise en scène Olivier Werner (1h15) du 20 janvier au 7 février
Horaires variables selon les jours
TEP tel 01 43 64 80 80

Photo : Actes de Lars Noren.
© David Anémian

A propos de l'auteur
Dominique Darzacq
Dominique Darzacq

Journaliste, critique a collaboré notamment à France Inter, Connaissance des Arts, Le Monde, Révolution, TFI. En free lance a collaboré et collabore à divers revues et publications : notamment, Le Journal du Théâtre, Itinéraire, Théâtre Aujourd’hui....

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