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Critiques / Théâtre / Musical

La Cruche de Georges Courteline

par Corinne Denailles

A cruche, cruche et demie

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La dernière pièce de Courteline (1909) n’a guère été mise en scène depuis sa création. En deux actes, le dramaturge trousse une petite comédie de mœurs qui n’est pas tendre avec les personnages. En premier lieu ce Lauriane, la vanité personnifiée, qui se venge sur sa petite maîtresse Margot de sa déception de n’avoir pas reçu les palmes académiques escomptées. Dépité, il propose à Devernié, son ami peintre, de prendre Margot pour maîtresse ce que celui-ci fera sans grande difficulté, laissant tomber Camille sans état d’âme, la voisine de Lauriane qui bade passablement pour elle. Margot, innocente et naïve, est loin d’être cruche comme le prétend son amant qui, furieux de s’être fait souffler sa maîtresse, la récupère dare-dare. La vraie cruche n’est pas celle qu’on croit. Tout ça n’est pas joli, joli. Reste la figure mélancolique du peintre, double probable de Courteline qui s’interroge sur son art, et, désabusé, prétend avoir manœuvré ainsi pour rendre Lauriane à Margot.
Après Les Contes d’Hoffman, Henri de Vasselot s’est saisi de cette courte comédie qu’il a traitée sur le mode lyrique. La dimension théâtrale est le talon d’Achille du spectacle compensé par le talent des chanteurs. Les voix sont belles qui interprètent a cappella des airs pleins d’humour. Un spectacle enjoué à voir en famille.

La Cruche de Georges Courteline, mise en scène Henri de Vasselot avec Antonine Bacquet ou Agathe Trebucq, Maria Mirante ou Florence Alayrac, Marint Jeudy ou Marc Valéro ou Alexander Swan, Marc Sollogoub ou Henri de Vasselot.
Au théâtre du Lucernaire à 19h jusqu’au 22 janvier 2017. Durée : 1h20.
Résa : 0145445734.

© Cédric Barbereau

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