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Critiques / Théâtre

Kiwi

par Jean Grapin

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Pour sa première mise en scène, Daniel Danis présente avec Kiwi des enfants des bas-fonds.
Leurs surnoms, comme leurs rêves, sont acides (Tangerine, Kiwi).
Ces nouveaux Gavroche, nouvelles Cosette, n’ont pour seul espoir qu’un nourrisson recueilli qui s’appelle Noisette. Un nourrisson, réserve fragile pour l’avenir.
Le monde de Kiwi est souterrain, monde au noir, monde de terriers qui rêvent de maisons blanches.

Le texte de Danis a la dimension d’un conte à la fois cruel et réaliste. Il serait tragique s’il ne montrait pas le bon coté des choses, forcément. L’espoir, malgré tout, est tendre, toujours.
Au service de cette écriture, la mise en scène qui mêle jeu et projections filmiques, apporte dans sa sobriété un équilibre rare où l’intime prévaut sur le spectaculaire.

Etonnamment, la vidéo apporte une aura subtile, un surcroît d’âme. Le cameraman prend la place d’un marionnettiste. Faisant écran, il donne à voir. Les comédiens, qui jouent dans le noir, apparaissent par intermittences dans les interstices comme figurants de leur image projetée, comme autant de gros plans de leur être.
Cette co-présence des acteurs et de l’image est un effet rare qu’il faut saluer : il y a là les nouveaux territoires.

Kiwi de et mis en scène par Daniel Danis
1 h15
Théâtre 71 à Malakoff. Mardi 20 octobre à 20h30, mercredi 21 octobre à 19h
Tel 01 55 48 91 00

Crédit photographique : Anne Ransquin

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