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Edy Saiovici

par Gilles Costaz

Mort d’un grand directeur

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Edy Saiovici est mort le dimanche 7 avril. Grand patron du théâtre privé, il avait donné une nouvelle et brillante vie au théâtre Tristan Bernard, salle moribonde et désuète quand il l’avait rachetée en 1986 à Dominique Nohain. C’était quand même le théâtre du mythique Tristan Bernard, dont la photo noir et blanc – en géant barbu devant la façade du lieu – orne toujours l’entrée ! De ce lieu élégant, comme arrêté dans le temps, Saiovici fit un temple de la comédie moderne en accueillant et en produisant André le magnifique, les spectacles de Jean-Luc Revol, Jean-Luc Moreau, Pierre Notte, Gérald Sibleyras, Eric Assous, Marc Fayet et de tant d’autres. D’origine roumaine (il n’avait pas perdu totalement un accent merveilleusement exotique), il avait d’abord été journaliste et éditeur. A un moment, il dirigea même deux théâtres, puisqu’il assura quelques années la charge de la Pépinière Théâtre.

Thierry Harcourt, qui monta à la Pépinière Shopping and Fucking de Mark Ravenhill, se souvient de lui : « Bien qu’il ne soit pas issu du monde du théâtre, Edy ne respirait que par le théâtre. C’était un homme inquiet mais bienveillant et positif. Quand il a pris la décision de prendre chez lui Shopping and Fucking, il m’a épaulé sans arrêt. J’ai rarement connu un producteur qui vous soutienne autant et si intelligemment. Avec sa femme Mireille, son administratrice Béatrice et son attaché de presse Vincent, c’était une équipe incomparable. »

photo Jean-Marie Legros

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1 Message

  • Edy Saiovici 4 juin 2014 11:44, par Joseph Halévy

    J’ai été un des plus anciens amis (depuis 1942) de Edy. Sa disparition m’a touché profondement en tant qu’amis mais aussi en tant que amateur de théatre.

    repondre message

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