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Critiques / Théâtre

Ce que le djazz fait à ma djambe de Jacques Gamblin

par Corinne Denailles

déclaration d’amour

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Jacques Gamblin est un acteur dont on peine à établir la traçabilité tant il slalome entre les genres et les registres, du cinéma au théâtre où il affectionne les "seuls en scène". Un artiste de la famille d’un François Morel, avec lequel il a joué Les Diablogues de Dubillard (2007), qui emprunte des chemins de traverse, chercheur infatigable de poésie, élégant et facétieux, amoureux des mots qui se régale des pépites découvertes. Gamblin aime croiser les disciplines ; dans Tout est normal, mon coeur scintille, il avait invité la danse à dialoguer avec lui. Cette fois c’est le jazz qui est convié. Le spectacle a vu le jour lors d’un festival en 2011 et n’a pas cessé d’évoluer depuis, fidèle à la tradition jazzistique fait d’un mélange d’improvisations et de notes écrites.
Il a écrit un joli texte, déclaration d’amour à Lady jazz qu’il dit, slame, scande mais ne chante jamais. Les mots dérapent, prennent leur indépendance, swinguent et balancent. Gamblin explique ses relations conflictuelles avec la musique qui ont débuté avec un professeur de piano obsédé par le bon doigté. Il a tout essayé, la guitare pour séduire les filles, la batterie, en vain. "Le lundi je buggle, je contrebasse le mardi, le mercredi je batterie, je piano le jeudi, vibrato le vendredi, je sexo le samedi...je saxo le samedi". La sensualité, consubtantielle au jazz (ah les voix d’Ella Fitzgerald, de Billie Holiday ou de Sarah Vaughan !), préside à ce spectacle-concert interprété en toute complicité avec le sextet de Laurent de Wilde (victoire de la musique 2013), excellent pianiste mais dont les compositions aux accents groove et funk manquent parfois un peu de personnalité. Les déboires musicaux du comédien ne l’ont heureusement pas dégoûté, et il s’est aperçu "qu’il y a plus dans la musique que juste la musique". Si Gamblin n’a jamais réussi à séduire les filles grâce à ses talents de guitariste, il nous charme avec cet hommage au jazz, léger et tendre dont la musique des mots s’enroule autour des notes avec sensualité et humour.

Ce que le djazz fait à ma djambe de et avec Jacques Gamblin ; composition, arrangements et direction musicale et piano, Laurent de Wilde ; contrebasse, Jérôme regard ; batterie, Donald Kontomanou ; trompette, Alex Tassel ; saxophone, Guillaume Naturel ; platines, DJ Alea. Au théâtre de l’Atelier du 6 janvier au 4 février 2017. Durée : 1h30. Résa : 01 46 06 49 24.

© Giovanni Cittadini Cesi

Tournée
Théâtre municipal / Mont de Marsan
le lundi 13 février 2017 à 20H30
Le Pin Galant / Mérignac
le mardi 14 février 2017 à 20H30
Scène nationale / Albi
le lundi 20 février 2017 à 20H30
Dinan Culture / Dinan
le vendredi 03 mars 2017 à 20H30
Théâtre de l’Olivier / Istres
le dimanche 05 mars 2017 à 17H00
Espace Malraux / Joué les Tours
le mardi 14 mars 2017 à 20H30
L’Avant Seine / Colombes
le jeudi 16 mars 2017 à 20H30
Le théâtre d’Angoulême
les jeudi 30 à 19H30 et vendredi 31 mars 2017 à 20H30

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