Le 3 août, au FIL 2026 - Festival Interceltique de Lorient.
Kathryn Tickell and The Darkening - Soirée Légendes celtiques.
Entre paysages verdoyants et petite cornemuse musicienne.

Originaire de Northumberland, une petite ville du nord de l’Angleterre à la frontière avec l’Ecosse, Kathryn Tickell nourrit une passion et une technique pour la musique traditionnelle, des tendances marquées et bien ancrées dues à sa famille musicienne composée pour la plupart de gens de la terre - fermiers et bergers - qui jouaient non professionnellement et qui l’ont initiée.
La musicienne sort son premier album en solo, à l’âge de seize ans, pour être ensuite tête d’affiche constante de scènes européennes diverses.
Certes, Kathryn Tickell explore des sonorités plus contemporaines, elle n’en reste pas moins fidèle à son instrument de prédilection depuis l’enfance : le Northumbrian smallpipes, une cornemuse traditionnelle emblématique de sa région d’origine, qui se joue avec un soufflet placé sous le bras. Le timbre en est pur qui se prête davantage aux concerts en intérieur. L’instrumentiste joue aussi du fiddle - rythmique et énergie -, fidèle aux musiques traditionnelles.
Au FIL, Kathryn Tickell partage la scène avec le groupe de musique folk et rock The Darkening avec lequel elle travaille depuis près de sept ans. Nommé d’après l’ancien mot northumbrien pour « crépuscule », le groupe est composé de cinq membres basés dans le nord-est de l’Angleterre. Au son du fiddle de Kathryn Tickell, l’accordéoniste fait résonner the Sound of the Wood, s’adonnant sur la scène à la danse irlandaise à claquettes, donnant du punch au plateau, pendant qu’une autre chanteuse élève sa voix vers les hauteurs.
Le titre « Caelestis /Sheep in the Temple » illustre cette fusion entre tradition et modernité. Lors de la construction du mur d’Hadrien - l’actuelle frontière entre l’Angleterre et l’Ecosse - et édifié en 122, une pierre a été retrouvée avec des mots datant de 2000 ans. L’artiste britannique offre, entre autres, une chanson sur une musique aux airs modernes avec des synthétiseurs et des trompes, raconte Kathryn Tickell à Coline Bouard pour Ouest-France.
Installés à l’ombre du mur d’Hadrien, mais tournés vers le monde entier, Kathryn Tickell and The Darkening explorent les liens entre musique, paysage et peuples sur une période de 2000 ans. Les chansons évoquent la liberté, la nature et l’exploration du monde après des périodes d’obscurité jusqu’à une inscription romaine liée à la Libye et à la Syrie projetée dans le XXI è siècle - harmonies vocales et jeu de cornemuse.
Qu’il s’agisse de jouer de la musique, de regarder par la fenêtre et de contempler le paysage verdoyant caractéristique de la région citée, on ne peut être que « content », telle est l’âme de la chanson à danser et à chanter.
Kathryn Tickell est proche de la nature et de ses paysages d’enfance dans lesquels la musique a part entière. Elle revient sur l’abattage illégal d’un arbre, arbre ancestral où l’on entendait le cri des coolies - les coucous -, la musique même du chant des oiseaux qu’elle réanime à partir de cet instrument du Northumbrian small pipes, sa si chère et précieuse petite cornemuse dont les plaintes existentielles n’en finissent pas de vibrer.
Une musicienne de grande humilité aux talents multiples, humaniste, qui livre réconfort et consolation musicale à l’auditoire grâce à sa petite cornemuse.
Kathryn Tickell and The Darkening au Palais des Congrès de Lorient, Soirée Légendes Celtiques, le 3 août, au FIL 2026 - Festival Interceltique de Lorient.
Crédit photo : Le FIL - Festival Interceltique de Lorient.



