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Critiques / Rue & Cirque

ID, cirque Eloize

par Corinne Denailles

Un spectacle qui pulse

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Le cirque québécois Eloize (prononcez el waz, « éclair de chaleur », en patois des îles de la Madeleine d’où vient Jeannot Painchaud, le directeur de la compagnie et metteur en scène du spectacle) avait enchanté le public avec son spectacle Rain (mis en scène par Daniele Finzi Pasca) , poétique emprunt d’une nostalgie des années 1900. Pour sa septième création, Eloize change complètement de cap en optant pour une ambiance résolument moderne, voire futuriste. Le cadre évoque l’espace urbain, saturé de couleurs vives et de musique rock électronique. L’esthétique guigne avec talent du côté de la BD. Le décor de base est habillé de projections vidéos changeantes qui brouillent les frontières entre réel et virtuel ; par instants un pinceau de lumière dessine à grande vitesse une façade d’immeuble, les artistes se fondent dans le décor comme s’ils faisaient partie d’une vignette de bande dessinée.


La mise en scène décline le thème de la cité ; sur une esplanade, lieu de rencontres et de rendez-vous, s’affrontent les bandes rivales, nouveaux Jet et Charks d’un West Side Story futuriste. Le spectacle s’ouvre sur un duo dansé d’une grâce infinie (Justine Méthé-Crozat et Philippe Renaud) . Le hip hop et la break dance viennent s’ajouter aux différentes disciplines circassiennes ce qui donne quelques ensembles dansés très réussis et imprime un tempo particulier au spectacle mené à cent à l’heure exception faite de quelques numéros plus poétiques. Ça pulse avec énergie et bonne humeur. Les artistes internationaux, tous époustouflants de virtuosité, occupent le plateau en permanence. Thibaud Philippe sur son vélo trial donne des sueurs froides au public en gravissant les escaliers de la salle le vélo dressé sur sa roue arrière. Les numéros de jongleries (Nicolas Fortin et Hugo Ouellet-Côté) et de corde à sauter sont originaux et sidérants. La contorsionniste suisse Emi Vauthey joue de l’élasticité de sa jolie plastique avec grâce. Ryan Murray tutoie les cintres en équilibre sur une dizaine de chaises. Et bien sûr, bouquet final, le spectaculaire trampomur associé à des projections vidéos qui animent les façades. De spectacle en spectacle la compagnie Eloize se renouvelle, toujours à la recherche de nouvelles formes pour des créations grand public de qualité qui divertissent petits et grands.

ID, cirque Eloize. mise en scène Jeannot Painchaud. scénographie Krzysztof Soroczynski ; Robert Massicotte ; compositeur Jean-Phi Gonçalves et Alex McMahon ; costumes, Linda Brunelle ; lumières, Nicolas Descoteaux ; conception sonore et ambiance urbaine, Jacques Poulin-Denis ; Avec Justine Méthé-Crozat (main à main) Philippe Renaud (main à main et trampomur) Thibaut Philippe (vélo) Kone Thong Vongpraseuth (danse) Baptiste Montassier (danse) Mélissa « MellyMel » Flérangile (danse) Samuel « Samsung » Nadai (danse) Emi Vauthey (contorsion et tissu acrobatique) Xuan Le (roller) Hugo Ouellet-Côté (jonglerie, sangles et trampomur) Ryan Murray (équilibres sur chaises et trampomur) Lisa Eckert (roue Cyr et trampomur) Nicolas Fortin (jonglerie et trampomur).
Au théâtre national de Chaillot jusqu’au 20 janvier 2012. Du mardi au samedi à 20h30. Matinée à 15h les 7 et 14 janvier, à 15h30 les 8 et 15 janvier. Relâche 1, 2, 9 et 16 janvier. Durée : 1h50. Tout public à partir de 5 ans. Res : 01 53 65 30 00.
www.theatre-chaillot.fr

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