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Moi Dian Fossey de Pierre Tré-Hardy

par Gilles Costaz

L’humanité et l’animalité

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Le combat de Dian Fossey est une action et un symbole essentiels dans l’histoire de nos relations avec les animaux. On sait qu’un jour, Dian Fossey partit en Afrique avec l’intention d’y rester un mois. Une fois dans le territoire des gorilles, en Ouganda, elle y demeura treize ans. Elle défendit cette espèce menacée en trouvant les moyens financiers, en créant des équipes de gardiens et de vétérinaires, en ayant avec les animaux un rapport de tendresse, celui que l’humanité doit à ses cousins nés sur une autre branche de l’évolution.
Pierre Tré-Hardy a construit un monologue à partir des mémoires de Dian Fossey. Il a habilement concentré l’essentiel en une nuit de vagabondage mental où les souvenirs affluent, depuis les moments de réussite bouleversants jusqu’au drame final. Avec justesse, privilégiant l’intériorité, fuyant l’exotisme et la démonstration, Gérard Vantaggioli a tracé la courbe cardiaque du texte à travers l’interprétation d’une actrice unique, ne faisant intervenir l’image vidéo des animaux qu’au dernier moment. Cette actrice, Stéphanie Lanier, aime les paris difficiles, les marches sur un fil sans garde-fou, le goût de la précision secrète. Elle fait jaillir l’émotion sans la solliciter, cisèle toute phrase, donne sa vérité nuancée à chaque épisode d’une vie. Ce spectacle défend une cause mais c’est aussi un vrai moment de théâtre.

Moi Dian Fossey de Pierre Tré Hardy d’après Dian Fossey, mis en scène par Gérard Vantaggioli, avec Stéphanie Lanier. Lumière de Franck Michallet, vidéo de Jérémy Meysen.

Au théâtre 14 du 9 janvier au 24 février 2018. Résa : 01 45 45 49 77.

Photo BM Palazon.

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