Turin : le festival Teatro a corte du 7 au 25 juillet

Spectacles côté cour

Turin : le festival Teatro a corte du 7 au 25 juillet

Teatro a corte : théâtre dans les cours, théâtre côté cour. C’est des cours royales qu’il s’agit car la manifestation, qu’organise la Fondation Piémont Europe, se déroule à Turin et dans les résidences de la Maison de Savoie de la région du Piémont, passant d’un château à un palais, d’un palais à un théâtre ancien ou nouveau. Cette année, pour son dixième anniversaire (un livre paraitra à cette occasion), Teatro a corte, sous l’impulsion de son directeur Beppe Navello, célèbre surtout l’unification de l’Italie (c’était il y a 150 ans) et a commandé quatre créations sur ce thème. L’une est réalisée par la compagnie italienne Zerogrammi qui s’inspire du Thyeste de Sénèque pour composer un banquet où se développent les rapports de pouvoir. Les trois autres sont conçues par des Français : le théâtre équestre du Centaure lance ses cavaliers dans le beau parc de la Reggia di Veneria Reale, au milieu de bergers et de troupeaux ; la chorégraphe Kitsou Dubois travaille sur la légèreté et l’apesanteur dans Apparizione / Incarnazione ; Catherine Marnas organise un Convivio (repas) dans un restaurant ancien de la ville de Pollenzo.

Mais ce ne sont que quelques-uns des 29 spectacles présentés par des artistes de 11 pays différents. Le festival s‘ouvre à la musique, à la danse (surtout anglaise) et surtout au cirque. Cet art sera représenté par le cirque de Victoria Thierrée-Chaplin et Aurélia Thierrée dont on connaît L’Oratorio de Aurélia et qui vient créer Murmures des murs, l’équipe O Ultimo Momento du Portugais Joao Paulo Santos et la compagnie française IETO. Le voyage de la mémoire sera l’un des thèmes majeurs, développé dans le spectacle que Myriam Tanant présente 14 juillet, Remake, au cours duquel la grande actrice Giulia Lazzarini se plonge (après avoir longtemps hésite, il faut beaucoup de courage ! ) dans les grands souvenirs de sa carrière, et dans Studio per una revelazione de Lucilla Giagnoni. Si le théâtre italien, à travers ses grandes équipes et ses jeunes compagnies, est beaucoup à l’affiche, tout un volet russe donne sa particularité à cette édition 2011 : mime, spectacles clownesques, danses, théâtre d’avant-garde révèleront ce qui se crée aujourd’hui à Moscou. Si l’on passe en juillet par cette belle ville de Turin, une visite à ce festival s’impose tout autant qu’un arrêt au fabuleux Musée du cinéma de la ville.

Teatro a corte, Turin (Italie), 7-25 juillet, tél. : + 39 011 888 114 et 813 4529.

A propos de l'auteur
Gilles Costaz
Gilles Costaz

Journaliste et auteur de théâtre, longtemps président du Syndicat de la critique, il a collaboré à de nombreux journaux, des « Echos » à « Paris-Match ». Il participe à l’émission de Jérôme Garcin « Le Masque et la Plume » sur France-Inter depuis un quart...

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