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Critiques / Danse

Sydney Dance Company

par Yves Bourgade

A Chaillot, un tour bref et décevant du côté du Pacifique

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Après avoir affiché un « Festival nordique » en janvier 2018, le Théâtre national de la Danse à Chaillot fait, ce printemps, un bref tour du côté de ce qui se fait en danse contemporaine dans le Pacifique, en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Le premier des deux programmes est assuré par la Sydney Dance Company et se révèle malheureusement quelque peu décevant, si l’on envisage son aspect chorégraphique. Les danseurs de cette troupe en revanche méritent tous les éloges pour leur engagement physique.
La Sydney Dance Company a été créée en 1969 par la danseuse Suzanne Musitz et ensuite fut prise en main par les chorégraphes Graeme Murphy et Janet Vernon. La France l’a ignorée alors qu’elle a fait le tour du monde. Elle est dirigée depuis 2009 par l’Espagnol, Rafael Bonachela, à la fois directeur artistique et chorégraphe résident. Il est notamment passé par la Compagnie Rambert en Grande-Bretagne. De lui on peut voir « Lux tenebris », ballet de 39 minutes pour seize danseurs sur une musique de Nick Wales qui mélange musiques pop et électronique a des formes plus classiques.
Rafael Bonachela affirme s’intéresser à « l’impact physique et émotionnel produit par la lumière ou l’obscurité sur l’être humain ». Il utilise notamment des lumières scintillantes. L’ennui est que la diffusion de la musique est tonitruante au point d’accaparer toute la tension du spectateur et cela au détriment de ce que l’on perçoit au niveau de l’œil.
Deux autres chorégraphies précèdent « Lux tenebris » et s’appuient également sur des bandes-son qui mettent à rude épreuve l’oreille : « Wildebeest », de 27 minutes pour seize danseurs de l’Australienne Gabrielle Nankivell, formée en Europe, notamment en Belgique et « Full Moon », de 38 minutes pour huit danseurs du Chinois de Taïpei, Cheng Tsung-Lung. Les trois chorégraphes fournissent dans le programme des notes d’intention sur leur composition qui n’aident guère à la perception de la danse qui se déploie avec des mouvements répétitifs dans un brouillard trop fréquent et un éclairage pingre empêchant même d’apprécier notamment les changements de costumes. Les danseurs sont précis dans leurs ensembles, duos et autres, mais cet engagement ne suffit pas à combler le spectateur.
Pour compléter ce tour du Pacifique, Chaillot a convié la New Zealand Dance Company réunie dans un même programme avec la troupe Dance North d’Australie : au travers de trois chorégraphies une façon de « s’interroger, à l’ère de la globalisation, sur la place de l’individu et de miser sur la mixité des cultures », commente Chaillot.

Sydney Dance Company : 13 avril 2018, 20h30, grande salle,
New Zeland Dance Company /Dance North : 13 avril 2018, 19H45, Salle Gémier.
Places à 25 €

Photo Pedro Greig

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