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Quentin, Woody, Steven et moi de Nicolas Maury

par Corinne Denailles

Une vie de cinéma

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Fredo a vu Shining de Kubrick à l’âge de 10 ans et L’Empire des sens de Oshima guère plus tard. Loin d’avoir été traumatisé par ces précoces expériences cinématographiques, Fredo est devenu un fondu de cinéma au point d’en faire sa vie, de confondre la réalité avec la fiction, de vivre sa vie comme un film. Tellement passionné par les grands classiques du cinéma, il n’a pas vu que le temps des vidéocassettes était passé depuis longtemps et le voilà obligé de fermer sa boutique qui n’a plus qu’un seul vieux client. Comme un malheur n’arrive jamais seul, sa femme exaspérée de vivre avec un homme qui ne voit en elle que l’héroïne de sa vie, le quitte pour un informaticien. Fredo ramène toute situation de sa vie à une séquence cinématographique. Le spectacle, qui illustre les relations intimes entre vie réelle et vie rêvée, est un hommage survitaminé au cinéma, délicieusement suranné, nostalgique et très drôle, truffé de références hétéroclites qui vont de Bergman à Jeunet en passant par Truffaut, Pinoteau, Kurys , Kéchiche, Sautet et les autres. Le maître étant Woody Allen. L’avalanche de ces références tourne parfois un peu à l’inventaire et on aurait aimé plus de profondeur dans le rapprochement entre la vie et le cinéma. Néanmoins on prend beaucoup de plaisir à ce spectacle joyeux sans prétention bien troussé et servi avec entrain par Jean-Baptiste Guinchard et l’excellente Julie Rattez.

Quentin, Woody, Steven et moi de Nicolas Maury, mise en scène Emilie Broust ; scénographie Stéphanie Vareillaud ; avec Jean-Baptiste Guinchard, Julie Rattez. Festival d’Avignon. Au théâtre du roi René à 21h30. Durée : 1h10. Tél : 04 90 82 24 35.

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