Accueil > Pleins feux sur la Corée au Théâtre de Chaillot

Actualités / Danse / Festival

Pleins feux sur la Corée au Théâtre de Chaillot

par Yves Bourgade

Entre tradition et modernité avec José Montalvo

Partager l'article :

La saison 2015-2016 du Théâtre national de Chaillot à Paris entre dans sa dernière ligne droite avec, du 9 au 24 juin 2016, une opération baptisée Focus Corée à Chaillot, dans le cadre de l’année culturelle France-Corée.

Quatre programmes sont à l’affiche, tous interprétés par des danseurs coréens, dont un programme avec la pièce Shiganè naï, (L’âge du temps) du 16 au 24 juin 2016 (Salle Jean Vilar), interprétée par la National Dance Company of Korea et signée par le chorégraphe français José Montalvo, artiste permanent en résidence à Chaillot.

Une rencontre stimulante qui a eu lieu en Corée du Sud : d’une part des danseurs-musiciens traditionnels de Corée à la gestique codifiée et d’autre part un chorégraphe occidental doublé d’un vidéaste, dont le jeune public de Chaillot vient d’applaudir le magique Asa Nisi Masa, une promenade entre virtuel et réel, un mélange entre vidéo et chorégraphie pour raconter un conte aux enfants.

Cette fois, avec Shiganè naï , José Montalvo tire profit du professionnalisme des interprètes coréens rompus à la technique de danse traditionnelle de leur pays, une combinaison entre agilité envoûtante et flegmatique mobilité. Il témoigne aussi, lorsqu’on l’interroge, de la curiosité et de la volonté des membres de la troupe coréenne d’intégrer à cette base totalement maîtrisée les apports de la danse moderne occidentale, sur fonds de vidéos aux figures de tailles variables. La pièce Shiganè naï est en trois parties sur des musiques très différentes de Michael Nyman, de Armand Amar qui s’inspire des musiques du monde et du Boléro de Ravel.

Le rapprochement entre le spectacle sur le plateau et les projections ne peut laisser indifférents les spectateurs. Pas de temps mort. Beaucoup de poésie. Un humour facétieux. Il y a tout bonnement de la magie dans l’art de José Montalvo qui a connu l’enseignement de maîtres de la « modern dance »(Merce Cunningham, Carolyn Carlson, le couple Françoise et Dominique Dupuy), un art qui rappelle les trouvailles plastiques de l’un d’entre eux, l’artiste visionnaire que fut l’Américain Alwin Nikolais.


Focus Corée à Chaillot c’est aussi Modern feeling, un duo attachant sur les changements d’humeur de deux hommes qui ont pourtant en commun une solide amitié. Ce duo est signé et dansé avec un partenaire par Insoo Lee qui puise son inspiration dans le hip hop, la « modern dance » et les arts martiaux (du 8 au 10 juin 2016, Salle Maurice Béjart). Aux mêmes dates en deuxième partie, OWN MHz, un solo de Pensum Kim, confrontation avec des objets de ce danseur et chorégraphe.

Ce festival de danse sud-coréenne s’ouvre par la prestation de 14 danseurs de la Korea National Contemporary Dance Company dans Already Not Yet de Aesoon Ahn qui aborde l’actuelle réalité de la jeunesse coréenne confrontée aux croyances traditionnelles de Corée (du 9 au 11 juin 2016, Salle Jean Vilar) et se clôt par celle de cinq danseurs du Pick-up Group dans Immixture de Sung-soo Ahn (du 15 au 17 juin 2016, Salle Maurice Béjart).

Focus Corée à Chaillot

Aesoon Ahn, Salle Jean Vilar, du 9 au 11 juin 2016, 35 €, durée 1h30.
José Montalvo, Salle Jean Vilar, du 16 au 24 juin 2016, 35 €, durée 1h10.
Insoo Lee et Pansum Kim, Salle Maurice Béjart ,du 8 au 10 juin 2016, 35€, durée 1h.
Sung-soo Ahn, Salle Maurice Béjart, du 15 au 17 juin, 35 €, durée 1H.

Renseignements 01 53 65 30 00/ www . theatre-chaillot.fr

Photos « Shiganè Naï » ©Jeon King In, « Moder Feeling » ©Park Sang Yun

Le Mur d'affiches


Visitez le Mur d'Affiches...

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.