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Les Giboulées au TJP de Strasbourg

par Dominique Darzacq

Une averse de découverte et d’émotions

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Hier Giboulées de la marionnette, la manifestation qui se tient au TJP de Strasbourg (22 au 30 mars) devient aujourd’hui Biennale Internationale Corps-objet-image. Un changement d’appellation qui indique clairement les visées de Renaud Herbin, marionnettiste, qui a pris la direction du TJP l’année dernière et pour qui Les Giboulées doivent être le moment où s’exposent les mille et une manières dont les artistes de la marionnette « se glissent » sur les plateaux de théâtre, les studios de danse et les ateliers d’arts visuels, comment « en interaction permanente avec les fabriques d’écritures les plus diversifiées, ils s’en inspirent autant qu’ils les nourrissent ».

Une démonstration faite en 25 spectacles , d’ici et d’ailleurs (USA, Allemagne, Belgique, Argentine), pour grands et petits, de formats divers, parfois courts et intimistes. Certains comme Fama de Christophe Haleb, sont des objets « polymorphes » qui mêlent et entrecroisent films, installation sonore et plastique, performances dansées et musicales pour nous interroger sur « les notions de rumeur, d’île et d’exil ».

On y rencontre de drôles de machines, par exemple celle familière de Patrick Sims, tremplin d’une micro tragédie comique déployée selon le cycle d’une machine à laver, et qui transforme une tâche ménagère que la modernité a rendue anodine en théâtre de la cruauté (Hilum) , ou bien encore, l’insolite télescope à agrandir l’en-deçà, de l’américain Tim Spooner ( Thelescope) . S’y racontent de grandes choses avec presque rien. C’est ainsi que deux personnages fabriqués de mousse suffisent à nous transporter « dans une représentation métaphysique et absurde de l’existence et à nous interpeler sur la solitude, l’autre, ou encore la mort » (Ici, ailleurs ou autre part). Certains des spectacles présentés revisitent les légendes et les mythes : Faust, Pandora, Orphée…Pour sa part, le maître des lieux retisse sur le mythe d’Actéon, jeune chasseur imprudent transformé en cerf par Aphrodite. Un spectacle émouvant pour une histoire cruelle où « marionnettes figuratives, lumière et matières sonores se répondent, se prolongent, se substituent autour de la présence de l’interprète ». (Actéon miniature)

Parmi les créateurs également à l’affiche : Claire Haggen (Ombre claire), Jean-Pierre Larroche (Debout/couché), Pierre Meunier (La bobine de Ruhmkorff), Ezequiel Garcia-Romeu (La méridienne), François Small (Fichu serpent) ou encore et plus classique dans son approche artistique, Pierre Blaise pour qui la marionnette est « un art qui a besoin de lanternes et d’ombres mouvantes » et c’est à cette aune qu’il a conçu La nuit spectacle de marionnettes à gaine autour du rêve et de sa nécessité.

Les Giboulées Biennale internationale Corps-Objet-Image du 22 au 30 mars
TJP CDN d’Alsace –Strasbourg à Strasbourg 03 88 35 70 10
www.tjp-strasbourg.com

photo Actéon miniature ©Mathias Baudry

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